Marnay (Vienne)

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Marnay
Ferme ancienne.
Ferme ancienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Arrondissement de Poitiers
Canton Canton de Vivonne
Intercommunalité Communauté de Communes Vallées du Clain
Maire
Mandat
Christian Chaplain
2014-2020
Code postal 86160
Code commune 86148
Démographie
Gentilé Marnaisiens[1]
Population
municipale
686 hab. (2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 49″ N 0° 20′ 36″ E / 46.3969444444, 0.34333333333346° 23′ 49″ Nord 0° 20′ 36″ Est / 46.3969444444, 0.343333333333
Altitude 120 m (min. : 96 m) (max. : 144 m)
Superficie 45,1 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.marnay.fr/

Marnay est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans la bourg de Marnay coule la Clouère[2]. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[3].

178 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les Libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Matrinius avec le suffixe latin de propriété -acum devenu -ec puis -ay et signifiant domaine de[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs opérations pick up ont eu lieu au nord du village de Médelle, mais sur la commune d’Aslonnes[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre du Syndicat Mixte du Pays des Six Vallées. Le syndicat mixte permet à plusieurs Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) d’exercer certaines missions sur un territoire dépassant leur zone géographique de compétence respective. Un syndicat mixte est dit "ouvert" lorsque sa composition n’est pas limitée à des communes et leurs groupements, mais ouvert à d’autres collectivités. C’est le cas du Syndicat Mixte du Pays des Six Vallées qui est composé : de la Communauté de Communes Vallées du Clain, de la Communauté de communes du Pays Mélusin, de la Communauté de communes du Pays Vouglaisien et du Conseil Général de la Vienne. Le Syndicat Mixte a pour vocation de fédérer les collectivités territoriales et les acteurs du territoire autour d’un projet commun de développement durable. Il mène des actions dans les domaines du tourisme, du sport, de la culture et du développement économique au travers de tâches de coordination, d’animation et de mobilisation des acteurs du territoire.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Chantal Thillet    
mars 2008 février 2011 Pascal Pascreau    
février 2011   Christian Chaplain    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 686 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
818 842 1 045 774 979 1 038 1 029 983 1 031
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
967 1 006 1 033 1 056 1 015 1 004 1 014 970 1 015
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 073 1 000 934 910 900 901 877 766 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
645 571 476 473 501 531 598 686 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 13 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 30 exploitations agricoles en 2010 contre 35 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[11].

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 9% et sont passées de 2 628 hectares en 2000 à 2 867 hectares en 2010 dont 666 sont irrigables[10]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[11].

48% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 24% pour les oléagineux (colza pour 87% de la surface et un peu de tournesol) , 15% pour le fourrage et 6% reste en herbes. En 2000,3 hectares (2 en 2010) étaient consacrés à la vigne[10].

8 exploitations en 2010 (contre 15 en 2000) abritent un élevage de bovins (921 têtes en 2010 contre 1 190 en 2000). 7 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage d'ovins (678 têtes en 2010 contre 1 036 têtes en 2000)[10]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[12]. L'élevage de volailles a connu une baisse: 413 têtes en 2000 répartis sur 16 fermes contre 208 têtes en 2010 répartis sur 11 fermes[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église comporte un corbeau représentant un âne jouant du frestel datant du XIIe siècle. Le thème de l’âne musicien est un thème fréquent dans le bestiaire roman. On le retrouve sculpté sur les chapiteaux, les corbeaux ou les modillons. Il évoque l’ignorance d’un lourdaud prétentieux et la paresse spirituelle. Cette iconographie se retrouve sur d’autres édifices religieux du Poitou comme sur un modillon de l’église Saint-Porchaire de Poitiers(XIIe siècle), sur un corbeau qui supporte par une corniche de l' église Sainte-Radegonde de Poitiers(XIIIe siècle), sur un corbeau de l'église Saint-Jean-Baptiste de La Villedieu-du-Clain.
  • Dans la campagne, sur le coteau à proximité du lieu-dit Trancart, se trouve le Bitochon. Ce monument phallique sert de cheminée à une chambre troglodytique.

Avant d'arriver au bourg de Marnay, sur le coté de la route départementale D742, il est possible de voir une stèle érigée à la mémoire d'un résistant, fusillé le 26 août 1944.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Pierre Rossignol, Bernard Balusseau, Louis Vibrac, Le Horst, une histoire naturelle et humaine., Geste éditions, La Crèche, 2014, 165  p., (ISBN 978-2-36746-262-2)
  3. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  5. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  6. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 71-76
  7. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  10. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  12. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]