Aslonnes

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Aslonnes
Aslonnes
L'ancien prieuré de Laverré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vivonne
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées du Clain
Maire
Mandat
Roland Bouchet
2014-2020
Code postal 86340
Code commune 86010
Démographie
Gentilé Aslonnois[1]
Population
municipale
1 109 hab. (2017 en augmentation de 6,53 % par rapport à 2012)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 39″ nord, 0° 20′ 07″ est
Altitude 130 m
Min. 81 m
Max. 139 m
Superficie 23,00 km2
Localisation
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Aslonnes est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aslonnes est une commune rurale.

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Les habitants de Aslonnes sont appelés les Aslonnois et les Aslonnoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches de Aslonnes sont La Villedieu-du-Clain, Château-Larcher, Roches-Prémarie-Andillé, Iteuil et Marnay. La grande ville la plus proche est Poitiers qui se trouve à environ 15 km au nord.

La commune est composée de plusieurs anciens bourgs : Vaintray, Laverré, Fontjoise, Jouarenne et des hameaux Puygrenioux, Pigerolles, Benest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région d'Aslonnes présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose de groies profondes pour 76 % dans les plaines, d'argile à silex et de bornais pour respectivement 10 % et 1 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou et de 13 % de calcaire qui se trouve dans les vallées alluviales[2]. Les groies sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 4 km de cours d'eau, avec comme rivière principale le Clain sur une longueur de 3 km et la Clouère.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue −17,9 °C en 1985). °C à peine séparent les moyennes minimales des moyennes maximales (°C en hiver - 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches se trouvent à Iteuil (4,8 km), à Vivonne (5,58 km), à Ligugé (8,63 km), à Anché (12,23 km) et à Mignaloux-Beauvoir (11 km).

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard qui se trouve à 16,2 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Aslonnes est gallo-romaine : Alona est, en effet, la déesse des Sources. De nos jours, 30 sources naissent encore du plateau[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La lèvre de la falaise surplombant la vallée du Clain puis de la Clouère fut longtemps un point stratégique : dolmen d'Arlait (sur la commune de Château-Larcher) et menhir attestant une présence au néolithique près de Vaintray, camp romain à Vaintray, camp d'Alaric.

Aslonnes accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le point de ralliement de toutes les fêtes et évènements de l’époque, comme le brûlement des titres féodaux en mars 1793[5].

Durant la Seconde Guerre mondiale, un terrain d’atterrissage clandestin avait été aménagé par la Résistance à proximité du village de Médelle (commune de Marnay). Il fut utilisé plusieurs fois pour des opérations pick up, jusqu’à la nuit du 17 au 18 mars 1943. Deux Lysander se posent sur un terrain détrempé, déposent quatre passagers et redécollent avec quatre autres, malgré l’incendie d’un moteur. Mais les traces laissées dans le terrain détrempé poussent l’occupant allemand à faire creuser des tranchées, qui empêchent toute nouvelle utilisation[6].

En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté. Ce noyer existait toujours en 1988[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune d'Aslonnes fait partie de la communauté de communes de la Région de La Villedieu-du-Clain. C'est une structure intercommunale qui regroupe les 9 autres communes suivantes :

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014[8] Jean-Michel Métayer    
2014   Roland Bouchet    

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Aslonnes est jumelée avec Wachtberg-Berkum (Allemagne) et Bernareggio (Italie).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2017, la commune comptait 1 109 habitants[Note 1], en augmentation de 6,53 % par rapport à 2012 (Vienne : +1,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
722577796771777806834882834
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
864852884836812802825812864
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
813736677637610595584608565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4674484876297008909231 0261 082
2017 - - - - - - - -
1 109--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 42 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 049 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (23 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 026 habitants.

En 2004, selon l'INSEE:

  • Le nombre de célibataires était de 32,5 %.
  • Les couples mariés représentaient 57,5 % de la population.
  • Les divorcés représentaient 5,3 % de la population.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 4,7 %.

La répartition par sexe est la suivante:

  • en 1999: 50,7 % d'hommes et 49,3 % de femmes.
  • en 2004: 49,9 % d'hommes et 50,1 % de femmes.
  • en 2010: 50,7 % d'hommes et 49,3 % de femmes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Poitiers et son école primaire publique Paul-Baudrin dépend de l'inspection académique de la Vienne.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 21 exploitations agricoles en 2010 contre 30 en 2000[13].

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 1 920 hectares en 2000 à 2 037 hectares en 2010[13].Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[14].

50 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre pour la moitié, orges et maïs), 18 % pour les oléagineux (surtout colza et un peu de tournesol) , 14 % pour le fourrage et 10 % reste en herbes. En 2010 comme en 2000, un hectare est consacré à la vigne[13].

8 exploitations en 2010 (contre 12 en 2000) abritent un élevage de bovins (801 têtes en 2010 contre 890 têtes en 2000). 6 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage d'ovins (148 têtes en 2010 contre 149 têtes en 2000). L'élevage de volailles stagne comme l'élevage des ovins : 506 têtes en 2000 répartis sur 13 fermes contre 541 têtes en 2010 répartis sur 10 fermes.

L'élevage de chèvres se maintient : en 2010, il y a 694 têtes répartis sur 6 fermes, en 2000 : 615 têtes 5 exploitations[13]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44%[15]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC chabichou du Poitou et Sainte-Maure de Touraine pour les fromages produits[16].

Commerces[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, en 2009, il restait un seul commerce dans le bourg: une épicerie.

Emploi et activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage était de:

  • en 1999: 11,2 %.
  • en 2004: 5,2 %.
  • en 2010: 3,7 %.

Les retraités et les préretraités représentaient 13,8 % de la population en 2004 et 13 % en 1999.

Le taux d'activité était de 80,7 % en 2004 et de 75,8 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame d'Aslonnes possède deux belles cloches : l'une date de 1577 et c'est l'une des 12 cloches recensées datant du XVIe siècle du département de la Vienne ; l'autre date de 1672. L'une d'elles porte en lettres gothiques l'inscription : " CELO SUM(IN) TERRAM. SERIS. DIEU. A CE DONNE. Jacques de COUE. MVCXXXVII.". Au-dessus un relief représente une croix qui domine l'écusson de Jacques de Coué. Couronnant cette inscription, une guirlande où les fleurs de lys alternent avec les trèfles.
  • Les jardins du prieuré de Laverré : au pied du prieuré, le jardin regroupe 600 espèces de plantes, pour l'essentiel des variétés anciennes. Derrière la demeure, se trouve un carré de buis à l'italienne de la Renaissance, des carrés de plantes et de légumes. Le jardin a obtenu le label "Jardin remarquable".
  • Prieuré de Laverré est inscrit comme monument historique depuis 1938 pour sa chapelle, l'échauguette et sa tour carrée tandis que le logis et le terrain l'ont été en 2002.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Laverré.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune possède trois petites zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [20] qui couvrent 1 % de la surface communale:

  • L'ile du Divan.
  • Le plateau de Thorus.
  • La sources tuffeuses de Port Laverre.

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[21], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un noyer commun.

Le plateau de Thorus[modifier | modifier le code]

C'est un site classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [20]. Le plateau représente 4 % de la surface de la commune.

Les sols du plateau sont des groies peu profondes, riches en cailloux calcaires, à faible réserve en eau. Ces terres sont très sélectives pour la végétation. En effet, notamment l'été lorsque la pluie est rare, la végétation présente un aspect maigre et rabougri. Compte tenu de ces conditions particulières, une végétation très originale a pu se développer, composée de buissons de genévrier, de spirées, de chênes pubescents. Cette zone présente un intérêt biologique et botanique remarquable, dont témoignent notamment neuf espèces végétales qui participent à la richesse du patrimoine végétal du département de la Vienne :

  • Le bugle de Genève
  • la campanule à petites fleurs
  • la capillaire de Vénus
  • la corydale à bulbe plein
  • le géranium sanguin est une plante à affinité méridionale qu'il est très surprenant de rencontrer sous un climat océanique tempéré
  • l'hélianthème à feuilles de saule
  • la sabline des chaumes : cette espèce endémique en France, qui bénéficie à ce titre d'une protection officielle au niveau national, est très rare dans le Poitou. On ne la retrouve, en effet, que dans deux autres localités du département de la Vienne.
  • le spirée d'Espagne : c'est un buisson originaire des steppes asiatiques et on ne le trouve, dans le département de la Vienne, que sur le plateau de Thorus.
  • la véronique prostrée.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

La commune a une bibliothèque municipale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Mabille de Poncheville habitant à Aslonnes est triple médaillé d'or au Concours "un des Meilleurs Apprentis de France" dans les catégories ; serrurerie-métallerie (2011), ferronnerie (2010), et monture en bronze (2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 194
  6. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, , 348 p. (ISBN 2-84561-203-6), p. 71-76
  7. Robert Petit, op. cit., p. 219
  8. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  14. Agreste – Enquête Structure 2007
  15. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  16. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  17. « Dolmen de Laverré », notice no PA00105337, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Perrier avec le dolmen dit de Laverré », notice no PA00105338, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Cromlech », notice no PA00105336, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. a et b Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  21. Poitou-Charentes Nature, 2000