Marc Ravalomanana

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Marc Ravalomanana
Image illustrative de l'article Marc Ravalomanana
Fonctions
7e président de la République de Madagascar
(9e chef de l'État malgache)

(6 ans 10 mois et 11 jours
Élection
Réélection
Premier ministre Jacques Sylla
Charles Rabemananjara
Prédécesseur Didier Ratsiraka
Successeur Andry Rajoelina
(président de la Haute Autorité de transition)
Maire de Tananarive
Réélection
Successeur Patrick Ramiaramanana
Biographie
Nom de naissance Marc Ravalomanana
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Imerinkasinina (Madagascar)
Nationalité malgache
Parti politique Tiako i Madagasikara
Conjoint Lalao Ravalomanana
Profession Entrepreneur, homme politique
Résidence Palais d'État d'Ambohitsorohitra

Marc Ravalomanana
Présidents de la République de Madagascar

Marc Ravalomanana, né le à Imerinkasinina (région d'Antananarivo) est un homme d'affaires et homme d'Etat malgache. Il fut maire d'Antananarivo de décembre 1999 à mai 2002 et président de la République de Madagascar du au .

L'homme d'affaires et les débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il appartient à l'ethnie Merina des Hauts-Plateaux de Madagascar. Autodidacte, il dirige la petite laiterie familiale et la transforme grâce au soutien d'un proche de la famille, et avec l'aide de la Banque Mondiale, en une entreprise industrielle de dimension nationale : le groupe Tiko S.A. Marc Ravalomanana incarne l'exemple même de la réussite car partant de rien il a réussi à implanter sa marque dans tout Madagascar par les produits de Tiko. Tiko devient alors le fleuron de l'industrie agro-alimentaire malgache et permet ainsi à toute la population malgache d'accéder aux produits laitiers.

En , il est élu maire d'Antananarivo, hors des partis politiques, sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J'aime Iarivo). Il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d'assainissement et de grands chantiers d'infrastructures urbaines.

La crise politique de 2002[modifier | modifier le code]

Le a lieu le premier tour de l'élection présidentielle à Madagascar.

Les résultats, selon le ministère de l'Intérieur, donnent Marc Ravalomanana en tête avec 46,44 % des suffrages devant le président sortant Didier Ratsiraka, 40,61 %. Ces chiffres sont contestés par le Comité de soutien de Marc Ravalomanana et par son organisation de campagne Tiako i Madagasikara, qui ont fait leur propre collecte de résultats. Ils affirment que Ravalomanana est vainqueur au premier tour avec environ 53 % des suffrages et réclament une confrontation des procès-verbaux originaux dont ils possèdent un exemplaire. Le 17 janvier 2002, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), institution qui juge les contentieux électoraux à Madagascar, se prononce en faveur d'un nouveau décompte des voix et le 26 janvier, la Cour publie les résultats officiels du 1er tour selon lesquels M. Ravalomanana devançant M. Ratsiraka sont qualifiés pour le 2è tour. Mais, Marc Ravalomanana et ses partisans contestent ce verdict de la HCC et appellent les gens à descendre dans la rue.

Des centaines de milliers de personnes sont alors réunies sur la place du 13 mai. A partir de février 2002, le mouvement commence à s'amplifier, Marc Ravalomanana met la pression sur le pouvoir en place et se prépare à un coup de force pour "faire respecter les résultats du vote". Face à l'intransigeance du régime Ratsiraka, le 22 février 2002 il franchit le pas et s'autoproclame "président de la République"[1] soutenu par des magistrats de la Cour Suprême malgache et prête serment dans le Stade Municipal de Mahamasina.

Cette "investiture" du 22 février 2002 n'a pas été reconnue par la Communauté internationale. Le président sortant Didier Ratsiraka dénonce un "coup d'Etat". Ravalomanana de son côté nomme un gouvernement qualifié de "légitime" dirigé par M. Jacques Sylla. Madagascar se retrouve alors avec 2 "présidents" et 2 "gouvernements" avec chacun leur "fief". La Capitale et sa région pour Ravalomanana et les provinces notamment celle de Toamasina d'où il est originaire pour Ratsiraka. Le pays tout entier est alors bloqué par le bras-de-fer qui oppose les 2 protagonistes. C'est alors que l'UA (l'Union Africaine) entre en scène avec la médiation conduite par son Secrétaire Général M. Amara Essy ainsi que le président sénégalais M. Abdoulaye Wade et le président du Bénin M. Mathieu Kérékou.

En avril 2002, le président Wade a accepté d'accueillir les 2 protagonistes avec l'équipe de médiation à Dakar. Le 18 avril 2002, les parties signent les "Accords de Dakar" qui prévoient "l'organisation d'un second tour sous la forme d'un référendum" dans les 6 mois pour départager les 2 candidats.

Cependant, de retour à Madagascar, la situation s’est compliquée. L'économie de l'île reste paralysée et la situation politique bloquée.

L'Amiral Didier Ratsiraka continue de mettre la pression sur son adversaire en organisant le blocus économique de la Capitale pendant que M. Ravalomanana a fait appel à une armée de "réservistes" pour "prendre" les provinces toujours sous la coupe du régime Ratsiraka.

Le 29 avril 2002, la Haute Cour Constitutionnelle, à l’issue d’un nouveau décompte, a proclamé M. Marc Ravalomanana vainqueur du premier tour avec une majorité de 51,46% contre 35,90% à M. Didier Ratsiraka.  Ce dernier conteste ces nouveaux résultats car selon lui, la composition de La Cour avait été changée entre-temps de façon illégale.

Le 6 mai 2002, Marc Ravalomanana prête de nouveau serment à Mahamasina à l'occasion d'une investiture "légale" cette fois-ci. Les représentations diplomatiques envoient leur numéro deux[réf. nécessaire].

Le régime Ravalomanana fort de ce statut légal recouvre peu à peu le contrôle de l'Administration et procède aux nominations de hauts fonctionnaires. En provinces, les affrontements armés entre les 2 camps continuent et s'intensifient faisant des morts et des blessés notamment dans le Nord et l'Est de l'île. Les 2 protagonistes sont alors rappelés d'urgence en juin 2002 à Dakar afin de trouver un "plan de sortie de crise". Le 9 juin 2002 sont signés les "Accords de Dakar II" lesquels prévoient la mise en place d'un "Conseil Supérieur de la Transition" présidé par Ravalomanana ainsi que d'un Gouvernement de consensus chargé d'organiser des "élections législatives anticipées pour départager les Leaders malgaches". A l'instar des premiers, ces accords ne seront jamais appliqués car une fois rentrés, les 2 parties campent de nouveau sur leurs positions respectives. A l'approche d'un succès militaire de Ravalomanana sur l'ensemble du territoire, Didier Ratsiraka décide le 7 juillet 2002 de quitter la Grande Ile avec sa famille et ses proches à bord d'un avion à destination de la France où il restera en exil jusqu'en 2011.

Les États-Unis imités quelques jours après par la Suisse ont été les premiers à reconnaître le nouveau pouvoir à Madagascar à l'issue de la longue et profonde crise politique de 2002.

Présidence[modifier | modifier le code]

À l'issue de la crise post-électorale de 2002, Marc Ravalomanana et son parti Tiako i Madagasikara devaient une nouvelle fois légitimer leur accession au pouvoir. C'est chose faite avec les élections législatives et communales largement dominées [2].

Au terme de son premier mandat, Marc Ravalomanana fut réélu au premier tour de l’élection présidentielle du avec l'obtention de 54,79 % (2 435 199 ) des voix.

Les opposants réclament la révision de la loi électorale que l'ancien président Didier Ratsiraka aurait conçue pour se maintenir au pouvoir. Ils délaissent la campagne sur le référendum du . La révision de la Constitution concerne la mise en place des régions, la reconnaissance de la liberté de religion à la place de la laïcité, l'anglais en tant que troisième langue officielle. Sans adversaires, le TIM domine le Parlement et a un millier de maires élus, soit deux sur trois[réf. nécessaire].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Marc Ravalomanana a adopté un nouveau style très chef d'entreprise, il veut aller vite tout en restant pragmatique[3], souvent au détriment de l'orthodoxie de la gestion des finances publiques ou/et en outrepassant les procédures réglementaires (remblai sans autorisation dans une zone de bassin tampon protégeant la capitale des inondations, attribution du marché et vente de ce terrain à une entreprise de son groupe à un prix de très loin inférieur à ce qu'il en a couté à l’État pour l'aménager). Il encourage les Malgaches à travailler dur, vite et bien. Les concepts en anglais font leur apparition[réf. nécessaire] : rapid result initiatives, private public partnership, task force, ownership, leadership. Il privilégie le partenariat multilatéral au bilatéralisme issu du colonialisme. Des services administratifs ont été créés dans le but d'instaurer une bonne gouvernance : le Bianco pour lutter contre la corruption, le SAMIFIN contre le blanchiment d'argent, le Central Intelligency Service (services de renseignements malgaches), le Conseil supérieur de la défense nationale[4]... Les termes anglo-saxons sont largement utilisés dans beaucoup de domaines et Marc Ravalomanana lui-même aime s'exprimer ou du moins utiliser beaucoup de mots anglais lors des interviews télévisées ou radiophoniques.

Économie[modifier | modifier le code]

Il aura été marqué par le recours à des compétences étrangères[réf. nécessaire] pour gérer les compagnies nationales Jirama (eaux et électricité) et Air Madagascar. Une mesure de détaxation périodique a été appliquée sur des produits spécifiques afin de relancer la consommation et aider certains secteurs de l'économie. L'Economic Development Board of Madagascar est créé pour faciliter les investissements. L'effacement de ses dettes permet au pays d'investir dans son développement.

Le MAP (Madagascar Action Plan) ou Plan d'action pour Madagascar[5] est un plan de développement quinquennal qui se présente en termes d'engagements et de défis à relever pour réduire la pauvreté et atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Marc Ravalomanana mise sur la révolution verte : multiplier la production alimentaire par trois et faire de la crise alimentaire mondiale une opportunité.

Des pôles intégrés de croissance (PIC) sont mis en place en partenariat avec la Banque mondiale. Toamasina est décrétée capitale économique, en rétorsion à la défaite de son parti aux municipales à Antananarivo, la capitale[réf. nécessaire]. Les projets miniers (ilménites, nickel, cobalt, pétrole) sont devenus concrets et apportent le développement économique et social dans la région[réf. nécessaire]. Des doutes persistent sur leur impact écologique, le réel apport au développement local, les bénéfices que l'État perçoit[réf. nécessaire].

Réformes[modifier | modifier le code]

Sous la présidence de Marc Ravalomanana, les réformes ont été nombreuses : la redynamisation de la décentralisation et de la déconcentration (alors que paradoxalement le moindre détail se décidait à son niveau tellement ses collaborateurs avaient peur de ses décisions et sautes d'humeur imprévisibles), la réforme foncière pour donner aux paysans un titre, la possibilité aux investisseurs étrangers d'acquérir un terrain, la réforme fiscale visant à augmenter le nombre de contribuables et la recette, le "ciel ouvert". La plus grande réforme qu'aurait été la transformation de l'Éducation Nationale du primaire[réf. nécessaire] - qui dure sept ans – jusqu'au niveau supérieur n'a pas été réalisée. Marc Ravalomanana fait entrer l'apprentissage de l'anglais en primaire dans certaines écoles pilotes et envoie des jeunes étudier aux États-Unis[réf. nécessaire].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Marc Ravalomanana a été reçu docteur honoris causa par trois universités, Université d'Antananarivo, Abilene Christian University[6] aux Etats-Unis et l'Université de Pékin[7].

Marc Ravalomanana n'a jamais remis en cause les principaux choix stratégiques de ses prédécesseurs , à savoir : la francophonie, la totale coopération avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), un système financier dominé par les banques françaises. Par contre il a confié au cabinet allemand Lahmeyer la gestion de la société d'État de distribution d'eau et d'électricité JIRAMA et à Lufthansa Consulting la direction de la compagnie nationale Air Madagascar. Des tentatives de reforme du secteur des transports comme le retrait de l'organisation francophone ASECNA pour une gestion directe de l'espace aérien national ont échoué[8].

Crise politique de 2009 et exil[modifier | modifier le code]

Un projet encore à l' étude d'une location de 1,3 million d'hectares de terre à l'entreprise sud-coréenne Daewoo Logistics en [9] déclenche le début de la contestation de l'autorité de Marc Ravalomanana[10]. S'ajoutant à cela une grande incompréhension de la décision prise par Marc Ravalomanana d'acquérir un jet présidentiel à 60 000 000 $. De plus, les virulentes critiques de la part de politiciens comme Herizo Razafimahaleo[11]contre Marc Ravalomanana dans son obstination à maintenir à tout prix le sommet de l’Union Africaine prévu pour 2009 à Antananarivo a donné de la légitimité à la contestation surtout l'expression d'un ras-le-bol de sa manière de gouverner (voir plus haut).

Le meneur de cette contestation, le maire de la capitale Andry Rajoelina las du blocage des comptes de sa municipalité par le gouvernement, critique Marc Ravalomanana en l'accusant de pratiques autocratiques et de mainmise sur la sphère économique. Le , il transfère les pleins pouvoirs à un directoire militaire (interprété comme démission pour certains et coup d'état pour d'autres) sous la pression des militaires mutins. Le gouvernement du général Charles Rabemananjara est dissous par décret du chef de l'État. Les fonctions de président de la République et de Premier ministre sont confiées à un directoire militaire et Il est prévu que le directoire soit présidé par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, « le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues »[12]. Quelques heures plus tard, l'amiral Ramaroson, sous la menace d'un groupe de militaires mutins du CAPSAT, transmet les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina qui prend ses fonctions de président de la Haute Autorité de Transition de facto, ce qui plonge Madagascar dans une longue crise politique . Cette prise de pouvoir illégale a été condamnée par la communauté internationale et ayant pour principale conséquence l'arrêt de toute aide financière exceptées quelques aides financières à caractère humanitaire. Après l'annonce de sa démission, le président déchu Ravalomanana, prend le chemin de l'exil et trouve refuge en Afrique du Sud, pays avec lequel il entretenait de bonnes relations politiques et économiques durant son mandat. Pendant son exil sud africain, Marc Ravalomanana n'a jamais coupé le pont avec ses partisans à Madagascar, il entrait en contact publiquement par liaison téléphonique avec ses partisans qui n'avaient de cesse de réclamer son retour au pays tout en demandant le retour à la légalité constitutionnelle et à la libération sans condition de tous les détenus politiques.

Le 21 janvier 2012, dans le cadre de la préparation des élections présidentielles, et notamment d'une « feuille de route » cosignée par sa mouvance, et évoquant un retour possible des exilés « sans condition » mais excluant l'impunité pour les crimes graves, Marc Ravalomanana tente un retour à Madagascar avec l'appui de ses partisans, du Premier ministre de consensus qui décrète l'annulation du mandat d’arrêt émis par la Justice, et de la communauté internationale. Juste avant l'atterrissage, un NOTAM a été diffusé pour fermer tous les aéroports de l'île, sauf ceux de la côte est, pour accueillir et arrêter l'ancien président qui est encore sous le coup d'un mandat d'arrêt dans son pays. La compagnie aérienne Airlink a préféré rebrousser chemin. L'avion revient alors à Johannesburg, et le soir même les ministres et les membres d'institutions issus de des trois mouvances (Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy Albert) décident alors de suspendre leur participation à la « feuille de route »[13].

L’ancien président a été condamné aux travaux forcés à perpétuité par contumace pour la mort d’une trentaine de partisans d’Andry Rajoelina, son opposant, abattus devant le palais présidentiel le 7 février 2009.  

Les rassemblements de ses partisans ont commencé dès le lendemain de son départ en exil jusqu'à son retour et précisément après la décision du régime en place d'abandonner toute forme de poursuite (par voie de décret) à l'encontre de l'ancien président.  

Retour d'éxil[modifier | modifier le code]

Marc Ravalomanana est arrêté le 13 octobre 2014 dès son retour au pays[14]. Le président Hery Rajaonarimampianina déclare alors qu'il n'a pas été « arrêté », mais « mis en sécurité »[14]. à "l'Amirauté", site militaire sur la base navale d'Antsiranana (Capitale de la province autonome du même nom)

Il retrouve l'entière liberté de ses mouvements à la suite des résolutions prises lors de l'assise nationale à laquelle il a participé avec l'ancien et l'actuel chefs d'État Didier Ratsiraka et Hery Rajaonarimampianina de mai 2015[15]. Il marque officiellement son retour dans l'arène politique en reprenant la présidence du parti qu'il a fondé, le Tiako i Madagasikara, le 22 mai 2015[16]. Son parti obtient des résultats mitigés lors des communales du 31 juillet 2015 mais obtient une large victoire significative dans la capitale Antananarivo remportée par son épouse Lalao Ravalomanana après proclamation officielle des résultats par la CENIT (organisme officiel chargé d'organiser les élections) devenant ainsi la première femme élue maire de la capitale malgache et obtient la majorité absolue au Conseil Municipal.

L'ancien président malgache affirme vouloir agir pour le redressement économique et social de Madagascar (un des pays les plus pauvres de la planète). Il a été consulté par plusieurs personnalités diplomatiques et politiques en sa résidence de Faravohitra (sur les hauteurs d'Antananarivo) notamment après avoir recouvré sa totale liberté de mouvement et d'expression, il a ainsi prôné "le pacte de stabilité politique" afin de garantir la stabilité du régime en place (dirigé par le président Hery Rajaonarimampianina) dans le but de rassurer les bailleurs de fonds. Il entend ainsi se repositionner sur l'échiquier politique malgache tout en essayant de reconquérir la confiance des malgaches dans l'optique d'officialiser éventuellement sa candidature à la présidentielle prévue en décembre 2018 sauf changement du calendrier électoral. Marc Ravalomanana, avec d'autres anciens présidents ou premiers ministres, est souvent invité, en tant qu'ancien président de la République, à de diverses cérémonies officielles (voeux du Nouvel An au palais présidentiel, défilé militaire célébrant la fête nationale...). Conformément à sa volonté de vouloir redresser l'économie de Madagascar, il négocie avec le régime en place la réouverture du complexe agro-alimentaire TIKO qu'il a fondé en proposant même de payer les arriérés fiscaux et autres taxes non versées dans la caisse de l'Etat malgache pendant son mandat Notons que pendant les "émeutes" du 26 janvier 2009, les usines TIKO ainsi que plusieurs magasins de stockage appartenant à l'ancien chef d'Etat (MAGRO)ont été pillés et saccagés par les manifestants

Très souvent dans le contexte socio-politique malgache, Marc Ravalomanana est appelé par son diminutif Ravalo ou encore par ses partisans "Dada" (père/papa en malgache) et son épouse Lalao Ravalomanana "Neny" (mère/maman en malgache). De l'avis de quelques observateurs nationaux et internationaux, l'ancien président reste très populaire dans certaines régions de Madagascar.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]