Andry Rajoelina

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Andry Rajoelina
Andry Rajoelina en 2008.
Andry Rajoelina en 2008.
Fonctions
Président de la Haute Autorité de transition de la République de Madagascar
(10e chef de l'État malgache)

(4 ans 10 mois et 8 jours)
Premier ministre Roindefo Monja
Eugène Mangalaza
Cécile Manorohanta (intérim)
Albert-Camille Vital
Jean-Omer Beriziky
Prédécesseur Marc Ravalomanana
(président de la République)
Successeur Hery Rajaonarimampianina
(président de la République)
Maire de Tananarive
Prédécesseur Patrick Ramiaramanana
Successeur Michèle Ratsivalaka
Biographie
Nom de naissance Andry Nirina Rajoelina
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Antsirabe (Madagascar)
Nationalité malgache
Parti politique Tanora malaGasy Vonona/MAPAR
Conjoint Mialy Razakandisa
Profession Homme d'Etat, homme politique
Résidence Palais d'État d'Iavoloha

Andry Rajoelina
Chefs d'État malgaches

Andry Rajoelina ['andʐʲ radz'welna] , né le [1] à Antsirabe, est un homme politique malgache. Il fut maire d'Antananarivo de 2007 à 2009. Puis du 17 mars 2009 au , il a dirigé l'Etat malgache sous le régime de la Transition suite à la démission du président Marc Ravalomanana le 16 mars 2009. Ce dernier transfère (en lieu et place du président du Sénat) les pleins pouvoirs à un Directoire militaire composé des plus hauts gradés de l'Armée malgache, lequel directoire (re)transfère le jour même le pouvoir à Andry Rajoelina. Cette prise de pouvoir, validée par la Haute Cour Constitutionnelle malgache (HCC), a été considérée par la Communauté internationale comme un coup d'état.

Biographie[modifier | modifier le code]

Andry Nirina Rajoelina est né au sein de l'ethnie merina des Hauts-Plateaux de Madagascar. Son père, le colonel Roger Yves Rajoelina, est officier dans l'armée malgache.

Entrepreneur[modifier | modifier le code]

En 1994[2], Andry Rajoelina débute sa carrière dans le secteur de l'événementiel comme disc jockey[3], il organise et anime les soirées dansantes « Live »[4]. En 1998, grâce au financement de la société de capital-risque Fiaro, filiale de la compagnie d'assurances de l'État ARO, il crée l'entreprise d'impression numérique et de gestion de panneaux publicitaires Injet[5]. Celle-ci est la première entreprise à Madagascar à acquérir la technologie d'impression grand format ce qui lui permet de rapidement dominer le marché de l'affichage publicitaire[6].

À la suite de son mariage avec Mialy Razakandisa, fille de la femme d'affaires Nicole Razakandisa, il devient actionnaire de la société Domapub, une autre société de gestion de panneaux publicitaires qu'il rachètera par la suite. Injet/Domapub détient alors le monopole de l'affichage publicitaire à Antananarivo.[réf. nécessaire]

En 2007, il rachète pour 400 millions de MGA (environ 150 000 €)[7], la radio et chaîne de télévision Ravinala, propriété de l'homme politique Norbert Ratsirahonana[8] qu'il rebaptise Viva[9].

Maire d'Antananarivo[modifier | modifier le code]

Le , Andry Rajoelina se porte officiellement candidat à la mairie de la capitale de Madagascar, et créé l'association Tanora malaGasy Vonona ou TGV (traduction : Jeunes Malgaches prêts). Il se déclare indépendant et non affilié à l'opposition[réf. nécessaire].

Le , Rajoelina est élu maire d'Antananarivo avec 63,32% des voix face au candidat du parti au pouvoir Tiako I Madagasikara (TIM), pourtant parti favori. Huit jours plus tard, Rajoelina est reçu par Ravalomanana qui le félicite pour son élection[10].

Le lendemain de cette rencontre, Rajoelina annonce que la mairie est endettée à hauteur de 8,2 milliards de MGA (environ 3 millions d'euros)[11]. Début , des coupures de l'éclairage public et de l'approvisionnement en eau des bornes fontaines perturbent la stabilité de la ville. En effet, la JIRAMA, compagnie nationale d'électricité, réclame à la commune des arriérés de paiements s'élevant à 3,3 milliards MGA, déduits de 717 millions MGA de taxe communales, les arriérés sont ramenés à 2,58 milliards MGA (environ 950 000 €). Andry Rajoelina réagit sur TV Plus, où il déclare : « La population d’Antananarivo ne doit pas être sanctionnée pour des raisons de stratégie politique »[12], estimant que cette manœuvre avait pour but de le déstabiliser politiquement.

Président de la Haute Autorité de Transition[modifier | modifier le code]

Durant son mandat de maire de la Capitale, il n'a au cesse de critiquer et dénoncer les pratiques du pouvoir qui avait entravé administrativement et financièrement l'exercice de son mandat. C'est le début du bras-de-fer entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. Le , après l'arrêt des émissions de la chaîne de télévision Viva TV ordonné par le gouvernement à la suite de la diffusion de l'interview de l'ancien président Didier Ratsiraka, Andry Rajoelina exige la réouverture de sa chaîne télévisée et lance un ultimatum au gouvernement qui expire le . Il prend alors la tête d'un vaste mouvement de contestation du régime Ravalomanana dans la capitale. Des manifestations ont lieu tous les jours sur la fameuse et historique place du 13 Mai à Antananarivo, le haut-lieu des contestations à Madagascar, rassemblant des centaines de milliers de personnes. Le , il appelle à une grève générale et exige la démission du ministre de la Communication et du ministre chargé des Domaines. Le , il organise une autre manifestation anti-gouvernementale qui dégénère en émeutes et en une série de pillages.

Le , Rajoelina se proclame « en charge des affaires du pays » sur la place du 13-Mai[13]. Le , il organise une manifestation sur la place du 13-Mai et demande à ses partisans de marcher sur le palais d'État d'Ambohitsorohitra pourtant classé « zone rouge » où plusieurs dizaines de manifestants ont trouvé la mort sous les balles de la garde présidentielle. Andry Rajoelina demande alors la démission du président Ravalomanana et de son gouvernement. Un mois plus tard (le ), sous le coup d'un mandat d'arrêt, Andry Rajoelina se réfugie à l'ambassade de France[14].

Le , Andry Rajoelina est investi président de la Haute Autorité de la transition de la République de Madagascar et signe l'ordonnance no 2009-003 qui porte création de la Haute Autorité de la Transition (HAT) et la suspension du Parlement démocratiquement élu. Le la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans son Acte 79-HCC/G du 18 mars 2009 valide ces transferts[15].

Le , sous la pression internationale et notamment de la SADC, le président Rajoelina signe des accords de partage du pouvoir avec les "mouvances" des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy appelés "Accords de Maputo" [16] ainsi qu'un acte additionnel à "Addis Abeba".

Les différents postes législatifs et exécutifs sont ainsi partagés équitablement entre les différentes factions politiques qui acceptent in extremis de laisser Rajoelina à la présidence si les accords sont appliqués. Sont ainsi nommés un Premier ministre de consensus en la personne d'Eugène Mangalaza, deux coprésidents pour une présidence collégiale, Emmanuel Rakotovahiny et Fetison Rakoto Andrianirina, et le président du Congrès, Mamy Rakotoarivelo.

Pourtant, le , le président Rajoelina dénonce les accords de Maputo 1[17]. Les parties concernées ont dû retourner à Maputo pour trouver un nouveau consensus en vue des Accords de Maputo 2, un plan de sortie de crise. Ces accords signés, un nouveau "Gouvernement de consensus et d'Union nationale" a été nommé, dirigé par le Premier Ministre Camille Vital.

Après la COMESA, la SADC à travers Robert Mugabe, propose une intervention militaire pour expulser Rajoelina du pouvoir. L'opposition composée principalement des partisans de l'ancien président Ravalomanana manifestent régulièrement mais font l'objet de répressions systématique. Par ailleurs, des troubles secouent régulièrement la capitale avec au moins deux tentatives de coup d'État militaire pour renverser Rajoelina (Fort Duschene, BANI....)[réf. nécessaire]

Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Le , Andry Rajoelina prête serment en qualité de président de la Haute Autorité de la transition dans le stade de Mahamasina, à Antananarivo. La communauté internationale demande alors que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel[18]. Une feuille de route a été signée en par tous les membres du gouvernement de transition, dont l'objectif est de mener le pays vers des élections libres et vers une sortie de la crise.

France[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy et Andry Rajoelina à l'Elysée, 7 décembre 2011.

Le , le président de la République française Nicolas Sarkozy a déclaré: « Bien sûr c'est ça, un coup d’État... Il y a beaucoup de choses à dire sur l'ancien président (Marc Ravalomanana) mais j'observe qu'il est renversé sans aucune élection. J'observe que la première décision c'est la suppression du Parlement, ce qui n'est quand même pas un signe extrêmement positif » en parlant de la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina lors d'une interview à la presse durant le sommet européen de mars 2009[19].

Cependant, si un gouvernement démocratique comme la France ne peut pas se permettre de reconnaître un gouvernement inconstitutionnel, les analystes voient la déstabilisation de Ravalomanana comme un avantage pour la France, considérant que le régime de ce dernier cultivait un favoritisme pour les entreprises américaines, anglaises, australiennes et japonaises, au détriment des intérêts français[20],[21].

Le , Andry Rajoelina a été reçu par Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)[22]. Quelques jours plus tard, le , Abdou Diouf a salué la décision d'Andry Rajoelina de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles malgaches[23].

Le , Andry Rajoelina a été reçu par Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères.

Trois ans après sa première déclaration, Nicolas Sarkozy a officiellement reçu Andry Rajoelina le au Palais de l'Élysée[24]. Un accord a été signé entre les deux pays, dans lequel la France s'est engagée à verser 10 millions d'euros d'aides destinées aux régions défavorisées de Madagascar et à d'autres organismes publics malgaches[25].

ONU[modifier | modifier le code]

Andry Rajoelina et Ban Ki-Moon
Protection lors de la crise de 2009

En mars 2009, face à la contre-attaque de Ravalomanana, Andry Rajoelina trouve refuge dans l'Ambassade de France « à la demande de la communauté internationale et du médiateur de l'ONU »[26]. Frédéric Desagneaux, alors Porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes de France, a déclaré que ces mesures de protection concernant Andry Rajoelina avaient été prises en concertation avec Marc Ravalomanana[26].

4e conférence de l'ONU sur les pays les moins avancés

Du 9 au , Andry Rajoelina fut invité à la 4e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés qui s'est tenue à Istanbul en Turquie. Andry Rajoelina était lors du dîner à la table d’honneur présidentielle aux côtés du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon[27].

66e session de l'assemblée générale de l'ONU

Le président Andry Rajoelina est également intervenu lors de la 66e session de l’Assemblée générale des Nations unies le [28] à New York, marquant ainsi la reconnaissance internationale de son statut de président de la Haute Autorité de la Transition de la République de Madagascar: « Après trois ans de crise politique et après trois ans d'absence, Madagascar est aujourd'hui fier de retrouver sa place, ici parmi vous, dans le concert des Nations », a-t-il déclaré.

Lors de son discours à la tribune, Andry Rajoelina a insisté sur le « rôle de la médiation dans le règlement des différends par des moyens pacifiques »[29]. Selon lui, la diplomatie est essentielle pour trouver des solutions durables aux conflits internes comme aux crises mondiales. Pour illustrer ses propos, Andry Rajoelina a souligné l’importance de l’implication et du rôle joué par les organisations de la société civile malgache, les partenaires bilatéraux et régionaux de la Grande Île ainsi que par la communauté internationale (la SADC, l’ONU, l’Organisation internationale de la Francophonie et la Commission de l'océan Indien) pour sortir Madagascar de la crise.

Andry Rajoelina a également reconnu qu’un long chemin restait à parcourir avant que Madagascar puisse définitivement tourner la page. Il a ainsi affirmé qu’il convenait de se concentrer en premier lieu « vers la mise en application des dispositions de la feuille de route, par pur respect des premières aspirations populaires, menant vers l'organisation d'élections libres, crédibles, justes et transparentes - seule issue définitive à la crise et au retour à la normalité constitutionnelle ».

Le lendemain, lors d’une audience officielle, Andry Rajoelina a été reçu par Ban Ki-moon[30], secrétaire général de l’ONU, pour discuter avec lui de la mise en place de cette feuille de route, signée le , pour la sortie de crise.

Turquie[modifier | modifier le code]

Lors de la 4e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés qui se tenait à Istanbul du 9 au 13 mai 2011, le président turc Abdullah Gül s'est dit très impressionné par la présentation d'Andry Rajoelina, au point d'exprimer un intérêt à déployer des investissements turcs à Madagascar, comme le projet de construction d’une centrale hydroélectrique de 300 mégawatts[27].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le , Niels Marquardt, alors ambassadeur des États-Unis à Madagascar, a qualifié Andry Rajoelina d'« idéaliste, émotif et inflexible », et affirme: « Sachant qu’il n’obtiendra jamais cela (le pouvoir) en négociant, il choisit la rupture avec une approche de confrontation »[31].

Très vite après la prise de pouvoir du 17 mars 2009, Washington a coupé ses aides non humanitaires et suspendu les programmes AGOA et MCC de Madagascar[31].

Le , Andry Rajoelina s'est vu refuser sa demande de visa américain[32].

Des relations avec certaines personnalités américaines semblent cependant s'établir: le , Andry Rajoelina a reçu Neil Bush, le frère de l'ancien président des États-Unis, George W. Bush[33].

Elections et sortie de crise 2013[modifier | modifier le code]

Après 4 ans de Transition et de crise politique opposant Andry Rajoelina à Marc Ravalomanana, des élections présidentielles couplées aux législatives sont organisées fin 2013. Sous la pression de la communauté internationale, le président Rajoelina renonce à se porter candidat à la condition que son adversaire l'ancien président Marc Ravalomanana alors en exil en Afrique du Sud renonce lui aussi à se présenter. C'est la fameuse règle du "Ni-Ni". Les partisans de Andry Rajoelina se sont regroupés au sein d'une plate-forme dénommée MAPAR (Miaraka Amin'i Presidà Andry Rajoelina). Ce dernier a apporté son soutien à la candidature de son ministre des Finances, Hery Rajaonarimampianina. Le MAPAR a obtenu la majorité des sièges à la nouvelle Assemblée nationale tandis que Hery Rajaonarimampianina accède à la magistrature suprême au second tour.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « FACTBOX-Madagascar's new president Rajoelina »
  2. http://rob-histo.e-monsite.com/pages/histoire-de-madagascar/republique-provisoire-transition/andry-rajoelina.html
  3. « Une présidentielle pour mettre un terme à la crise politique à Madagascar », RTS Info, Radio télévision suisse,‎ (lire en ligne [[audio]])
    « Andry Rajoelina, un ancien disc jockey, était alors arrivé au pouvoir en organisant de violentes manifestations de rue qui avaient abouti, avec l'aide de l'armée, au renversement de Marc Ravalomanana, un millionnaire autodidacte. »
  4. Page web datant de 2004, contenant un interview de Andry TGV par le site sobika.com.
  5. Viva télévision Andry TGV met le turbo sur Madagate.com
  6. Article de l'Écho austral
  7. madagascar : lancement de VIVA Television radio
  8. VIVA TV : une nouvelle étoile est née ! photo viva-tv-10.jpg
  9. Couverture par le journal en ligne madagate.com de l'ouverture officielle de la télévision VIVA
  10. Ravalomanana rencontre cinq maires
  11. Andry Rajoelina hérite de 41 milliards FMG de dettes
  12. Antananarivo est-elle sanctionnee
  13. Coup d'État à Madagascar : Andry Rajoelina s'autoproclame dirigeant
  14. Rajoelina réfugié a l'ambassade de France, Le Figaro,
  15. La Haute Cour constitutionnelle investit Andry Rajoelina, L'Express de Madagascar, 19 mars 2009
  16. Tout sur les Accords de Maputo, Madagascar Tribune, 13 août 2009
  17. allAfrica.com: Madagascar: Andry Rajoelina rompt les accords de Maputo
  18. Madagascar : le nouveau président a prêté serment, France Info, 21 mars 2009
  19. Sarkozy qualifie de coup d'État la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina
  20. Philippe Hugon, http://www.affaires-strategiques.iris-france.org/spip.php?article701, Affaires-strategiques.info, 30 janvier 2009
  21. La France affiche son soutien au jeune président malgache, Slate Afrique, 7 décembre 2011
  22. Abdou Diouf s’entretient avec le président de la Haute Autorité de Transition de Madagascar, Site de l'OIF, 12 mai 2011
  23. Madagascar : Abdou Diouf salue les décisions prises par le président Rajoelina, Site de l'OIF, 18 mai 2011
  24. Andry Rojoelina en France, BBC, 7 décembre 2011
  25. Paris envoie 10 M€ à Madagascar, Le Figaro, 6 décembre 2011
  26. a et b Madagascar: Le bout du tunnel est encore loin, Paris Match, 10 mars 2009
  27. a et b Andry Rajoelina, la force pas tranquille de Madagascar, Slate Afrique, 12 mai 2011
  28. Un.org, site de l'ONU
  29. Intervention de Son Excellence Monsieur Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de la Transition, République de Madagascar, Un.org, site de l'ONU
  30. Iloniaina Alain, Opération de charme de Rajoelina, L'express Mada, 26 septembre 2011
  31. a et b La crise malgache vue par l'Oncle Sam, Slate Afrique, 13 septembre 2011
  32. Andry Rajoelina - Refus de visa aux États-Unis à titre de sanctions ?, Allafrica.com, 21 juillet 2011
  33. Le frère de George Bush chez le Président Andry Rajoelina, Actumada.mg, 1er aout 2011
  34. name="Article de l'Écho austral"
  35. Première interview d'Andry Rajoelina, sobika.com] réalisée le 14 novembre 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]