Crise politique de 2009 à Madagascar

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Manifestants à Antananarivo, le .

La crise politique de 2009 à Madagascar est une série de manifestations, d'émeutes et de confrontations politiques qui secouent Madagascar à partir de la deuxième moitié du mois de . Elle oppose les partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, aux partisans de Marc Ravalomanana, président de la République de Madagascar, élu en 2006.

Les manifestants reprochent à ce dernier la hausse des prix[1], sa mainmise sur l'économie malgache[1] notamment l'achat d'un Boeing présidentiel avec l'argent public en partie et la location en bail longue durée de la moitié de la surface cultivable à Madagascar à l'entreprise coréenne Daewoo, ainsi que le recours aux unités anti-émeute (EMMO-REG, EMMO-FAR...) pour arrêter leur mouvement.

Environ 135 personnes meurent durant ces violences. La majorité sont des pilleurs piégés dans des bâtiments en flammes durant le 26 janvier 2009, le «Lundi Noir». D'autres meurent le 7 février 2009 quand la garde présidentielle tire sur la foule qui avance vers le Palais Présidentiel d'Ambohitsorohitra.

Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et les deux anciens Présidents de la République Albert Zafy et Didier Ratsiraka se réunissent en août 2009 à Maputo. Andry Rajoelina est reconnu président de Madagascar. La négociation reprend en novembre. Un consensus, sur la phase de transition avant de nouvelles élections, est amorcé. Puis en décembre, les accords de Maputo et les négociations qui ont suivis, sous la tutelle de médiateurs internationaux, sont remis en cause par le président Rajoelina. désormais installé au pouvoir

Origines de la crise[modifier | modifier le code]

En décembre 2007, Andry Rajoelina est élu maire d'Antananarivo. Cet homme politique, ayant fait fortune, précédemment, dans la communication, est surnommé TGV parce qu'il veut avancer à grande vitesse. Il a créé un parti désigné par le même sigle, le Tanora malaGasy Vonona (les Jeunes Malgaches décidés), puis a gagné, à la surprise générale, en candidat indépendant, les élections à la mairie de la capitale malgache. Des tensions apparaissent rapidement entre le président Marc Ravalomanana et le jeune maire au cours de l'année 2008, lorsque Rajoelina devient un critique virulent d'une série de décisions politiques impopulaires promulguées par le président[2],[3].

Les émeutes commencent suite à la décision gouvernementale, le , de fermer la chaîne de télévision Viva TV, propriété de Andry Rajoelina[4]. Cette décision entraîne la réaction de ce dernier, qui, le , soutenu par des représentants importants de l'opposition politique et de la société civile (notamment Madeleine Ramaholimihaso et Nadine Ramaroson), demande la réouverture de tous les médias fermés par l'État, et l'ouverture de la télévision et de la radio nationale à des représentants de l'opposition. À cette réunion, Andry Rajoelina s'impose comme chef naturel de l'opposition politique à Madagascar[5], un positionnement qui irrite beaucoup les autres partis comme l'Arema, le LEADER-Fanilo, ...

Ultimatum du 13 janvier 2009[modifier | modifier le code]

Il lance un ultimatum au gouvernement, qui expire le sans réaction du pouvoir. Andry Rajoelina convoque ainsi l'ensemble de la presse le 14 janvier 2009, pour lui faire part de ses projets à la suite du refus du régime de répondre à son ultimatum réclamant plus de démocratie et de liberté d'expression à Madagascar. Il déclare « Aleo halan' andriana toy izay halam-bahoaka », citation symbolique signifiant « mieux vaut être haï par les rois que par le peuple ». Il décide alors d'inviter les malgaches à un rassemblement politique le , à l'occasion de l'inauguration de la dite « Place de la Démocratie » à Ambohijatovo. Ce rassemblement réunit 30 000 manifestants[2].

Le porte-parole du parti présidentiel minimise immédiatement cet appel en qualifiant cette inauguration de « simple gadget »[6].

Le , Andry Rajoelina procède donc à l'inauguration de la Place de la Démocratie, devant une audience estimée à 30 000 manifestants. Il prononce alors un discours relatant les actions réalisées par la Mairie depuis un an et procède ensuite à une critique de la conduite des affaires publiques à Madagascar. Il fait part à la foule des méthodes de fonctionnement de Marc Ravalomanana qu'il dit bien connaître, et de son régime et ce depuis son élection à la mairie d'Antananarivo en 2000. Il condamne les contrats passés en 2000 entre la mairie et la chaîne de télévision Malagasy Broadcasting System (MBS) appartenant à Marc Ravalomanana et à ses proches, autorisant cette société à s'installer pour une durée de 50 ans sur les terrains et les locaux de la mairie pour un loyer minimal, ensuite transformé en échange de services[2],[7]. Le maire d'Antananarivo critique également les décisions prises par le régime de Marc Ravalomanana au niveau national, tel l'achat d'un avion présidentiel estimé à 60 millions de dollars alors que la majorité de la population vit dans la pauvreté. Il renchérit dans la polémique en mettant en cause la location gratuite de 1,3 million d'hectares de terres arables pour une durée de 99 ans à la société Daewoo Logistics[2].

Lors d'un nouveau rassemblement, Andry Rajaoelina exige la démission du président Ravalomanan, au-delà donc de ses précédentes demandes de démission de ministres. Face aux autres partis d'opposition, il veut apparaître comme le défenseur de la démocratie, et par voie de fait le nouveau chef d'une opposition qu'il dit décapitée par sept ans de régime du Président Marc Ravalomanana. Une autre manifestation anti-gouvernementale suit le 24 janvier, et débouche sur des émeutes et des pillages durant lesquels l'immeuble de la télévision publique est incendié. Le , l'État envoie des soldats — des « mercenaires » selon les partisans d'Andry Rajaoelina — pour confisquer les émetteurs de la radio Viva. Mais le matin, les partisans de Andry Rajaoelina accourent à la place du 13-Mai. Arrivé à son tour, le maire ordonne à ses partisans de tenir meeting devant le tribunal Anosy pour obtenir la libération de trois étudiants inculpés dans une affaire de cocktail molotov et l'interruption du remblayage qu'il dit non autorisé des rizières d'Andohatapenaka. À Anosy, la manifestation n'est pas maîtrisée. Des partisans s'en prennent aux locaux de la radio et de la télévision nationales, les pillent et les incendient. Ces partisans attaquent aussi les magasins et usines appartenant au groupe Tiko ou à des sociétés privées, propriétés du président Ravalomanana[8]. C'est une remise en cause de la réussite économique du président Ravalomanana, menée par Andry Rajaoelina, lui-aussi homme d'affaires[9].

L'Île commence alors à s'embraser et les provinces sont également touchées par les mêmes scènes d'émeutes et de pillages. Au moins 68 personnes périssent en moins de trois jours lors d'émeutes et de pillages liés aux manifestations appelées par le maire de la capitale contre le régime. Les responsables de la gendarmerie annoncent officiellement 68 morts alors que le secrétaire d'État français à la Coopération, Alain Joyandet, fait état de « plus de 80 morts en quelques jours ». La plupart des victimes périssent dans des incendies lors de pillages. Dans la capitale, à Antananarivo, les autorités annoncent 42 morts dans l'incendie d'un centre d'achats dont la toiture s'est effondrée sur des pillards. En province, le bilan des forces de l'ordre décompte : 4 morts à Antsirabe, 2 à Fianarantsoa (centre de l’île), 2 à Toamasina (côte est), 1 à Sambava (côte nord-est), 1 à Mahajanga (côte ouest). À Toliara, sur la côte sud-ouest de l'île, ils recensent 16 morts, dont 11 victimes d'une « électrocution »[10].

Lutte de pouvoir[modifier | modifier le code]

Le , Andry Rajoelina s'autoproclame « en charge » de la République de Madagascar sur la place du 13-Mai. Il déclare que c'est désormais lui qui donne les ordres aux forces de sécurité et que les bureaux et l'administration seront fermés le 2 février[11]. Le soir même, Marc Ravalomanana tient une conférence de presse au palais présidentiel, où il affirme qu'il reste le détenteur du pouvoir présidentiel. À une question sur d'éventuelles poursuites contre le maire, il répond que le ministère de la Justice statuerait en temps opportun[12].

Le 2 février 2009, les ministères, la plupart des commerces et entreprises restent ouverts. Le rassemblement de la place du 13-Mai ne regroupe plus que quelques dizaines de personnes, soit beaucoup moins que les jours précédents. Andry Rajoelina s'y présente pour annoncer qu'il lance une procédure de destitution contre le président de la République et qu'une demande dans ce sens sera déposée devant la Haute Cour constitutionnelle. La démarche est effectivement effectuée par l'entremise de Ny Hasina Andriamanjato, coordinateur général de la mairie et ancien ministre de l'ex-président Ratsiraka. Au cours de ce meeting, Andry Rajoelina indique également à ses partisans que, si la procédure de destitution n'aboutit pas, il leur demandera de marcher avec lui sur le palais présidentiel, à Iavoloha, pour y prendre le pouvoir[13].

Andry Rajoelina est destitué de ses fonctions de maire par le ministre de l'Intérieur, Gervais Rakotoniriana, le [14] en raison de « manquements dans la conduite de la mission de la commune ». Il est remplacé par un administrateur provisoire, officiellement appelé président de délégation spéciale.

Le 7 février, 28 manifestants sont tués et 212 autres blessés alors que l'armée tire sur la foule qui marchait vers le palais présidentiel, normalement et internationalement déclaré zone rouge[1]. Le même jour, Rajoelina prend la tête d'une Haute Autorité de transition[15] et nomme un « Premier ministre » en la personne de Roindefo Monja.

Le , des affrontements entre des manifestants de l'opposition et les forces de l'ordre à Ambositra font deux morts par balles parmi les manifestants et plusieurs blessés de part et d'autre[16].

Poursuivi par la justice, Andy Rajoelina se réfugie le 6 mars à l'ambassade de France[17].

Changement de main[modifier | modifier le code]

Mars 2009[modifier | modifier le code]

Le 11 mars, des militaires proches de l'opposition forcent le chef de l'État major à démissionner. Les 14 et 15 mars, l'armée apporte son soutien à Andry Rajoelina. Le 17 mars 2009, 10 000 partisans de Rajoelina manifestent, et Andry Rajoelina envahit le palais présidentiel avec l'appui de l'armée, le président Ravalomanana s'étant réfugié dans une résidence hors de la ville et ayant annoncé dans la matinée sa démission[18],[19]. S'engage alors un débat pour savoir qui doit prendre la tête de l'État, le jeune maire d'Antananarivo étant trop jeune (d'après la constitution) pour briguer un mandat de président. Les fonctions de président de la République et de Premier ministre sont momentanément confiées à un directoire militaire[20].

Les 3 haut-gradés présents à l'Épiscopat d'Antanimena décident, dans la soirée du 17 mars 2009, de confier les pleins pouvoirs à l'homme de la rue Andry Rajoelina pour effectuer la transition politique[21].

Le , le Conseil constitutionnel de l'île officialise la prise de pouvoir de Andry Rajoelina, son investiture officielle devant avoir lieu le [22]. Andry Rajoelina s'engage à organiser des élections et à rédiger une nouvelle constitution en vue de créer une IVe République.

Estimant le changement de gouvernement « non constitutionnel », l'Union africaine suspend Madagascar de ses instances. La Communauté pour le développement de l'Afrique australe refuse de même de reconnaître le nouveau président[23]. L'Union européenne qualifie également de « coup d'État» le changement de régime à Madagascar, tandis que les États-Unis jugent le transfert du pouvoir « non démocratique »[24]. Le président de la République française Nicolas Sarkozy déclare, toujours le 20 août : « Bien sûr c'est ça, un coup d’État... Il y a beaucoup de choses à dire sur l'ancien président (Marc Ravalomanana) mais j'observe qu'il est renversé sans aucune élection »[25].

Le , Andry Rajoelina prête serment, à Antananarivo dans le stade de Mahamasina, devant plus de 40 000 personnes. Aucun diplomate étranger n'est présent. La communauté internationale ne voit pas d'un bon œil cette nomination et les partenaires habituels du pays demandent que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel[26].

Le , des milliers de militants de l'ancien président Ravalomanana se rassemblent et manifestent pour le retour de celui-ci tout en dénonçant le coup d'Etat qui vient d'avoir lieu[27].

Avril 2009[modifier | modifier le code]

Début avril, les assises nationales sous la présidence de la Haute autorité de transition (HAT) fixent la tenue d'un référendum constitutionnel en septembre 2009, des élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010[28]. Ces assises nationales se tiennent en l'absence des représentants du TIM (le Tiako i Madagasikara, le parti de Marc Ravalomanana), celui-ci tenant des assises séparées, tandis que des tentatives de conciliations diplomatiques sont engagées[29].

Le 14 avril, Marc Ravalomanana en exil au Swaziland revient sur sa démission concédée le 17 mars. Il nomme à son tour un Premier ministre « légal », Manandafy Rakotonirina, politicien éprouvé, âgé de 70 ans, et tête de liste du parti Militant pour le Progrès de Madagascar. Cette nomination, est aussitôt dénoncée par le pouvoir en place[30], et le ministre de la justice de la HAT lance un mandat d'arrêt contre le président déchu et son ministre des finances[31]. L'ONU et les officiels étrangers sont ballottés. Le lendemain, la HAT nomme 11 nouveaux ministres[32].

Le 20 avril, des malgaches se rassemblent à Antanananarivo pour écouter Ravalomanana s'exprimer par téléphone et protester contre la fermeture de deux stations de radio, Radio Fahazavana et Radio Mada[33], cette dernière étant la propriété de Ravalomanana. Lorsque les manifestants commencent à marcher vers un palais de justice dans le centre de la ville, la police utilise du gaz lacrymogène pour disperser les foules et tire ensuite. Un journaliste de la BBC est témoin de la mort d'un manifestant , tué par une balle tirée à bout portant dans le dos. Un autre manifestant est également tué et une vingtaine de personnes sont blessées pendant les manifestations. Le lendemain, des milliers de personnes se rassemblent pour pleurer les deux morts. Les manifestations sont alors interdites « afin de rétablir l'ordre public ». Malgré l'interdiction, une manifestation a lieu à nouveau le lendemain. Plus d'un millier de personnes se rassemblent pour protester, moins nombreuses et sur une durée plus courte que les jours précédents[34]. Le 27 avril, l'armée envahit la Cour constitutionnelle pour arrêter plusieurs membres de la sécurité de cette institution, soupçonnés d'encourager la violence lors des manifestations pro-Ravalomanana[35]. Cette recherche des responsables des manifestations pro-Ravalomananan prend des formes diverses. Manandafy Rakotonirina, âgé de 70 ans, nommé premier ministre « légal » par l'ancien président réfugié en Afrique du Sud, commence à travailler à l'hôtel Carlton à Antanananarivo, et nomme lui aussi un gouvernement, le 28 avril. Les forces de l'ordre investissent le Carlton et l'arrêtent. Il est accusé, luis aussi, d'avoir fomenté les manifestations ayant données lieu à des violences policières[36]. Toujours à la fin avril, le gouvernement de Rajoelina informe l'Union Africaine qu'il est prêt à tenir des élections avant la fin de 2009, plus tôt qu'il ne l'a déclaré précédemment

Réunions de conciliations[modifier | modifier le code]

Lors d'une réunion tenue le 23 mai 2009 entre les différents factions en conflit, une percée est réalisée, s'appuyant sur cette pespective d'élections : il est convenu de former un gouvernement de transition et une commission vérité et réconciliation, et que tous les anciens présidents seront autorisés à se présenter aux élections présidentielles. Ce dernier point est cependant controversé, pouvant contribuer à accroître l'instabilité. Cependant, le 25 mai 2009, le parti de Didier Ratsiraka se retire des pourparlers[37].

L'ancien président exilé de Madagascar Marc Ravalomanana, le président de la Haute Autorité de Transition de Madagascar Andry Rajoelina, l'ancien président exilé de Madagascar Didier Ratsiraka et l'ancien président de la République malgache Albert Zafy se rencontrent finalement le mardi 4 août 2009 à Maputo, la capitale mozambicaine, pour des pourparlers de médiation d'une durée de quatre jours avec l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano en tant que médiateur. Des représentants de l'Union africaine (UA), des Nations Unies (ONU), de l'Organisation internationale de la Francophonie et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) sont présents[38].

Cette réunion aboutit aux accords de Maputo n°1, le 8 août, complétés par les accords de Maputo n°2 , négociés du 25 au 27 août. Dans ces accords, une charte de transition entérine des institutions provisoires, reconnaît la présidence d'Andry Rajoelina. Mais les pourpalers n'aboutissent pas sur un point important, le choix du gouvernement. Monja Roindefo n’en est pas moins reconduit unilatéralement, par Andry Rajoelina, comme Premier ministre le 4 septembre 2009, avant de céder la place, le 7 novembre, à Eugène Mangalaza. Celui-ci est un Premier ministre de consensus, désigné le 7 novembre, au terme d’un « acte additionnel » obtenu sous la pression des médiateurs internationaux, à la charte de transition, négocié en août à Addis-Abeba. Le 30 novembre, Andry Rajoelina annonce à la télévision refuser de participer à de nouvelles réunions de conciliation à l’étranger, puis il profite d’une troisième réunion organisée, sans sa présence, à Maputo du 3 au 8 décembre, mais en présence d’Eugène Mangalaza, pour désigner nominativement les ministres. Il dénonce le 18 décembre 2009 les accords de Maputo n°1 et n°2, et démet de ses fonctions le Premier ministre Eugène Mangalaza. Il désigne comme Premier Ministre Cécile Manorohanta, de façon intérimaire, puis, le 20 décembre, le colonel Albert-Camille Vital. Dans le même temps, le calendrier électoral pour de futures élections législatives, évolue à plusieurs reprises, et il décide de faire précéder ces élections législatives d'un référendum sur une nouvelle constitution. Le référendum a lieu finalement en novembre 2010[39]. Les élections législatives, reportées à plusieurs reprises, ne sont organisées qu'en 2013[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Madagascar : retour au calme après une manifestation meurtrière », Le Point,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c et d « Utilisant le mécontentement populaire, le maire d'Antananarivo défie le président Ravalomanana », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Vincent Hugeux, « Madagascar: où fonce Andry-TGV? », L'Express de Madagascar,‎ (lire en ligne)
  4. « Madagascar : bras de fer entre le maire d'Antananarivo et le président », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Manjaka Hery, « Leader naturel de l'opposition ? », Madagascar Tribune,‎ (lire en ligne)
  6. « La Place de la démocratie, un gadget », Madagascar Tribune,‎ (lire en ligne)
  7. Manjaka Hery, « Le contrat de la MBS dénoncé », Madagascar Tribune,‎ (lire en ligne)
  8. « À Antananarivo, une manifestation contre le chef de l'Etat s'accompagne de pillage », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Mathieu Pellerin, « Madagascar : un conflit d'entrepreneurs ? Figures de la réussite économique et rivalités politiques », Politique africaine, vol. 2009/1, no 113,‎ , p. 152-165 (DOI 10.3917/polaf.113.0152, lire en ligne)
  10. « Au moins 68 morts à Madagascar depuis lundi », Libération,‎ (lire en ligne)
  11. « Le maire de la capitale malgache se proclame en charge du pays », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. Sébastien Hervieu-Antananarivo, « A Madagascar, le maire d'Antananarivo s'est autoproclamé responsable suprême », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. « Madagascar : dépôt d'une demande de destitution du président », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. Tanguy Berthemet, « Andry Rajoelina, le rebelle qui veut gouverner Madagascar », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  15. « Madagascar : la police ouvre le feu contre des partisans de l'opposition », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. « Madagascar : deux morts dans la dispersion d'une manifestation d'opposants mercredi », Le Point,‎ (lire en ligne)
  17. AFP, « Rajoelina réfugié à l'ambassade de France », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  18. « L'armée malgache confie le pouvoir à Andry Rajoelina », L'Express,‎ (lire en ligne)
  19. « Le président de Madagascar remet ses pouvoirs à l'armée », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  20. Décret n° 2009/239 du 17 mars 2009 : démission (cela reste un débat car il y a plutôt délégation de fonctions) du président de la République et dissolution du gouvernement.
  21. [« Madagascar : Andry Rajoelina se déclare président », Le Monde',‎ (lire en ligne)
  22. Elise Barthet, « Madagascar : que veut le nouveau président ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  23. Reuters, « L'Union africaine suspend Madagascar », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  24. AFP, « Madagascar : l'Union européenne dénonce un "coup d'Etat », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. « Sarkozy qualifie de coup d'État la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  26. [« Madagascar : Andry Rajoelina prête serment », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  27. Jean-Philippe Rémy, « À Madagascar, les partisans du président déchu manifestent à leur tour », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  28. « Madagascar : Rajoelina promet des élections au mois d'octobre 2010 », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  29. Madagascar: discussions directes entre délégués de Ravalomanana et Rajoelina, agence AFP, 10/04/2009, en ligne
  30. Reuters, « Le pouvoir malgache récuse le dirigeant choisi par Ravalomanana », L'Express,‎ (lire en ligne)
  31. Lovasoa Rabary, « Madagascar: mandat d'arrêt contre Ravalomanana », BBC Afrique,,‎ (lire en ligne)
  32. Agence AFP, Madagascar : le régime de transition complète son gouvernement, 18/04/2008, article en ligne
  33. (en) « Madagascar protests turn deadly », BBC News,‎ (lire en ligne)
  34. (en) Alain Iloniaina, « Madagascar government bans public protests », Reuters,‎ (lire en ligne)
  35. Sébastien Hervieu, « À Madagascar, l'armée envahit la Cour constitutionnelle », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  36. « Le «premier ministre» de Ravalomanana arrêté », Radio France internationale,‎ (lire en ligne)
  37. (en) Jonny Hogg, « Party quits talks in Madagascar », BBC News,‎ (lire en ligne)
  38. Jean-Philippe Rémy, « Rencontre de la dernière chance pour trouver une sortie de crise à Madagascar », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  39. Didier Galibert, « Rigidités et « glocalisation » : un regard anthropologique sur la crise malgache (2009-2011) », Cahiers d'Outre-Mer, no 255,‎ (DOI 10.4000/com.6325, lire en ligne)
  40. « Madagascar : toujours "pas d'accord" entre Ravalomanana et Rajoelina », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Solofo Randrianja (dir.), Madagascar, le coup d'État de mars 2009, Karthala, Paris, 2012, 336 p. (ISBN 9782811106058)