Auberge de jeunesse

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Auberge de jeunesse de Brive-la-Gaillarde, France
Auberge de jeunesse de Brive-la-Gaillarde

Les auberges de jeunesse (AJ) sont des hébergements touristiques qui mettent à la disposition des voyageurs des lits en dortoir, de 2 à 8 places ou plus selon les auberges, mais aussi des chambres privées ou semi-privées équipées de sanitaires collectifs ou privés.

Les auberges de jeunesse sont des établissements d'hébergement qui offrent avant tout des espaces communs afin de créer des lieux de rencontre, dont la très prisée cuisine des voyageurs pour l’accès à un frigo et la possibilité de se faire à manger[1]. Ce sont des lieux ouverts, rassembleurs et où le respect des autres et de la planète sont des valeurs mises de l'avant.

Certaines auberges proposent également des activités et services : loisirs, sports, rencontres de jeunes, repas (dont petits déjeuners), bar, cuisines collectives.

Dans le passé, certaines auberges de jeunesse imposaient une limite d'âge, mais aujourd'hui cette limite a été supprimée dans la plupart des auberges de jeunesse.

Certaines auberges font partie d'un réseau mondial, comme Hostelling International par exemple, ce qui permet de voyager en se logeant à moindre coût. Au Québec, il existe aussi le réseau PAK-SAK qui regroupe un grand nombre d'auberges de jeunesse de cette province canadienne et propose des outils utiles et complémentaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1907 à Altena, dans l'actuelle Rhénanie-Westphalie (Allemagne), l'instituteur Richard Schirrmann crée, au sein du château d'Altena qui venait d'être reconstruit, le premier centre permanent et encore en activité. Les anciennes chambres sont aujourd'hui inutilisées, du fait de l'aménagement de nouvelles infrastructures, mais se trouvant toujours dans l'enceinte du château.

Les principes fondateurs sont : neutralité politique, accueil de toute la jeunesse sans distinction, afin de favoriser l'amitié et la paix, éloge du voyage et de la nature.

Marc Sangnier, cofondateur de la Fédération internationale des auberges de jeunesse (FIAJ) ouvre la première Auberge de Jeunesse en France, baptisée « l'Épi d'Or », qui est construite en 1929 à Boissy-la-Rivière (Seine-et-Oise). En 1930, il crée une association catholique, la Ligue Française pour les Auberges de Jeunesse (LFAJ), inspirée du mouvement fondé en Allemagne par Richard Schirrmann.

En 1933, sous l’impulsion de Marcel Auvert (professeur et secrétariat général de l’UFOVAL, Union française des œuvres de vacances laïques), se met en place une association concurrente, le Centre laïque des auberges de jeunesse (CLAJ) qui compte 37 000 membres en 1938[2]. Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État à la jeunesse du Front populaire en est élu président en 1938.

Apparue en 1956, la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) est membre de la FIAJ et réunit les courants laïque (CLAJ) et chrétien (LFAJ). Ceci permet aux adhérents de la FUAJ comme à ceux de la LFAJ (par le biais d'une convention entre ces deux associations) l'accès aux 175 auberges des deux réseaux français et aux 4 200 auberges à travers le monde.

Dans les années 1990, la FUAJ entreprend une action de remise à jour et de modernisation de l'image des AJ, devenue « vieillotte et désuète », et fête en 2006 le cinquantenaire de l'institution.

De plus en plus d'auberges de jeunesse dans le monde sont indépendantes et ne font pas partie d'une association. Elles n'ont pas de limite d'âge et ne nécessitent pas de carte de membre pour y séjourner. Ces auberges de jeunesse indépendantes sont uniques et offrent des services avec des thèmes différents.[réf. nécessaire]

En Amérique[modifier | modifier le code]

Au Canada[modifier | modifier le code]

Au Québec[modifier | modifier le code]

Elles sont classifiées sur une échelle de 0 à 5 étoiles[3]

Cette catégorie comprend les établissements qui offrent de l'hébergement dans des chambres ou des dortoirs et qui comportent des services de restauration ou les équipements nécessaires à la préparation de repas et des services de surveillance à temps plein[4].

Le réseau d'auberges de jeunesse le plus populaire au Québec s'appelle PAK-SAK. Il regroupe plus du tiers des auberges de jeunesse de la province et offre plusieurs outils indispensables pour un voyage en sac à dos.

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Les auberges de jeunesse (Youth hostel) ont pour l'hébergement en dortoir des tarifs variables en fonction de la taille de celui-ci (de 4 à 14 couchages par dortoir dans certaines auberges).

Les auberges de jeunesse y sont en général bien situées dans les villes.

En Europe[modifier | modifier le code]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

Pays d'origine de l'institution, aujourd'hui, l'Allemagne proposée par près de 450 auberges de jeunesse sur son territoire.

En Bavière, on n'accepte des voyageurs jusqu'à l'âge de 27 ans. Une alternative est la formule chambres chez l'habitant.

En France[modifier | modifier le code]

En France, la première auberge de jeunesse ouvre ses portes en 1930 à Bierville (dans le département de la Seine-Maritime). Et est créé dans un même temps la Ligue Française pour les Auberges de la Jeunesse par Marc Sangnier. De plus en 1936, les politiques sociales se multiplient. Leo Lagrange (sous -secrétaire d’Etat à la Jeunesse), a pour but de développer le réseau d’Auberges de Jeunesse en France.

La France comporte deux principaux réseaux d'auberge de jeunesse :

On dénombre aussi un certain nombre d'auberges indépendantes non liées à un réseau national (Chartres-Bordeaux, etc.)[5]

Les hôtes sont placés sous l'autorité « ferme et bienveillante » d'un « aubergiste » chargé de tenir l'auberge. Des espaces conviviaux sont prévus pour favoriser les rencontres entre voyageurs : la cuisine, où les repas sont parfois préparés par les voyageurs eux-mêmes ; les salles communes, avec jeux et bibliothèques, permettent aux voyageurs d'échanger leurs bons plans et de préparer la suite de leur voyage.

En Belgique[modifier | modifier le code]

Les premières Auberges de Jeunesse belge ouvrent à Bruxelles et en wallonie depuis 1933.

La Belgique compte 2 fédérations d'auberges de jeunesse différentes, réparti selon les communautés linguistique où elles se trouvent.

  • les Auberges de jeunesses de Belgique francophone ( 9 en Wallonie et 2 à Bruxelles)
  • la Vlaamse Jeugdherbergen ( 16 auberges en flandre , une à Bruxelles et une en communauté germanophone)

Bruxelles étant bilingue, la ville compte 3 auberges de 2 ASBL différentes. A ces réseaux officiel reconnu par l’International Youth Hostel Federation (aujourd'hui Hostelling International), on peut observer de nombreux établissements non membre mais s'attribuant le titre d'auberge de jeunesse.

Le Grand Duché du Luxembourg[modifier | modifier le code]

En 1933, la première auberge de jeunesse est ouverte au Luxembourg.

Le pays compte un total de 9 auberges de toutes capacités et idéalement répartie dans le duché pour les randonneurs car distantes de seulement quelque kilométrer les une des autres.

En Océanie[modifier | modifier le code]

En Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Zélande compte un grand nombre d'auberge de jeunesse (appelée « backpacker ») par rapport à sa population[6]. Les trois principaux réseaux d'auberge de jeunesse du pays sont le réseau BBH (plus de 280 auberges, réseau d'auberges indépendantes)[7], le réseau YHA (49 auberges)[8] et le réseau Base (10 auberges)[9].

Avantages et Inconvénients[modifier | modifier le code]

Avantages[modifier | modifier le code]

  • Ambiance conviviale et joyeuse : certaines auberges organisent des soirées afin que les différents voyageurs se rencontrent
  • On est porté / influencé par les autres : on se lie d’amitié avec les autres personnes présentes dans l’auberge et elles proposent bien souvent des sorties avec elles, qu’on accepte afin de se sociabiliser et découvrir d’autres personnes
  • On rencontre du monde : dans certaines auberges des activités de groupes sont organisées (ex: visites, sport…) ce qui permet aux voyageurs solo ou à ceux qui veulent rencontrer du monde de nouer facilement contact
  • Accès à des services et des recommandations : certaines auberges proposent des salles de lavages, des cuisines en libre service ; le petit déjeuner est parfois inclus dans le prix du logement
  • Le nombre d’activités auxquelles il est possible de participer gratuitement ou à faible coût : des cours de yogas, accès aux piscines privées des auberges, des repas collectifs, des tournées des bars, des tours de ville à pied
  • Les prestations qui permettent une logistique pratique pour les voyageurs : baby foot ou billard, machine à laver, location de vélo, location de coffre-fort, bibliothèque, internet en wifi (gratuit)
  • Le personnel anglophone : par exemple en Chine, très peu de personnes parlent anglais, dans les auberges de jeunesse oui
  • L’emplacement des auberges de jeunesse, qui sont en générales placés dans des bâtiments historiques et donc elles sont bien situées en centre-ville
  • L’auberge est une solution économique car l’avantage est que l’on peut se loger à moindre coût et toute l’année ce qui permet d’amortir les frais des voyages

Inconvénients[modifier | modifier le code]

  • Promiscuité : le choix des chambres étant choisi ou imposé, on ne choisit pas ses voisins. Même si la plupart du temps cela se passe bien, on peut parfois tomber sur des gens qui ne pensent pas forcément aux autres. Cela peut rendre le séjour assez pénible.
  • Bruit : les auberges n’ayant pas de couvre-feux, on peut rentrer à toute heure de la nuit, et pas forcément silencieusement.
  • Propreté : certaines auberges de jeunesse ne sont pas parfois des modèles de propreté (que ce soit la chambre ou les toilettes).
  • Manque de respect : de la part des voisins qui parlent trop fort, étalent leurs affaires partout.
  • Manque de prise électrique : les auberges ne sont pas toujours assez équipées en prises électrique.
  • Manque de choix : elles sont parfois situées hors des zones touristiques, cela peut parfois être dérangeant si on veut visiter.
  • Lenteur d’internet : il y a parfois une Wifi mais sachant que beaucoup se connectent sur le réseau, cela est très long.
  • Intimité : forcément en auberge de jeunesse on réside dans des dortoirs donc on a peu d’intimité. De plus, il est parfois compliqué de ranger ses affaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Auberges de jeunesse et résidences étudiantes », sur Bonjour Québec (consulté le 10 février 2021)
  2. Nathalie Sévilla, La Ligue de l’enseignement-Confédération générale des œuvres laïques (1919 – 1939), IEP, 2004, p. 638
  3. Auberges de jeunesse
  4. Catégories d'établissements classifiés par la CITQ
  5. (ja) yuri, « ジョモタンの口コミや感想!この除毛クリームがヤバい?【※買う前に読め】 », sur france.com, お家で脱毛,‎ (consulté le 8 août 2020).
  6. http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/327977 (page 4)
  7. http://www.bbh.co.nz/
  8. « Youth Hostel Association of New Zealand - Official Site », sur YHA (consulté le 8 août 2020).
  9. http://stayatbase.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucette Heller-Goldenberg, Histoire des Auberges de jeunesse en France des origines à la Libération (1929 – 1945), Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine, 1985. Disponible auprès de Anaaj Rhône Alpes (ANciens et Amis des Auberges de Jeunesse) 15 avenue d'Italie 73100 Aix-les-bains.
  • Eugène Quet, Les Origines, le développement des mouvements de jeunesse français et leurs attitudes devant les problèmes économiques, politiques, sociaux de 1830 à 1914, monographie, 1973.
  • Marc Augier, Les copains de la belle étoile
  • Daniel Lambert, Mémoire d'Ajiste, Éditions Le Nez en l'Air, Plougastel-Daoulas, 2005.

Liens externes[modifier | modifier le code]