Invincible Armada

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Invincible Armada
Description de cette image, également commentée ci-après

Bataille entre l'Armada espagnole et la flotte anglaise, XVIe siècle.

Informations générales
Date
Lieu Manche
Issue Non concluant[1]
Belligérants
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole Drapeau de l'Angleterre Royaume d'Angleterre
Commandants
Duc de Medina Sidonia Francis Drake
Forces en présence
130 navires, 30 000 hommes dont 20 000 soldats 150 navires, 20 000 hommes dont 10 000 soldats
Pertes
35 navires, 10 000 hommes 50 navires détruits, 9 000 hommes tués
Coordonnées 50° 10′ 00″ Nord, 4° 15′ 42″ Ouest

L’Invincible Armada (en espagnol Grande y Felicísima Armada, « la grande et très heureuse flotte ») est, en 1588, le nom de la flotte d'invasion armée espagnole à destination de l'Angleterre. Elle est affrétée par le très-catholique Philippe II d’Espagne, et est destinée à emporter soldats (dont les fameux Tercios stationnés en Flandre), munitions et vivres à travers la Manche. Sa mission est la conquête de l'Angleterre protestante d’Élisabeth Ire, menace permanente pour la souveraineté espagnole sur ses territoires des Pays-Bas. La mission était initialement projetée pour établir Marie Stuart sur le trône d'Angleterre et rétablir sur celui d'Écosse.

La flotte espagnole se composait de 130 navires, en majorité des galions, transportant 30 000 hommes, dont environ 20 000 soldats.

Cette campagne est un fiasco. La flotte espagnole, harcelée par les Anglais ne parvient finalement pas à engager le combat lors de la Bataille de Gravelines et décide, découragée d'abandonner tout projet d'invasion. C'est lors du voyage du retour, en contournant l'Angleterre par le Nord, qu'une tempête conduit au naufrage, sur les côtes irlandaises (Comté de Sligo notamment[2]) de deux douzaines de bateaux. Les équipages parvenus sur les côtes sont poursuivis et probablement pour beaucoup massacrés.

Ceci constitue un épisode de la Guerre anglo-espagnole de 1585-1604 pour laquelle l'Espagne ne réussit finalement qu'à arracher une demande de paix à une Angleterre très affaiblie. Elle débouche sur le Traité de Londres de 1604, favorable aux intérêts de la monarchie espagnole.

Cette campagne navale est de manière erronée communément considérée comme une défaite espagnole, même si les récentes investigations historiques ont prouvé le contraire (Seuls deux bateaux furent détruits par les Anglais. L’Invincible Armada ne fut pas vaincue, cependant elle fut en partie détruite (17 %) par la force des éléments). La propagande anglaise a probablement joué dans cet état de connaissance de même que la légende noire espagnole instillée dès le début de la guerre de Quatre-Vingts Ans par les nombreux adversaires des Habsbourgs.

Les avantages techniques de la Navy[modifier | modifier le code]

La flotte anglaise bénéficiait de deux avantages techniques essentiels qui ont fait croire que la Navy aurait pu vaincre l'Armada:

  • Des canons de type « couleuvrine », copies du canon de Gregor Löffler d'Innsbruck introduites en Angleterre par Adam Dreyling, neveu du fondeur. Ces canons avaient une portée et une force de pénétration nettement supérieures à ceux de la flotte espagnole, ce qui permettait d'éviter l'abordage. Manœuvrés par des artificiers affectés uniquement à l'opération, ils permettaient en outre de tirer à cadence plus rapprochée, soit un tir toutes les 2 minutes, contre 10 minutes pour les canons espagnols[3]. Une étude détaillée de ces canons en 2009 montre que leurs boulets atteignaient la vitesse du son[4].
  • Des navires plus rapides dessinés par Matthew Baker selon des principes novateurs.

Dans cette bataille, l'officier anglais Sir Francis Drake s'est illustré par son habileté.

La plupart des batailles s'étaient à ce jour gagnées par abordage, suivi par des combats au corps à corps. L'Armada espagnole était donc aussi constituée de transports de troupes, les Hulks ou Urcas, navires de commerce en vrac, qui étaient par ailleurs peu aptes à naviguer sur les océans. Les navires anglais n'emportaient pas de troupes, le choix étant porté sur l’artillerie, l'engagement par abordage attendu des espagnols n'eut donc jamais lieu[5].

Les galéasses espagnoles qui avaient eu leur heure de gloire à la bataille de Lépante, s’avérèrent ne plus être le navire de l'avenir.

Contexte[modifier | modifier le code]

Trajet emprunté par l'Armada espagnole

Depuis les années 1570, Philippe II d’Espagne était en difficulté aux Pays-Bas qui s'étaient en partie soulevés contre sa souveraineté. Alexandre Farnèse tentait alors de reprendre tant bien que mal, le contrôle des villes de Flandre et du Hainaut révoltées. Les provinces septentrionales avaient proclamé leur indépendance, formant ainsi les Provinces-Unies. Elles se battaient donc contre le retour de Philippe.

En Angleterre, Philippe avait été roi consort de Marie Ire. Après le décès de celle-ci en 1558, il est écarté du pouvoir, faute d’avoir eu d'elle un fils pour gouverner ce pays en tant que régent. Au contraire, la demi-sœur de Marie, Élisabeth rétablit l'anglicanisme, ce qui ne satisfaisait ni Philippe, ni le pape.

Lorsque Philippe II signe en 1584 avec les Ligueurs catholiques français le traité de Joinville, Élisabeth Ire d'Angleterre riposte en signant le traité de Sans-Pareil (1585) avec les Républicains néerlandais.

Les marins des Provinces Unies, les « Gueux de la mer » (en référence à une allusion insultante du baron de Berlaymont), font le blocus des ports de Dunkerque et de Nieuport, sur la côte de Flandre, où se trouvent des unités de l'armée espagnole. Au large de cette côte, existent des bancs de sable, desquels les Hollandais ont enlevé les balises de signalisation. Il est dès lors donc trop dangereux pour les vaisseaux de l'Armada de longer la côte parmi les hauts-fonds pour ouvrir les ports flamands.

Gravelines devient par conséquent le port espagnol à la fois le plus proche de l'Angleterre, et le seul de la côte flamande accessible sans naviguer entre les bancs de sable et les plages.

Ces événements concernaient la diplomatie française car[pourquoi ?] :

  • les routes directes des courriers espagnols entre l'Espagne et les Pays-Bas traversaient la France ;
  • s'agissant d'une flotte aussi importante que l'Armada, la rade de Gravelines ne se distinguait pas nettement de celle de Calais.

Stratégie[modifier | modifier le code]

Les objectifs des différentes forces en présence sont les suivants:

  • Pour les Espagnols, il s'agit d'une opération amphibie visant à envahir l'Angleterre. Elle doit faire se rencontrer une flotte partie d'Espagne, avec une armée embarquée sur des bateaux en Flandre, et doit conduire ensuite, soldats et canons, en Angleterre.
  • Pour les Anglais, il s'agit d'empêcher cette rencontre, chasser la flotte espagnole de la région, voire la détruire.
  • Pour les Provinces-Unies, il s'agit d'empêcher les Espagnols de reconquérir les Pays-Bas du Nord.

Les Néerlandais du Nord et les Anglais se trouvaient donc alliés contre les Espagnols qui gouvernaient les Pays-Bas du Sud, Flandre comprise.

Déroulement des opérations[modifier | modifier le code]

Bataille de Gravelines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Gravelines (1588).

L'Invincible Armada subit quelques premières pertes (non décisives) en remontant la Manche. Mais lorsqu'elle attend l'armée espagnole de Flandre dans la baie de Gravelines, elle est désorganisée et plus gravement incendiée par une attaque en force de la flotte anglaise. C'est la bataille de Gravelines.

Ayant échoué à débarquer une armée en Angleterre faute d'avoir pu l'embarquer, le duc de Medina Sidonia, harcelé par les attaques de Francis Drake, décide de rentrer en Espagne. Il est contraint par l'amiral ennemi et les vents d'ouest qui s'engouffraient dans la Manche de contourner toutes les îles Britanniques par la mer du Nord, l'Écosse et l'Irlande, périlleux détour qui peut durer un mois.

Le naufrage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armada espagnole en Irlande.

Ne disposant pas de cartes précises, et dans l'impossibilité de se positionner, faute de savoir mesurer la longitude, les capitaines restent au large et n'utilisent que leur compas et le relevé de leur latitude, selon un plan de route qui a été fourni au duc, par un pilote français. Le début de ce plan de route permet bien de virer le cap Wrath (au nord de l'Écosse) en contournant les îles Shetlands par le nord, et de rester ainsi au clair des rivages écossais.

L'Armada, réduite à 120 bateaux, ne suit pas ce plan de route et passe au nord des Orcades le 21 août puis suit une route ouest, contrainte par le mauvais temps venant du sud[6].

On suppose que cette estimation est faussée par les effets du courant contraire (Gulf Stream). En virant direction sud est, au près, vers les 6 ou 7 septembre et par temps maniable, les Espagnols se croient 200 ou 300 milles à l'ouest mais leur route rase en fait l'ouest de l'Irlande, zone très mal connue des marins espagnols. Le gros de la flotte passe au large de la presqu'île de Dingle mais un certain nombre de bateaux, moins performants, endommagés à la suite des combats et du mauvais temps, ou simplement malchanceux, subissent diverses fortunes de mer entre les 10 et 20 septembre.

Transportant de nombreux soldats, certains navires ont besoin de s'arrêter pour renouveler les provisions d'eau et de vivres. Malgré leur méconnaissance des lieux, les marins espagnols sont assez habiles pour trouver des zones de mouillage, toutefois la présence de bancs de sable dans diverses baies provoque plusieurs échouements et naufrages même par beau temps. Plusieurs bateaux peuvent négocier avec les habitants leur ravitaillement ou sont capturés.

Le 21 septembre[7], une queue d'ouragan passe sur l'Irlande. Plusieurs bateaux au mouillage ou en mer sont détruits mais certains réchappent et parviennent à retourner en Espagne, avec souvent à bord les équipages de plusieurs bateaux naufragés les jours précédents.

Vingt-quatre bateaux identifiés firent donc naufrage sur la côte ou dans les eaux irlandaises, six autres ne purent être identifiés, deux se perdirent ultérieurement sur les côtes écossaises et un en Cornouaille anglaise. Onze bateaux ayant touché l'Irlande survécurent et retournèrent en Espagne pour la plupart.

L'amirauté britannique suit de près les péripéties de l'Armada et la peur passée d'une invasion espagnole par l'Irlande, se réjouit de ses déboires et des captures de certains équipages. Entre 5 500 et 6 000 marins et soldats mais aussi les misérables rameurs des galéasses ou la fine fleur de l'aristocratie espagnole meurent en Irlande.

Beaucoup meurent noyés ou sont massacrés par les garnisons anglaises présentes à l'ouest et au sud (Galway, Tralee, Dingle) mais plusieurs chefs de tribus irlandaises hébergèrent et nourrirent les rescapés, surtout dans le nord-Ouest (Donegal, Antrim) et plusieurs centaines de ces rescapés parvinrent à rejoindre l'Espagne ou les Flandres par différents chemins dont l’Écosse. Certains engendrèrent une descendance toujours implantée dans l'ouest de l'Irlande.

Contre-Armada[modifier | modifier le code]

Quelques mois plus tard, l'Angleterre créa sa propre flotte appelée la « Contre-Armada » (Counter Armada) constituée de plus de 200 navires, ayant pour but de détruire les galions de Philippe II que l'on réparait après leur retour en Espagne. Mais sir Francis Drake, désobéissant à la Reine, se dirigea vers La Corogne pour s'emparer d'un supposé trésor, puis fit voile vers Lisbonne pour tenter de soulever le Portugal contre Philippe II mais ce fut en vain. Le double d'hommes et plus du double des bateaux perdus par l'Armada sont victimes des « aventures » du corsaire durant la guerre anglo-espagnole (1585-1604).

Les forces en présence[modifier | modifier le code]

Empire espagnol[modifier | modifier le code]

Il y avait un peu plus de cent trente navires répartis en dix escadrons. L'escadron du Portugal consistait essentiellement en des galions et était commandé par le capitaine général Medina Sidonia. L'escadron de Castille était composé de quatorze navires de différentes tailles, sous les ordres du général Diego Flores de Valdés. Cet officier était l'un des officiers de marine les plus expérimentés dans le service espagnol et fut par la suite invité à naviguer avec le généralissime dans son vaisseau amiral.

L'escadron Andalousie comprenait dix galions et autres navires, sous les ordres du général Pedro de Valdés. L'escadre de Biscaye comptait dix galions et autres navires plus petits sous les ordres Général Juan Martinez de Recalde, grand amiral de la flotte. L'escadron de Guipuzcoa était composé de dix galions sous les ordres du général Miguel de Oquendo. Dans l'escadron d'Italie, il y avait dix navires sous le ordres du général Martin de Bertendona. L'escadron des Urcas ou navires magasins comptait vingt-trois voiles sous les ordres du général Juan Gomez de Medina. L'escadron des tenders, caravelles et autres navires comptait vingt-deux voiles sous le général Antonio Hurtado de Mendoza. L'escadron de quatre galéasses était commandé par Don Hugo de Moncada. L'escadron de quatre galères était à charge du capitaine Diego de Medrado.

Le second du général Medina Sidonia était Don Alonzo de Leyva, capitaine général de la cavalerie légère de Milan. Don Francisco de Bobadilla était maréchal général de camp. Don Diego de Pimentel était maréchal de camp de la célèbre Tercio ou légion de Sicile.

Le tonnage total de la flotte était 59120 le nombre d'armes à feu était 3165. Il y avait 19295 membres des troupes espagnoles à bord, 8252 marins et 2088 galériens. Les accompagnait une force de nobles bénévoles appartenant à la plupart des maisons illustres d'Espagne avec leurs accompagnateurs, pour un total de près de 2000 personnes.

Il y avait aussi Don Martin Alaccon administrateur et vicaire général de la Sainte Inquisition à la tête de quelque 290 moines des ordres mendiants prêtres et familiers.

Le total général des forces engagées était d'environ 30000. La charge de la flotte a été estimé par Don Diego de Pimentel à 12000 ducats par jour et le coût quotidien combinée de la force navale de Medina Sidonia et militaire de Farnese était estimé à 30000 ducats[8].

Escadron portugais[modifier | modifier le code]

Escadron castellana[modifier | modifier le code]

Escadron de Biscaye[modifier | modifier le code]

Escadron de Guipúzcoa[modifier | modifier le code]

Commandée par Miguel de Oquendo, comprenant 14 navires (616 marins, 1992 soldats).

  • Santa Ana (47 canons). Navire amiral de Miguel de Oquendo.
  • Santa Maria de la Rosa (ou Nuestra Señora de la Rosa). (47 canons). Vice-amiral. Échoue sur le Stromboli Reef à Blasket Sound, Irlande, le 21 septembre 1588.
  • San Salvador (25 canons). (Capturé, pris à Weymouth)
  • San Esteban (26 canons). Naufrage près de Doonbeg River, Comté de Clare, Irlande.
  • Santa María (ou Santa Marta). (20 canons).
  • Santa Barbara (12 canons).
  • San Buenaventura (21 canons).
  • La Maria San Juan (12 canons).
  • Santa Cruz (18 canons).
  • Urca Doncella (16 canons). Le hulk a sombré en arrivant à Santander, Espagne.
  • Patache La Asunción (9 canons).
  • Patache San Bernabé (9 canons).
  • Pinasse Nuestra Señora de Guadalupe (1 canon).
  • Pinasse Magdalena (1 canon).

Escadron andalous[modifier | modifier le code]

Commandée par Pedro de Valdés, comprenant onze navires (780 marins; 2325 soldats).

  • Nuestra Señora del Rosario (46 canons). Navire amiral de Don Pedro de Valdés. (Capturé par Drake, envoyé à Torbay)
  • San Francisco (21 canons). Vice-Amiral.
  • San Juan Bautista (31 canons).
  • San Juan de Gargarin (16 canons).
  • La Concepción (20 canons).
  • Urca Duquesa Santa Ana (23 canons). Echoué à Loughros More, Comté de Donegal, Ireland.
  • Santa Catalina (23 canons).
  • La Trinidad (13 canons).
  • Santa Maria del Juncal (20 canons).
  • San Bartolomé (20 canons).
  • Patache El Espíritu Santo (32 canons).

Escadron du levant ou italien[modifier | modifier le code]

Commandée par Martín de Bertendona, dix navires marchands méditerranéens embarqués en Sicile et à Lisbonne (767 marins; 2780 soldats) , la plupart échoués en Irlande.

  • La Regazona (30 guns). Navire marchand vénitien. Navire amiral de Martín de Bertendona. Rentré en Espagne très endommagé et a coulé au large de La Corogne.
  • La Lavia (25 guns). Navire marchand vénitien. Vice-Amiral. Échoue à Streedagh Strand, Comté de Sligo, Irlande[10].
  • La Rata Santa María Encoronada (35 guns). Navire marchand génois. Échoué et incendié, fin septembre 1588 Blacksod Bay, Conté de Mayo, Irlande.
  • San Juan de Sicilia (26 guns). Navire marchand de Raguse. Echoué par un sabotage anglais au large de Île de Mull, Écosse.
  • La Trinidad Valencera (42 guns). Navire marchand vénitien. Échoué, le 16 septembre 1588 à Glenagivney, Kinnagoe Bay Inishowen, Comté de Donegal, Irlande.
  • La Anunciada (24 guns). Navire marchand de Raguse. Ancré à l'embouchure de la rivière Shannon, Scattery Roads, Irlande, brûlé et abandonné par son équipage secouru par d'autres navires de l'Armada.
  • San Nicolás Prodaneli (26 guns). Navire marchand de Raguse.
  • Juliana (32 guns). Navire marchand catalan. Échoué près Streedagh Strand, dix miles au nord de la ville de Sligo, en Irlande[10].
  • Santa Maria de Vison (de Biscione) (18 guns). Navire marchand de Raguse. Échoué près Streedagh Strand, dix miles au nord de la ville de Sligo, en Irland[10].
  • La Trinidad de Scala (22 guns). Navire marchand génois. Rentré à Santander, Espagne, très endommagé et démâté.

Escadron de urcas[modifier | modifier le code]

Commandé par Juan López de Medina, composé de 23 unités[11] (608 marins; 3121 soldats)

  • El Gran Grifón (38 canons). Navire amiral de Juan Gómez de Medina. Fait naufrage, le 27 septembre 1588 à Stroms Hellier, Fair Isle, Orkney Islands, Écosse. Ses trois cents marins ont passé six semaines sur l'île.
  • San Salvador (24 canons). Vice-Amiral.
  • Perro Marino (7 canons).
  • Falcon Blanco Mayor (16 canons).
  • Castillo Negro (27 canons). The navire foundered off Donegal, Ireland.
  • Barca de Amburgo (ou Barca de Hamburg) (23 canons). Le navire sombre au sud-est of Fair Isle, Écosse, l'équipage pris à bord du Gran Grifon et de la Trinidad Valencera; les deux font naufrage par la suite.
  • Casa de Paz Grande (26 canons).
  • San Pedro Mayor (29 canons).
  • El Sansón (18 canons).
  • San Pedro Menor (18 canons).
  • Barca de Anzique (ou Barca de Danzig) (26 canons).
  • Falcon Blanco Mediano (16 canons). Perdu au large des côtes du Connemara , Comté de Galway, probablement près de Inish Boffin, sur le Freaghillaun Rock?, Irlande.
  • San Andrés (14 canons).
  • Casa de Paz Chica (15 canons).
  • Ciervo Volante (18 canons). Échoué au large des côtes irlandaises.
  • Paloma Blanca (12 canons).
  • La Ventura (4 canons).
  • Santa Bárbara (10 canons).
  • Santiago (19 canons). Échoué près de Mosterhamn (no), Hardangerfjord, sud de Bergen, Norvège.
  • David (7 canons).
  • El Gato (9 canons).
  • Esayas (4 canons).
  • San Gabriel (4 canons).

Galéasse napolitaine[modifier | modifier le code]

Quatre bateaux:

  • San Lorenzo (50 canons). Navire amiral de Don Hugo de Moncada. Accoste à Calais après la Bataille de Gravelines. Capturé par les Français, après un dur combat avec les Anglais, qui coûta la vie à Don Hugo de Moncada.
  • Zúñiga (50 canons). Forcé de se réfugier au Havre après avoir subi des avaries à son gouvernail, sur le chemin du retour. Il est difficile de savoir si le Zúñiga est jamais rentré en Espagne.
  • La Girona (50 canons), fait naufrage le 30 octobre 1588 au large du Comté d'Antrim, Irlande, avec les équipages de la Santa Maria Rata Encoronada et la Duquesa Santa Ana.
  • Napolitana (50 canons). Rentré intacte, accoste à Laredo, Espagne.

Angleterre et Provinces Unies[modifier | modifier le code]

Les Brûlots perdus le 7/8 daoût:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richard Holmes 2001 p. 855 The 1588 campaign was a major English propaganda victory, but in strategic terms it was essentially indecisive
  2. Spanish Armada Cannons Recovered Off Irish Coast By Christopher Klein. August 4, 2015. Consulter en ligne
  3. Feu sur l'armada espagnole sur le site Le Fabuleux Destin des inventions
  4. (en) Personnel de rédaction, « 'Superguns' of Elizabeth I's navy », BBC,‎ (lire en ligne)
  5. Dans Douglas
  6. (en) Ken Douglas, The Downfall of the Spanish Armada in Ireland, Éditions Gill&Macmillan, 2009-2010, (ISBN 9780717148127). Le détail des péripéties de chaque bateau concerné, le contexte historique et le point sur les recherches menées de nos jours tant dans les archives irlandaises, anglaises et espagnoles que sur le terrain.
  7. Note : les dates des événements varient selon les sources. L'Angleterre et les Pays-Bas protestants adhéraient toujours au calendrier julien tandis que les pays catholiques tels que l'Espagne, la France et les Pays-Bas espagnols suivaient depuis 1582 le calendrier grégorien.
  8. John Lothrop Motley. History of the United Netherlands: From the Death of William the Silent to the Synod of Dort, Volume 1. Robbers, 1872; Consulter en ligne
  9. Navío San Marcos
  10. a, b et c Irlanda halla los restos de uno de los navíos de la Armada Invencible, El País
  11. Carlos Martínez Velarde, « Consideraciones sobre la jornada de Inglaterra 1588 », Revista General de Marina, Madrid,‎ nil, p. 26 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]