Armoise annuelle

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Artemisia annua, l'armoise annuelle ou absinthe chinoise, est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Asteraceae, sous-famille des Asteroideae, originaire de l'Ancien Monde (Eurasie, Afrique du Nord), anciennement introduite et naturalisée dans les régions tempérées d'Amérique et depuis 1991 en Afrique sub-saharienne et en Amérique latine[2].

Ce sont des plantes herbacées annuelles, glabres, utilisées en médecine traditionnelle chinoise pour lutter contre les fièvres[3] et les virus. Elle est présente dans la pharmacopée chinoise depuis plus de 2 000 ans[4]. L'armoise annuelle contient plusieurs substances actives[5] dont l'artémisinine, efficaces pour lutter contre les parasites du genre Plasmodium, qui sont les agents du paludisme.

L'armoise annuelle est utilisée sous forme de tisane, comme complément alimentaire, dans le traitement de nombreuses maladies telles que des dermatites ou le paludisme, toutefois elle est déconseillée pendant la grossesse. Elle a particulièrement été étudiée par la chercheuse chinoise Tu Youyou et par la chercheuse américaine Pamela Weathers[6].

Des études et des tests, en cours dans plusieurs pays cherchent à savoir si l'armoise est efficace dans le traitement contre la maladie à coronavirus 2019.

Description[modifier | modifier le code]

Artemisia annua est une plante herbacée annuelle, très ramifiée, fortement aromatique, pouvant atteindre 1,6 m de haut (voire 3 m). La plante est d'abord faiblement pubérulente et rapidement glabre.

Les feuilles, parsemées de glandes, de forme générale ovale ou triangulaire, ont un limbe finement découpé, pennatipartite ou pennatiséqué[7].

Les fleurs sont groupées en capitules nombreux, brièvement pédonculés, sous-tendus par un verticille de bractées, eux-mêmes groupés en panicules de 15 cm de long sur 8 cm de large Les capitules sont entourés d'un involucre globuleux de 1,5 à 2,5 mm de diamètre. Ils comptent 10 à 178 fleurons marginaux femelles et 10 à 30 fleurons centraux bisexués à corolle jaune ou jaune foncé. Les fruits sont des akènes ellipsoïdes-ovoïdes[7].

La floraison est estivale. On la trouve dans tous les terrains vagues (y compris au milieu des habitations) des zones tempérées chaudes.

L'espèce est diploïde (2n = 2x = 18)[7].

Confusion possible[modifier | modifier le code]

L'armoise annuelle peut être confondue avec l'ambroisie (Ambrosia artemisiifolia), espèce d'un genre voisin, reconnue comme l'une des premières causes d'allergies polliniques (y compris cutanées). Les feuilles de l'armoise annuelle sont très divisées, de couleur vert clair, et l'odeur est très forte quand on les froisse entre les doigts, tandis que celles de l'ambroisie n'ont aucune odeur.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Synonymes[modifier | modifier le code]

Selon The Plant List (24 novembre 2018)[1] :

  • Artemisia annua f. annua
  • Artemisia chamomilla C.Winkl.

Liste des variétés[modifier | modifier le code]

Selon Tropicos (24 novembre 2018)[8] :

  • Artemisia annua var. zelandica Lam.

Intérêt thérapeutique[modifier | modifier le code]

L'intérêt thérapeutique de la plante est :

Médecine traditionnelle[modifier | modifier le code]

En médecine traditionnelle chinoise Artemisia annua, en chinois : 青蒿 (qinghao) ou 黄花蒿 (duang hua hao)[10], est utilisée traditionnellement en tisane pour traiter la fièvre[11].

L'Artemisia annua, en coréen : 개똥쑥 (gaeddong-ssuk), est utilisée depuis trois siècles contre la fièvre et l'inflammation, en témoigne le Donguibogam: Principles and Practice of Eastern Medicine, un texte compilé en Corée en 1613[12].

Principes actifs[modifier | modifier le code]

Les principes actifs de l'artemisia annua, l'artémisinine et plusieurs de ses dérivés chimiques (artésunate, artéméther) sont indiqués par l'OMS, notamment dû à P. falciparum[13],[14][source secondaire nécessaire]. L'action pharmacologique serait liée à la fonction peroxyde de la molécule qui peut libérer des espèces réactives de l'oxygène ou radicaux oxydants délétères pour les parasites. La présence de fer dans l'hémoglobine des globules rouges favoriserait cette action.

L'artémisinine, l'artésunate et l'artéméther sont inscrits sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS, notamment pour le traitement contre du paludisme[15].

Des études scientifiques confirment cette propriété[16] mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tend à réglementer les programmes de soins et de culture[17] et, bien qu'un grand nombre de personnes ayant été malades de longue date déclarent avoir été totalement guéries après une cure consistant à boire la plante en infusion [18], il se prononce pour le retrait partout dans le monde des monothérapies par voie orale à base d'artémisinine, facteur majeur favorisant l'émergence de souches de Plasmodium résistantes à l'artémisinine. En effet, sous forme de poudre, séchée ou en infusion, l'armoise annuelle n'a aucun taux garanti d'artémisinine et donc aucune efficacité thérapeutique constante non plus.

Au contraire, les formes par voie rectale ou par injection sont encouragées[19],[20]. Si l'artémisinine a été identifiée comme un principe actif de la plante, l'administration d'un extrait sec des parties aériennes de la plante à des rats infestés tend à ralentir l'apparition d'une résistance par rapport à l'administration de la molécule pure[21] ; cela indique la présence d'autres composés efficaces sur certaines espèces de Plasmodium et synergique avec l'artémisinine.

Action sur la giardiase[modifier | modifier le code]

En avril 2021 parait une étude internationale montrant l’efficacité de l’Artemisia annua contre le protozoaire Giardia intestinalis[22].

Effet sur le cancer[modifier | modifier le code]

Ayant constaté que l’artémisinine provoque la mort des cellules cancéreuses par apoptose, le professeur Narendra P. Singh du Département de Bio-ingénierie à l'Université de Washington (Seattle), la propose pour le traitement du cancer en août 2013[23]. Une étude iranienne de 2010 arrive aux mêmes conclusions[24].

En 2009, un groupe de chercheurs de l'Université de Berkeley publie un article affirmant que l'artémisine bloque la croissance du cancer de la prostate[25]. Une étude similaire par les mêmes chercheurs arrive à des conclusions semblables en 2017[26]. En 2015 des chercheurs allemands publient dans la revue Elsevier le résultat de leurs essais d'artemisine et d'extraits d'artemisia sur le cancer de la prostate[27][source secondaire nécessaire].

Études des effets de l'armoise annuelle sur le paludisme[modifier | modifier le code]

Les travaux de Tu Youyou de l'Académie de la médecine traditionnelle chinoise[modifier | modifier le code]

Les travaux de Tu Youyou sur le paludisme et l'armoise annuelle sont récompensés d'un prix Nobel de physiologie ou médecine en 2015. Cette scientifique et son équipe se sont plongés dans les recettes de la médecine ancestrale chinoise ; en 1972, ils isolent l'artémisinine, principe actif de l'armoise. Cependant, l'OMS recommande expressément de toujours prescrire l'artémisinine en association avec d'autres antipaludiques pour éviter les phénomènes de résistance[28].

L'artemisia introduite en Afrique[modifier | modifier le code]

L’armoise annuelle est introduite en Afrique et à Madagascar vers 1995 pour ses vertus antipaludiques. L’OMS recommande officiellement de traiter la malaria sur la base du traitements ACT (Artemisia based Combinaison Thérapies[29]), or la fluctuation du prix de l’artémisinine est telle, qu'elle entraine une forte demande conduisant à une pénurie mondiale en 2004. Ce qui incite les agriculteurs d’Asie (Chine, Vietnam) et d’Afrique à se lancer dans sa culture. C’est dans ce contexte que l'entreprise de biotechnologie Bionex[30] s’installe à Madagascar en 2005 pour lancer la culture à grande échelle de l’artemisia, en travaillant avec quelques 10 000 cultivateurs sur tout le territoire national, et « en la transformant en artémisinine, pour la revendre ensuite à l’export auprès de grandes firmes pharmaceutiques » comme Novartis[31].

En 2012, l'OMS « déconseille formellement l’utilisation de feuilles séchées en raison de la concentration faible et variable d’artémisine dans la plante et de sa dégradation dans l’eau à forte température »[32].

Pourtant en 2011, le professeur Guy Mergeai, enseignant [33]à la faculté des sciences agronomiques de l’université de Liège en Belgique, s'est lancé, en partenariat avec l’École nationale supérieure d’agriculture de Thiès au Sénégal, dans l’identification des variétés : « Les graines d’écotypes sauvages cultivés en Europe n’étant pas adaptées, les sélections se font surtout à partir de semences produites au Kenya par des plantes "échappées de culture", ainsi qu'avec des semences provenant de Gambie. Il s'associe avec le professeur Pierre Lutgen "de l’association luxembourgeoise IFBV, coordinateur du réseau Bel-Herb qui promeut l’usage des plantes médicinales"[34]. En 2015, l’association française Le Relais Sénégal[35] lance un projet de production d’artemisia annua sur huit hectares près de Thiès, et finance "l’atelier de transformation des cultures en produits aux normes européennes (tisanes ou gélules)"[34].

L'association La Maison de l'Artemisia et les études en France[modifier | modifier le code]

En France Lucile Cornet-Vernet, une orthodontiste de la région parisienne, travaille à la promotion de l'artemisia annua ; elle fonde en 2013 l'association La Maison de l'Artemisia, avec des ingénieurs agronomes dont Guy Mergeai, afin de « prouver médicalement l'efficacité de ces plantes et organiser un réseau de cultures dans les campagnes et de commercialisation dans les villes », en s'adressant aux familles démunies et isolées[36]. L'association en 2018 est déjà présents dans 15 pays, « nos centres sont des lieux de formation, d’études médicales et agronomiques, de partage de semences et de transmission des savoirs agronomiques et médicaux ». « Toutes nos Maisons sont des associations, des entreprises de l’économie sociale et solidaire ou des coopératives[37][pertinence contestée]. Et en 2020, l'association a créé en Afrique 80 pôles de compétence répartis dans 23 pays [38], comme "Artemisia Grand Katanga. Pour une Afrique sans paludisme"[39] ou la "MDA Bénin", pour cultiver cette plante, la distribuer et aider à ce que chaque maison ait ses propres plantes "afin d’en finir avec le paludisme"[40].

L'association soutient, avec la Fondation Sorbonne Université les recherches de la médecin et chercheuse en immuno-parasitologie, Dominique Mazier, qui étudie au sein du Centre d'Immunologie et des Maladies Infectieuses (Sorbonne Université / Inserm /CRNS) l’utilisation des deux artemisia, annua et afra, "sur les différents stades de développement de la malaria", pour ouvrir "la perspective de découvrir de nouveaux composés antipaludiques"[41].

Malaria business[modifier | modifier le code]

Présenté en 2017 sur France O, le documentaire français du vidéaste belge Bernard Crutzen[42], Malaria business, fait état des recherches sur la plante, de son utilisation sur le terrain ainsi que des oppositions souvent violentes que lui opposent la médecine officielle et l'OMS dont un des anciens directeurs avoue : "Depuis une vingtaine d’années, l’industrie pharmaceutique produit des médicaments pour traiter les maladies, pas pour les guérir, parce que c’est plus rentable"[43].

Dans Malaria Business[44], il est affirmé que ce n'est pas seulement l'artémisinine qui a des propriétés anti-paludiques, mais de nombreux autres principes contenus dans artemisia annua ainsi que dans artemisia afra. Cette dernière ne contiendrait d'ailleurs pas d'artémisinine. Aussi les promoteurs de la plante préconisent de consommer la plante in totum et non de se suffire de ses principes actifs isolés.[réf. nécessaire]

Le , à l'initiative de Stéphane Demilly, Président du Groupe d’études Santé mondiale : paludisme, sida et tuberculose, député de l'Essonne, et de Cédric Villani, une projection du film Malaria business est suivie d'"échanges sur la lutte contre le paludisme" à l'Assemblée nationale, en présence du réalisateur, des docteurs Lucile Cornet-Vernet, Luisa Dologuélé, Christian Perronne, Robert Sebbag, Bruno Giroux entre autres[45]. Cet échange met l'accent sur la complexité du problème concernant les cas de résistance aux ACT du Plasmodium falciparum en Afrique, tour à tour nié et avéré selon les intervenants.

En mai-juin 2019, un article paru dans le Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine s'alarme en effet du traitement du paludisme par les seules feuilles d’Artemisia :

« L’OMS a affiché des positions fermes sur la question de la monothérapie. En 2007, elle se prononçait pour le retrait de tout médicament à base d’artémisine seule ; en 2012, elle déconseillait formellement l’utilisation de feuilles séchées en raison de la concentration faible et variable d’artémisine dans la plante et de sa dégradation dans l’eau à forte température[32]... »

Recherches scientifiques africaines[modifier | modifier le code]

En Éthiopie, l'hôpital de Tulu Bolo mène, en octobre 2014, des recherches sur l'artemisia en vue de remplacer la traditionnelle quinine[46],[47]. La médication est administrée sous forme d'artésunate[48],[49].

Le 22 juillet 2015 parait dans The International Journal of Biological and Chemical Sciences une "Étude de l’efficacité et de la tolérance d’une tisane à base de Artemisia annua L. (Asteraceae) cultivée au Bénin pour la prise en charge du paludisme simple", faite par un groupe de chercheurs universitaires africains et belges, qui conclut : "Il ressort de notre étude que la tisane de Artemisia annua L. (Asteraceae) obtenue au Bénin a une capacité d’action sur Plasmodium falciparum avec un taux d’efficacité supérieur à 95%, taux retenu par l’OMS pour valider un traitement"[50],[51].

Molécule d'artémisinine
Molécule d'artémisinine
Jérôme Munyangi[modifier | modifier le code]

Le médecin chercheur congolais Jérôme Munyangi est le principal spécialiste africain de l’artemisia. Diplômé en médecine à l’Université de Kinshasa, il obtient un Master à l’Université Paris-Diderot et un autre à l’Université d’Ottawa. En 2011, il est recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme chercheur sur les maladies tropicales négligées[52]. Il apparaît dans le documentaire Malaria Business. Les laboratoires contre la médecine naturelle ?[53] où il défend les bienfaits de l'artemisia prise en tisane : il "affirme qu’une étude sur 1 000 patients avait prouvé que les tisanes d’Artemisia étaient plus efficaces que les médicaments conventionnels contre le paludisme, les ACT (combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine), recommandés par l’OMS". Il a expérimenté les bienfaits de la plante sur lui-même lors d'une grave crise de malaria.

À la suite de la diffusion du film Malaria Business, le chercheur subit des intimidations et des menaces de revendeurs de médicaments antipaludéens travaillant pour des laboratoires pharmaceutiques indiens et chinois, il doit demander l'asile à la France en juin 2019[54].

Publications[modifier | modifier le code]

En avril 2019, Jérôme Munyangi cosigne un article sur les infusions de thé d'Artemisia annua et Artemisia afra dans le traitement du paludisme à Plasmodium falciparum dans un essai clinique randomisé à grande échelle en double aveugle, mené avec un groupe de chercheurs à Paris, en Belgique, au Congo, au Luxembourg et aux États-Unis, qui paraît dans la revue scientifique Elsevier[55]. En août 2020, ces deux articles scientifiques coécrits avec Lucile Cornet-Vernet et Christian Perronne parus en 2018 et 2019[56],[57] rapportant les résultats d'études cliniques prétendant démontrer les bénéfices de la tisane d'Artemisia annua dans les traitements du paludisme et de la bilharziose, sont rétractés par l'éditeur de la revue Phytomedicine devant des anomalies majeures concernant ces deux études et l'absence de réponse "raisonnable" des auteurs selon la notice de rétractation. L'histoire de ces deux essais a été décrite en détail par le site Web retraction watch[58]. C'est ainsi que l’article scientifique qui avait valu à Jérôme Munyangi sa notoriété dans le traitement du paludisme par l’artemisia est retiré par la revue Elsevier qui l’avait publié[59], à la suite de l'étude réalisée sous la direction du docteur André Gillibert[60]. Cependant, des scientifiques ont œuvré pendant près de deux ans pour que la revue Phytomedicine rétracte ces travaux souffrant de nombreuses erreurs et approximations[61].

Cependant, le même mois, l'OMS donne des détails sur l'utilisation de ce produit, et comment certains phénomènes de résistance peuvent être évités[62].

Études en France[modifier | modifier le code]

Le 31 mars 2021, le Conseil des ministres autorise l'importation de semences d'Artemisia annua : « les graines seront exclusivement destinées dans un premier temps à des essais culturaux réalisés par la Direction de l’agriculture »[63].

En août 2021, une étude française parait en préprint [64]confirmant les effets inhibiteurs de l'infusion sur les hypnozoïtes, partie des parasites demeurant dans le foie et qui peut y rester "dormante" un an ou plus[65].

Action antivirale de l'artemisia[modifier | modifier le code]

Les propriétés antivirales des stérols des artemisias, et en particulier de l'artemisia annua, sont décrites pour la première fois par une équipe de chercheurs indiens en 1991[66]. L'extrait d'artemisia s'est montré plus efficace in vitro sur l' Herpes simplex virus (HSV)1 que l’antiviral de synthèse Acyclovir.

Contre le SRAS[modifier | modifier le code]

En Chine, les plantes médicinales ont été fréquemment utilisées en conjonction avec la médecine conventionnelle pour traiter le SRAS. « Quatre des extraits de plantes étudiées, dont l'artemisia annua, ont montré des effets d'inhibition significatifs »[67][source secondaire nécessaire]. "Les études ont été réalisées dans les plus grands centres universitaires[68], de façon rigoureuse, pendant l’épidémie de Sras de 2003. L’artemisia annua ferait partie des deux plantes les plus efficaces contre le Sras, avec le lycoris radiata[69]."[70].

Contre le VIH[modifier | modifier le code]

En 2012, une étude constate l'action anti-VIH de l'infusion d'artemisia in vitro[71].

Revendications de l'efficacité contre la Covid-19[modifier | modifier le code]

En Chine[modifier | modifier le code]

Dans le cas du Covid-19, la posologie chinoise indique 400 ml de décoction contenant 10 à 12 g de feuilles et tiges d’Artemisia annua sèche par jour – soit deux poignées pour la quantité d’eau fixée. "Pour être efficace, la préparation doit être réalisée chaque jour et être consommée dans les 24 heures. Le traitement démarre dès les premiers signes de la maladie et doit être poursuivi pendant la durée des symptômes"[72].

Elle est utilisée pour les symptômes de difficulté respiratoire modérée, susceptibles d'aggravation entraînant la mise en place en service de réanimation sous respirateur artificiel[73].

Cependant, malgré des rapports anecdotiques sur l'utilisation d'Artemisia annua contre la Covid-19 en Chine, il n'y a aucune preuve claire de l'efficacité de cette infusion contre l'infection, et aucune étude clinique n'a été menée[74],[75].

En Afrique[modifier | modifier le code]

À la fin mars 2020, les professionnels multidisciplinaires adhérents de La Maison de l’artemisia qui ont écrit plusieurs protocoles d'utilisation de la plante, en propose un en urgence à l’ensemble des ministres de la Santé et de la Recherche des pays africains : certains gouvernements répondent positivement à la réalisation d’essais cliniques, comme le Président de Madagascar[38].

En mai 2020, l'utilisation de la plante "fait fureur dans toute l’Afrique. Le continent veut croire aux capacités antivirales de cette plante déjà utilisée contre le paludisme"[76].

Le Covid-Organics de Madagascar[modifier | modifier le code]

En , le président de Madagascar, Andry Rajoelina, lance le Covid-Organics, une tisane à base d'A. annua, créée sur la base des protocoles de la Maison de l'artemisia, et la recommande officiellement comme traitement pour les patients atteints de la Covid-19. Il a même déclaré que le retour des élèves aux écoles (fermées pendant la pandémie) serait conditionné à sa consommation. Mais le doyen de la faculté de médecine de Toamasina, le Dr Stéphane Ralandison, met en garde contre les méthodes « pas bien scientifiques » qui président au lancement de la tisane[34].

Le docteur Benjamin Djoudalbaye, chef de la Division politique et diplomatie de la santé et communication du Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’Union africaine, affirme que l’Union africaine réfléchit sur le dossier Covid-Organics à ce que "ce remède traditionnel amélioré découvert par l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA) puisse obtenir le feu vert de l’Organisation Mondiale de la Santé, et bénéficier ainsi d’une reconnaissance internationale"[77].

Depuis le mois de mai 2020, l’IMRA (Institut malgache de recherches appliquées) prépare une forme injectable pour les patients en détresse respiratoire.

En mai 2020, le Covid-Organics n'avait toujours pas fait l'objet d'études cliniques et son efficacité était contestée[78].

Le Covid-Organics, dont le nom est changé en Tambavy CVO pour les Malgaches, est, depuis juillet 2020, disponible en sachets-doses dans toutes les pharmacies de la capitale malgache[79].

Le 2 octobre 2020, Andry Rajoelina inaugure Pharmalagasy, une nouvelle usine pharmaceutique pour fabriquer les gélules de CVO PLUS qui contient « 100g d’artemisinine (dérivé de l’Artemisia) ainsi de l’extrait de ravintsara, une plante avec des vertus thérapeutiques de Madagascar »[80]. Les tests in vivo et in vitro des produits "ont été réalisés avec la contribution du Centre national d’application de recherche pharmaceutique (CNARP)"[source secondaire nécessaire]. Comme pour la tisane, il n'existe aucune preuve scientifique de l'efficacité de CVO+[81].

En mai 2020, le Comité scientifique du Tchad valide l'insertion du Covid-Organics dans le protocole de traitement de ses malades. L'annonce est faite à l'Assemblée nationale par le professeur Mahamoud Youssouf Khayal, ministre tchadien de la Santé publique. Ce pays reçoit 1 200 doses de Tambavy CVO venant de Madagascar dont 600 traitements curatifs et 600 traitements préventifs. "Les 600 doses curatives ont été réparties dans tous les hôpitaux du Tchad, hébergeant des malades du Covid-19"[82].

1.800 doses de Covid-Organics, dont 600 traitements curatifs et 1.200 traitements préventifs sont offertes à la Tanzanie par Madagascar[83].

Cependant l'OMS ne conseille pas le remède, en l'absence de preuves scientifiques sur son efficacité[81].

En République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]

En mai 2020, Félix Tshisekedi, le président de la République démocratique du Congo (RDC) se montre très intéressé par les travaux de recherche sur le paludisme et les projets sur le Covid-19[84], et invite Jérôme Munyangi à rentrer dans son pays pour organiser la coordination de ces recherches et réaliser les essais cliniques urgents qui s’imposent. "Des recherches complémentaires devront également être conduites dans les domaines de la biochimie, de la biologie et de la pharmacocinétique"[72].

Le 27 mai, accompagné de Roger Kambadu, conseiller spécial chargé de la lutte contre le Covid-19, le jeune médecin arrive pour une mission officielle à Brazzaville, siège régional de l’OMS. "L’agence onusienne a assoupli sa position le 4 mai en évoquant la plante « comme l’un des traitements possibles contre le Covid-19 » et le jeune chercheur a été invité à discuter du « protocole artémisia » et de la collaboration de l’OMS sur les essais cliniques."[84]. Avec le soutien de sportifs comme les footballeurs Claude Makélélé ou Blaise Matuidi, une opération de financement participatif pour pousser la recherche est lancée.

Le 15 juin 2020, le Comité National d’Éthique de la Recherche de la Santé de la RDC (CNES) autorise Jérôme Munyangi à procéder à l’essai clinique d'Artemisia annua à l’Hôpital de Monkole à Kinshasa pour la période allant du 15 juin 2020 au 14 juin 2021[85].

En novembre 2020 la "Fondation Docteur Jérôme Munyangi", engagée dans la création d’un Centre de Recherche, grâce au financement du Fonds de promotion pour l’industrie (FPI), annonce la plantation d'artemisia sur une superficie de 60 hectares sur la Nationale numéro 1 à Menkao, dans la commune de Maluku[86].

Le jeudi 14 janvier 2021, Jérôme Munyangi présente au Directeur général du FPI, Patrice Kitebi Kibol Mvul, l' ArtiCovid, un protocole de 10 jours pour lutter contre la Covid-19, projet financé par le FPI, par la création d’une formule à base d'Artemisia annua, destinée à la lutte contre le paludisme et le coronavirus. “L’urgence nous a poussé aux recherches sur la formule appropriée qui réunit toutes les exigences pharmacologiques sur la covid-19." [87]. Il attend "la fin des essais cliniques en cours, avant son éventuelle homologation par l’autorité sanitaire du pays"[88].

Études en Allemagne[modifier | modifier le code]

En 2018, l'Institut Max-Planck de recherche sur les colloïdes et interfaces (en) de Potsdam en Allemagne a révolutionné "l’extraction du principe actif de l’Artemisia sur la base de l’utilisation du photocatalyseur naturel qu’est la chlorophylle"[89]. Le mercredi 24 juin 2020, cet institut[90] annonce que "des extraits d'Artemisia séchée se sont révélés efficaces, en laboratoire, pour lutter contre le virus Covid19" et que "des essais cliniques sont sur le point d'être lancés aux États-Unis et au Mexique sur des patients atteints du coronavirus". Dès l’apparition du Covid-19, Peter Seeberger, le directeur de l’Institut, avait décidé, en janvier, "de mener des tests moléculaires pour faire réagir la plante et son principe actif contre des cellules infectées par le virus"[91].

En octobre le résultat de l'étude menée par Kerry Gilmore du Max Planck Institute avec des chercheurs danois et hongkongais, est publiée sur BioRxiv[92] et confirme l'efficacité de l'artemisia annua.

En février 2021 le résultat d'une nouvelle étude est publiée sur BioRxiv : des extraits de feuilles d'artemisia annua, d'artemisia afra, et le Covid-Organics ont, in vitro, donné de meilleurs effets antiviraux que ceux de l'artemisine seule[93].

Études aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En collaboration avec les chercheurs allemands et la société d'agriculture américaine ArtemiLife[94], les départements médecine et pharmacie de l'université du Kentucky, ainsi que le UK’s Markey Cancer Center font des essais de la plante sur le virus[95].

En janvier 2021, après des études réalisées in vivo en Inde, au Nigéria, et en collaboration avec l'entreprise indienne Windlas Biotech[96], le laboratoire californien Mateon Therapeutics a mis au point et commercialise le complément alimentaire ARTIVeda™ à base d'artemisia destiné à l'Inde principalement, en traitement de la Covid[97].

Une nouvelle étude universitaire américaine, qui sera publiée dans le Journal of Ethnopharmacology en juin 2021, observe l'activité des extraits d'artemisia in vitro sur le virus et deux de ses variants, calmant l'inflammation, protégeant de la fibrose. L'effet anti-viral semble n'être corrélé ni au taux d'artemisine, ni au taux de flavonoïdes. L'étude conclut que l'artemisia annua offre une alternative sans danger et bon marché pour le traitement des patients infectés par le SARS-CoV-2[98]. La même équipe publie en septembre 2021 une nouvelle étude[99] en préprint, "Artemisia Annua Hot-Water Extracts Show Potent Activity In Vitro Against Covid-19 Variants Including Delta"[100], montrant l'efficacité de la tisane d'artemisia in vitro sur la réplication du virus.

Au Cameroun[modifier | modifier le code]

L'Herbier National a mis sur pied, à l'issue de la réunion interministérielle sur la pharmacopée traditionnelle tenue au MINRESI le 15 juin 2020, la production d'artemisia afin de la distribuer aux populations pour combattre efficacement le coronavirus et le paludisme à moindre coût. La docteure Madeleine Tchuinte, Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation, a distribué des plants d’artemisia aux députés en décembre 2020, au palais des Congrès de Yaoundé, le 11 décembre 2020, lors de la séance plénière de clôture de la session budgétaire[101].

En Arabie saoudite[modifier | modifier le code]

Un essai clinique est actuellement en cours en Arabie Saoudite versus placebo[102] pour évaluer l'efficacité de l'artésunate chez les adultes présentant des symptômes légers de COVID-19.

Les avis fluctuants de l'OMS[modifier | modifier le code]

Après avoir émis d’importantes réserves sur les effets de l'artemisia annua[103], le directeur général de l’OMS a fini par accepter d’inclure le Covid-Organics dans les essais cliniques du programme Solidarity Trial[104]. Et, le , « l'OMS reconnaît que la médecine traditionnelle, complémentaire et alternative recèle de nombreux bienfaits. L'Afrique a d'ailleurs une longue histoire de médecine traditionnelle et de tradipraticiens de santé qui jouent un rôle important dans les soins aux populations »[105]. « Des plantes médicinales telles qu'Artemisia annua sont considérées comme des traitements possibles de la Covid-19, mais des essais devraient être réalisés pour évaluer leur efficacité et déterminer leurs effets indésirables »[105].

L'OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) lancent, en juillet 2020, la première réunion d'un "Comité consultatif d'experts chargé de fournir un soutien et des conseils scientifiques indépendants aux pays sur la sécurité, l'efficacité et la qualité des thérapies de médecine traditionnelle, face à la Covid-19"[106].

Lors de la "deuxième réunion du comité consultatif régional d'experts médecine traditionnelle", les 18 et 19 mars 2021, Jérôme Munyangi fait un exposé des "évidences cliniques de l'efficacité de l'ArtCovid sur les patients atteints de Covid-19 en RDC"[107].

En août 2021, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, annonce que trois traitements seront testés dans le cas de la recherche de molécules efficaces contre la covid : l’imatinib et l’infliximab et l’artésunate, dérivé semi-synthétique de l’artémisinine[108].

Production[modifier | modifier le code]

Culture industrielle[modifier | modifier le code]

Actuellement, la possibilité principale de se procurer de l'artémisinine pour la fabrication de médicaments est la récolte de plantes cultivées d'Artemisia annua, mais il est à noter qu'il y a des difficultés de culture en zone tropicale rendant le processus complexe. En effet, les grandes différences de teneur en artémisinine en fonction du sol, de la période et des conditions de récolte, de séchage et de stockage rendent difficile la standardisation et donc la garantie d'efficacité de la plante utilisée en tisane. Le paludisme étant potentiellement mortel, il est important que l’efficacité soit certifiée. Toutefois, la présence dans la plante de plusieurs produits actifs contre la malaria atténue les problèmes créés par la variation de la concentration des composants.[103]

La récolte chinoise bien que déterminante pour les sociétés pharmaceutiques est devenue insuffisante, aussi des cultures se sont également mises en place en Europe de l'Ouest (principalement sur le pourtour des Alpes), et en Afrique, au Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Burundi, Cameroun, au Togo, au Nigeria, au Kenya, au Rwanda, en RDC, en Tanzanie, en Ouganda et à Madagascar. Deux projets d'envergure ont vu le jour, en 2006, en Afrique de l'Est pour la culture d'Artemisia annua et la fourniture d'artémisinine : East African Botanicals au Kenya, Ouganda et Tanzanie (un millier d'hectares répartis sur ces 3 pays) et, depuis 2005, les 3000 hectares gérés par la SARL française Bionexx à Madagascar[109]. Bionex utilise des plants modifiés (OGM) par des gènes de tabac ou de laitue pour produire l'artemisine à plus grande échelle. Sa production a été de 1 800 tonnes métriques de feuilles d'artemisia annua sèches en 2016[13].

La société américaine ArtemiLife Inc et la start-up ArtemiFlow, en collaboration avec The Kentucky Tobacco Research & Development Center[110], cultive l'artemisia annua dans les environs de Lexington au Kentucky[111] pour des essais thérapeutiques menés sur place et, depuis avril 2020, pour les essais des chercheurs allemands et danois de l'Institut Max Planck de Potsdam[112].

Au Nigeria, l'unité de recherche A-Z Biotechnology déclare mettre au point un médicament à base d'artemisia capable de prévenir et soigner la Covid-19, à base d'une variété nigériane à haute teneur en artémisine (4.8%)[113].

Culture familiale[modifier | modifier le code]

L’Artemisia annua, très productive et bien adaptée à la culture en petites surfaces associées aux cultures vivrières, ne nécessite ni investissement, ni intrant, ni structure lourde de transformation.

Les "maisons de l'artemisia" ont été créées pour développer des variétés adaptées au climat tropical[114], comme au Mali[115]. Au Bénin, à la ferme agroécologique la Providence à Banighé, liée à l’école agricole Laudato qui apprend aux enfants l’agroécologie et la permaculture, les ingénieurs agronomes Marie et Aymeric de Cussac[116] ont mené, d'août 2018 à juillet 2020 avec la Maison de l’Artemisia et l'ONG Fidesco, de nombreuses actions de sensibilisations dans le village[34] et supervisé la production de tisanes d’Artemisia bio[117].

Des jardins scolaires[118] ont été créés dans plusieurs des pays membres du réseau belge IDAY-International [119] comme le Cameroun où IDAY a lancé, avec le soutien de la Fondation Turing[120], un vaste programme de jardins scolaires "avec des plantes nutritives et médicinales dont l’Artemisia annua"[121].

Artemisia vendue sur internet[modifier | modifier le code]

En mai 2020, l’ANSM fait une notice de mise en garde « contre les produits présentés sur Internet comme des solutions au COVID-19, dont l’Artemisia annua », et interdit à plusieurs opérateurs de commercialiser des produits contenant de l’Artemisia annua en 2015 et 2017[122]. En août 2020, l’OMS « appelle à une extrême prudence vis-à-vis de ces informations vantant l’efficacité de tels produits »[123].

Productivité[modifier | modifier le code]

  • Plante fraîche entière : ~ 30−35 t/ha
  • Plante sèche entière : ~ 10 t/ha
  • Feuilles sèches : ~ 2,5−3 t/ha
  • Teneur en artémisinine des feuilles sèches : ~ 1,3 %

Photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

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En anglais[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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