Classe S-80

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Classe S-80 Plus
Type Sous-marin anaérobie
Histoire
A servi dans Naval Jack of Spain.svg Marine espagnole
Constructeur Société espagnole de construction navale
Chantier naval Carthagène
Commandé 4
Équipage
Équipage 32
Caractéristiques techniques
Longueur 71 mètres + 7 mètres après modification
Maître-bau 11 mètres
Caractéristiques militaires
Armement 6 tubes lance-torpilles pour torpilles de type DM2A4
Missile antinavire AGM-84 Harpoon
Missile de croisière BGM-109 Tomahawk
Mine marine

La classe S-80 plus est un type/classe de sous-marin d'attaque à propulsion anaérobie fabriqué par Navantia. Elle est destinée à remplacer les sous-marins à propulsion classique de classe Agosta équipant l'armada espagnole et dont la mise en service est prévue à l’origine en 2015 avant d'être retardé à cause de défaillances dans la conception. Leur coût initial était évalué à 550 millions d'euros[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En 2008, DCNS demande à son avocat Me Jean-Georges Betto [2] de traduire Navantia devant la Cour internationale d'arbitrage pour avoir pillé ses droits de propriété intellectuelle en vue de développer le programme de sous-marins domestiques espagnols S80. En 2010, les parties mettent fin à leur litige en cessant leur coopération sur les sous-marins Scorpène qui seront désormais commercialisés et réalisés uniquement par DCNS[3].

En 2012, la marine indienne souhaite en incorporer 6 dans sa flotte de sous-marins sous le nom de Project 75I[4].

En 2013, à la suite d'erreurs de calcul, ou en ajoutant de nouveaux dispositifs électroniques et de combat, l'annonce est faite que les S-80 sont partis pour peser 75 à 100 tonnes de plus que prévu, ils ne peuvent supporter le poids des équipements électroniques et du système de combat au point qu'ils ne pourraient pas refaire surface[5]. À la suite de la demande de Madrid, Electric Boat, filiale de General Dynamics a alors proposé “d’accroître le déplacement du sous-marin, en augmentant sa longueur, puisque l’écart est de plus de 8%.”[6] ce qui modifie les plans de construction qui affecteront en premier le S-82. Il devrait être le premier sous-marin de la classe à être livré d'ici 2017 d'après les prévisions, alors que la construction du premier exemplaire (S-81 Isaac Peral) ne pourra être modifiée dans l'immédiat, étant trop avancée. Ce dernier sera livré en dernier en 2018 à l'armada en raison de la complexité et du coût d'une telle opération de transformation.

En septembre 2014, les problèmes de surpoids, détectés dans le sous-marin S-80, que construit Navantia pour la marine espagnole, ont été résolus par Navantia avec l'aide du constructeur de sous-marins américain General Dynamic Electric Boat.  Il a fallu augmenter son volume et donc ajouter une nouvelle section longue de 7 mètres. Les travaux de construction ont repris fin octobre 2014[7]. En tenant compte du retard les S-82 Narciso Monturiol, S-83 Cosme García, S-80 Isaac Peral, et S-84 Mateo García de los Reyes, devaient entrer en service en 2016, 2018, 2018 et 2019. Les quatre sous-marins Galerna (S-71), Siroco (S72), Mistral (S73), et Tramontana (S74) construits à partir des Agosta de la marine française de la fin des années 70 resteront probablement en service plus longtemps en attendant l'arrivée des quatre S80 de Navantia[7].

Navires commandés[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Espagne
  • Narciso Monturiol (S-82), livraison tout d'abord prévue en 2019
  • Cosme García (S-83), livraison 2019
  • Isaac Peral (S-81), livraison 2019
  • Mateo García de los Reyes (S-84), livraison 2021
Ils remplacent les sous-marins de la classe Agosta suivants
  • Galerna (S71) en service depuis 1983
  • Siroco (S72) mis en service en 1983, retiré du service le 26-06-2012
  • Mistral (S73) en service depuis 1985
  • Tramontana (S74) en service depuis 1986

Armement[modifier | modifier le code]

Le S-80 pourra utiliser l'armement suivant:

Système Pays Fabriquant Notes
Silos et systèmes d'armes Drapeau de l'Espagne Espagne Navantia et FABA Sistemas Fabriqué en Espagne
tubes lance-torpilles (6 par sous-marin) Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Babcock International Group Fabriqué par sa filiale Weir, Strachan & Henshaw
Système de chargement des armes Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Babcock International Group Fabriqué par sa filiale Weir, Strachan & Henshaw
Système de lancement de torpilles Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Babcock International Group Fabriqué par sa filiale Weir, Strachan & Henshaw
Système de lancement de contre-mesures Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Babcock International Group Fabriqué par sa filiale Weir, Strachan & Henshaw
Torpilles lourdes DM2/A4 Drapeau de l'Allemagne Allemagne STN Atlas Electronik
Capacité de lancement de missiles de croisière de longue portée UGM-109 Tomahawk Drapeau des États-Unis États-Unis Raytheon Systems
Capacité de lancement de missiles anti-navires UGM-84 Sub-Harpoon block II Drapeau des États-Unis États-Unis Boeing Integrated Defense Systems
Mines marines multi-influences Drapeau de l'Espagne Espagne SAES

Classes de sous-marins similaires[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Miguel Gonzáles, « Defensa firma contratos de armamento por más de 4.000 millones después de las elecciones », El País,‎ (lire en ligne)
  2. Submarine dispute runs aground, Global arbitration Revview, 23 November 2010, http://globalarbitrationreview.com/news/article/28927/submarine-dispute-runs-aground/
  3. Sous-marins : DCNS et Navantia reprennent leur liberté, Les Échos, 12 novembre 2010, http://www.lesechos.fr/12/11/2010/lesechos.fr/020927714393_sous-marins---dcns-et-navantia-reprennent-leur-liberte.htm
  4. (en) « India, Spain ink agreement on defence cooperation », The Hindu, Chennai, India,‎ (lire en ligne)
  5. Big Browser, « L’Espagne dépense une fortune pour des sous-marins qui coulent », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Laurent Lagneau. Le premier sous-marin S-80 ne sera pas livré à la marine espagnole avant 2017 sur opex360, le 29 juillet 2013.
  7. a et b « Vers une prolongation des vieux Agosta espagnols ? », sur Mer et Marine (consulté le 13 janvier 2016)