Bar à chicha

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Devant un bar à Alep.

Un bar à chicha est un bar où les clients peuvent fumer le narguilé. Il est un élément de la culture arabe.

Description[modifier | modifier le code]

En Occident, généralement, les bars à chicha mettent en avant des éléments traditionnels, tels qu'une décoration arabisante, de la musique arabe et des boissons et mets orientaux tels que le café, le thé à la menthe ou le lait fermenté. Certains de ces bars ne disposent pas de licence les habilitant à vendre des boissons alcoolisées généralement par conviction religieuse : la loi islamique interdit aux musulmans de consommer de l'alcool. Bien qu'on puisse y manger, il s'agit plus d'une sorte de cafésalon de thé où seule une restauration légère est proposée. Habituellement, pour des raisons d'hygiène, un embout à usage unique est prévu pour chaque utilisateur qui partage un narguilé commun pour la table.

Aux États-Unis, on les retrouve dans les quartiers où se trouvent des communautés issues de l'immigration[1].

Réglementation[modifier | modifier le code]

Comme la chicha, les lieux où celle-ci est consommée font l'objet de certaines interdictions selon les pays. En dépit d'un certain engouement pour ces lieux dans de nombreux pays (des centaines de bar à chicha auraient ouvert aux États-Unis[2]), cette mode s'oppose à la généralisation des lois interdisant de fumer dans les lieux publics.

Au Royaume-Uni, la loi de 2007 interdisant de fumer dans les lieux publics (en) n'a pas empêché la multiplication de ce type d'établissements[3]. En France, les bars à chicha sont également soumis à l'application de lois similaires interdisant de fumer la chicha à l'intérieur de l'établissement[4], de sorte que la plupart des bars à chichas sont dans l'illégalité et éventuellement sanctionnés par l'administration des douanes et condamnés par les tribunaux[5],[6]. En Belgique également, il est interdit de fumer dans l'ensemble du secteur Horeca depuis le [7].

Le 21 novembre 2007, plusieurs propriétaires, salariés et clients de bars à chicha en France ont manifesté contre le décret du sur l'interdiction de fumer dans les bars-tabac[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hookah bars find a place in America », msnbc.com,‎ (lire en ligne)
  2. Le narguilé (chicha, hookah) : une épidémie venue d'Égypte ?, Kamal Chaouachi, Égypte/Monde arabe, Troisième série, 4 | 2007
  3. « Hubble, bubble », The Economist,‎ (ISSN 0013-0613, lire en ligne)
  4. « Comment les bars à narguilé contournent la loi », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  5. Henri Brissot, « Les bars à chicha placés sous surveillance », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  6. lefigaro.fr, « Un gérant de bar à chicha condamné », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  7. « Horeca et lieux publics » (consulté le 27 aout 2014).
  8. « L'interdiction de fumer dans les bars à chicha fait tousser les professionnels », Libération.fr,‎ (lire en ligne).