Armoise annuelle

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Artemisia annua

Artemisia annua, l'armoise annuelle ou absinthe chinoise, est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Asteraceae, sous-famille des Asteroideae, originaire de l'Ancien Monde (Eurasie, Afrique du Nord), anciennement introduite et naturalisée dans les régions tempérées d'Amérique. et depuis 1991 en Afrique sub-saharienne et en Amérique latine[2].

Ce sont des plantes herbacées annuelles, glabres, utilisées en médecine traditionnelle chinoise pour lutter contre les fièvres[3] et les virus. L'armoise annuelle contient plusieurs substances actives[4] dont l'artémisinine, efficaces pour lutter contre les parasites du genre Plasmodium, qui sont les agents du paludisme.

Description[modifier | modifier le code]

Artemisia annua est une plante herbacée annuelle, très ramifiée, fortement aromatique, pouvant atteindre 1,6 m de haut (voire 3 m). La plante est d'abord faiblement pubérulente et raidement glabre.

Les feuilles, parsemées de glandes, de forme générale ovale ou triangulaire, ont une limbe finement découpé, pennatipartite ou pennatiséqué[5].

Les fleurs sont groupées en capitules nombreux, brièvement pédonculés, sous-tendus par un verticille de bractées, eux mêmes groupés en panicules de 15 cm de long sur 8 cm de large Les capitules sont entourés d'un involucre globuleux de 1,5 à 2,5 mm de diamètre. Ils comptent 10 à 178 fleurons marginaux femelles et 10 à 30 fleurons centraux bisexués à corolle jaune ou jaune foncé. Les fruits sont des akènes ellipsoïdes-ovoïdes[5].

La floraison est estivale. On la trouve dans tous les terrains vagues (y compris au milieu des habitations) des zones tempérées chaudes.

L'espèce est diploïde (2n = 2x = 18)[5].

Confusion possible[modifier | modifier le code]

L'armoise annuelle peut être confondue avec l'ambroisie (Ambrosia artemisiifolia), espèce d'un genre voisin, reconnue comme l'une des premières causes d'allergies polliniques (y compris cutanées). Les feuilles de l'armoise annuelle sont très divisées, de couleur vert clair, et l'odeur est très forte quand on les froisse entre les doigts, tandis que celles de l'ambroisie n'ont aucune odeur.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Synonymes[modifier | modifier le code]

Selon The Plant List (24 novembre 2018)[1] :

  • Artemisia annua f. annua
  • Artemisia chamomilla C.Winkl.

Liste des variétés[modifier | modifier le code]

Selon Tropicos (24 novembre 2018)[6] :

  • Artemisia annua var. zelandica Lam.

Intérêt thérapeutique[modifier | modifier le code]

Médecine traditionnelle[modifier | modifier le code]

En médecine traditionnelle chinoise (en chinois : qinghao (青蒿) ou duang hua hao (黄花蒿)[7], la tisane d'armoise annuelle est utilisée traditionnellement pour traiter la fièvre[8].

Usages courants[modifier | modifier le code]

L'armoise annuelle est utilisée sous forme de tisane comme complément alimentaire et dans le traitement de nombreuses maladies telles que des dermatites ou le paludisme.

L'armoise annuelle est déconseillée pendant la grossesse.

Molécule d'artémisinine
Molécule d'artémisinine

Extraction : l'artémisinine[modifier | modifier le code]

L'artémisinine et plusieurs de ses dérivés chimiques (artésunate, artéméther) sont indiqués par l'OMS dans le traitement des accès palustres, notamment dû à P. falciparum[9],[10]. L'action pharmacologique serait liée à la fonction peroxyde de la molécule qui peut libérer des espèces réactives de l'oxygène ou radicaux oxydants délétères pour les parasites. La présence de fer dans l'hémoglobine des globules rouges favorise cette action.

L'artémisinine, l'artésunate et l'artéméther sont inscrits sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS, notamment pour le traitement contre du paludisme[11].

Des études scientifiques confirment cette propriété[12] et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tend à réglementer les programmes de soins et de culture[13].

Cependant, une monothérapie à base d'artémisinine ou de ses dérivés pourrait favoriser l'émergence de souches de Plasmodium résistantes.

Si l'artémisinine a été identifiée comme un principe actif de la plante, l'administration d'un extrait sec des parties aériennes de la plante à des rats infestés tend à ralentir l'apparition d'une résistance par rapport à l'administration de la molécule pure[14] ; cela indique la présence d'autres composés efficaces sur certaines espèces de Plasmodium et synergique avec l'artémisinine. Aussi, un grand nombre de personnes ayant été malades de longue date déclarent avoir été totalement guéries après une cure consistant à boire la plante en infusion [15].

Paludisme[modifier | modifier le code]

La plante contient de l'artémisinine (qinghaosu : 青蒿素)[Combien ?], une lactone sesquiterpénique qui s'est révélée efficace à titre curatif et préventif [16] contre des formes graves de paludisme (en particulier contre Plasmodium falciparum devenu en de nombreux endroits résistants aux médicaments classiques). Les travaux de Tu Youyou sur le paludisme et l'Armoise annuelle ont été récompensés d'un prix Nobel en 2015 [17]

Pourtant, dans un documentaire diffusé sur France 24 dans la série Reporters le Doc en janvier 2019, et intitulé Malaria Business[18], il est affirmé que ce n'est pas seulement l'artémisinine qui a des propriétés anti-paludiques, mais de nombreux autres principes contenus dans artemisia annua ainsi que dans artemisia afra. Cette dernière ne contiendrait d'ailleurs pas d'artémisinine. Selon cette source, il convient donc de consommer la plante in totum et non d'en extraire l'un de ses principes actifs.

En août 2020, deux articles scientifiques de Lucile Cornet-Vernet et co-signés par Christian Perronne parus en 2018 et 2019[19],[20] rapportant les résultats d'études cliniques prétendant démontrer les bénéfices de la tisane d'Artemisia annua dans les traitement du palusime et de la bilharziose, ont été rétractés par l'éditeur de la revue Phytomedicine devant des anomalies majeures concernant ces deux études et l'absence de réponse "raisonnable" des auteurs selon la notice de rétractation. L'histoire de ces deux essais a été décrite en détail par le site Web retraction watch[21].

Utilisation contre le SRAS[modifier | modifier le code]

En Chine, les plantes médicinales ont été fréquemment utilisées en conjonction avec la médecine conventionnelle pour traiter le SRAS. « Quatre des extraits de plantes étudiées, dont l'artemisia annua, ont montré des effets d'inhibition significatifs »[22].

Revendications de l'efficacité contre la Covid-19

En , le président de Madagascar, Andry Rajoelina, s'exprimant lors du lancement d'une tisane à base d'A. annua, a recommandé le produit comme traitement pour les patients atteints de la Covid-19 et a déclaré le retour des élèves aux écoles (qui ont été fermées pendant la pandémie) serait conditionnée à leur consommation. Cependant, malgré des rapports anecdotiques sur l'utilisation d'A. annua contre la Covid-19 en Chine, il n'y a aucune preuve claire de l'efficacité de cette infusion contre l'infection, et aucune étude clinique n'a été menée[23],[24].

Le , « l'OMS reconnaît que la médecine traditionnelle, complémentaire et alternative recèle de nombreux bienfaits. L'Afrique a d'ailleurs une longue histoire de médecine traditionnelle et de tradipraticiens de santé qui jouent un rôle important dans les soins aux populations »[25].

« Des plantes médicinales telles que l'artemisia annua sont considérées comme des traitements possibles de la Covid-19, mais des essais devraient être réalisés pour évaluer leur efficacité et déterminer leurs effets indésirables »[25].

Production[modifier | modifier le code]

Actuellement, la seule possibilité de se procurer de l'artémisinine pour la fabrication de médicaments est la récolte de plantes cultivées d'Artemisia annua, mais il est à noter qu'il y a des difficultés de culture en zone tropicale rendant le processus très complexe.

En effet, les grandes différences de teneur en artémisinine en fonction du sol, de la période et des conditions de récolte, de séchage et de stockage rendent difficile la standardisation et donc la garantie d'efficacité de la plante utilisée en tisane. Le paludisme étant potentiellement mortel, il est des plus importants que l’efficacité soit certifiée. Toutefois, la présence dans la plante de plusieurs produits actifs contre la malaria atténue les problèmes créés par la variation des concentrations des composants.

La récolte chinoise bien que déterminante pour les sociétés pharmaceutiques est devenue insuffisante. Des cultures sont également en place en Europe de l'Ouest (principalement sur le pourtour des Alpes). Une production africaine s'y ajoute. Artemisia annua verdit au Bénin, Burkina-Faso, Côte d'Ivoire, Burundi, Cameroun, au Togo, au Nigeria, au Kenya, au Rwanda, en RDC, en Tanzanie, en Ouganda et à Madagascar. Deux projets d'envergure ont vu le jour, en 2006, en Afrique de l'Est pour la culture d'Artemisia annua et la fourniture d'artémisinine : East African Botanicals au Kenya, Ouganda et Tanzanie (un millier d'hectares répartis sur ces 3 pays) et Bionexx à Madagascar (600 ha).

Des jardins scolaires ont été créés par IDAY-International aisbl dans plusieurs des pays membres du réseau[26]. Des "maisons de l'artemisia" ont été créées pour développer des variétés adaptées au climat tropical[27].[non pertinent]

Productivité[modifier | modifier le code]

  • Plante fraîche entière : ~ 30−35 t/ha
  • Plante sèche entière : ~ 10 t/ha
  • Feuilles sèches : ~ 2,5−3 t/ha
  • Teneur en artémisinine des feuilles sèches : ~ 1,3 %

Culture et mode d'emploi[modifier | modifier le code]

Semis[modifier | modifier le code]

Le semis se fait dès la réception des graines. On mélange une cuillère à café de graines avec 5 à 6 cuillères à café de sable fin. Puis, on parsème ce mélange dans une caisse remplie de pleine terre, on arrose sans inonder. La germination se produit après 4 à 7 jours sous des températures nocturnes de 16 à 18 °C et diurnes de 23 à 25 °C.

Repiquage dans des pots[modifier | modifier le code]

Le repiquage des plantules en pot se fait dès que la végétation devient trop dense. Chaque plant est alors placé individuellement dans un récipient de taille équivalente à un pot de yaourt pour qu'il ait suffisamment de place. On laisse en place jusqu'à ce que ces plants portent 5 ou 6 feuilles.

Cette opération n'est pas obligatoire et certains réalisent un repiquage en plein champ directement à partir des plantules issues de la pépinière.

Repiquage en terre[modifier | modifier le code]

Le repiquage, à l'extérieur en pleine terre, se fait 3 semaines plus tard (ou 6 semaines après semis) lorsque les plants ont atteint une hauteur de 15 cm. Il est alors important de bien espacer ces plants (environ 80 cm entre chacun). Cette plante demande beaucoup de lumière, pendant le plus longtemps possible, et il faut veiller à l'arroser. Désherbage au sarcloir ou mécanique.

Récolte[modifier | modifier le code]

La récolte se fait juste avant la floraison en récupérant les feuilles.

Il est d'usage de conserver une partie des plantes intactes pour la récolte des akènes contenant les graines (environ 12 000 graines par gramme). Elles ont une faculté germinative supérieure à 90 % et une longévité de 3 ans à température ambiante.

Séchage[modifier | modifier le code]

Il est très important de faire sécher les feuilles à l'abri du soleil sinon la matière active disparaît. Une fois sèches (2 à 3 jours dans une atmosphère sèche et aérée), les feuilles sont prêtes.

Réduction en poudre et utilisation[modifier | modifier le code]

Les feuilles et les jeunes tiges peuvent être réduites en poudre dans un blinder puis tamisée à l'aide d'un tamis ou d'une passoire. La poudre d'Artemisia sera consommée telle quelle : une cuillère à café rase (500 à 1000 mg/jour) en préventif chaque matin. En curatif, en cas de crise, toutes les 6 heures soit 4 fois par jour réparties au mieux sur la journée pendant 7 à 8 jours. Si on mélange la poudre avec du miel ou de la confiture pour en atténuer la forte amertume, il faut le faire au moment de consommer et non à l'avance, car l'on risque d'altérer la substance active.

La poudre de plante est plus efficace que la tisane parce que les lactones et les flavonoïdes qu'elle contient sont peu solubles dans l'eau. Si on fait de la tisane il faut 10 grammes de plantes pour un litre à consommer dans la journée. Pour les bébés et le jeunes enfants on peut faire des suppositoires avec de la graisse et de la poudre mélangées et préparées au dernier moment : exemple une cuillère à café de beurre de karité et une demi cuillère à café de poudre. Pour un adulte, prendre une cuillère à café de poudre.

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Il est de plus difficile de préconiser une dose journalière. En médecine moderne, les dérivés d’artémisinine ne sont jamais utilisés en dessous de 50 mg. On estime au mieux, un taux d'artémisinine de 1,4 % dans les espèces sélectionnées. Elle se situe autour de 0,25 % en moyenne. Le principe actif est peu soluble dans l'eau.

Certains experts estiment que ce faible dosage pourrait favoriser l'apparition de résistances sans tenir compte que l'effet polythérapeutique de la plante réduit fortement ce risque.

Bien que des résultats acceptables soient obtenus avec des cures sous forme de tisanes[réf. nécessaire], à utiliser au moment des fièvres, cette utilisation en tisane est également fortement déconseillée par l'OMS car cette approche pourrait favoriser la résistance du parasite à la molécule d'artéméther (dérivé semi-synthétique de l'artémisinine). Bien que l'application du principe de précaution de la part de l'OMS soit louable, certains[Qui ?] font remarquer qu'aucune forme de résistance à l'Artemisia annua n'a été enregistrée ni en Chine ni ailleurs, alors que cette tisane est utilisée depuis près de 2000 ans[12]. L'incertitude récemment apparue découle de la possibilité nouvelle d'une utilisation systématique et d'une application en masse de traitements à base d'artemisia annua de qualité plus ou moins variable sur une très nombreuse population, une situation qui jusqu'à récemment[Quand ?] ne fait que commencer à se produire avec cette plante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b The Plant List, consulté le 24 novembre 2018
  2. Organisation Mondiale de la Santé, « Conférence sur l'artemisinine - Madagascar », Rapport de conférence,‎ 12-14 octobre 2010, p. 1
  3. (en) « Hard to swallow - Is it possible to gauge the true potential of traditional Chinese medicine? », Nature, vol. 448,‎ , p. 105-106 (DOI doi:10.1038/448106a, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2018).
  4. (en) Pierre Lutgen, Compendium, Luxembourg, Malaria World, , 563 p., p.9
  5. a b et c (en) « 40. Artemisia annua Linnaeus, Sp. Pl. 2: 847. 1753.  », sur Flora of China (consulté le 24 novembre 2018).
  6. Tropicos, consulté le 24 novembre 2018
  7. (en) Elisabeth Hsu et Stephen Harris, Plants, Health and Healing : on the interface of ethnobotany and medical anthropology, Oxford, Berghahn, , 316 p. (ISBN 978-1-84545-060-1, notice BnF no FRBNF42144324), pp. 114
  8. (en) « Hard to swallow », Nature, vol. 448, no 7150,‎ , p. 106–106 (ISSN 1476-4687, DOI 10.1038/448106a, lire en ligne, consulté le 21 mars 2020)
  9. Base de données publique des médicaments, HAS, CNAM, « Résumé des caractéristiques du produit - RIAMET 20 mg/120 mg, comprimé » (consulté le 27 décembre 2019)
  10. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, « MALACEF 60 mg - ATU » (consulté le 27 décembre 2019)
  11. (en) Organisation Mondiale de la Santé, « WHO Model List of Essential Medicines, 21st List (2019) » [PDF], (consulté le 27 décembre 2019), p. 65
  12. a et b Conjuguer les efforts pour lutter contre le paludisme, UniversScience.fr 12/01/2004
  13. « L'OMS publie des lignes directrices en matière de culture de la plante essentielle utilisée dans les médicaments antipaludiques », sur http://www.who.int, (consulté le 28 octobre 2018)
  14. (en) Elfawal MA, Towler MJ, Reich NG, Weathers PJ, Rich SM, « Dried whole plant Artemisia annua slows evolution of malaria drug resistance and overcomes resistance to artemisinin. », PNAS USA 112,‎ , p. 821-826 (DOI 10.1073/pnas.1413127112)
  15. « L'Artemisia, la plante anti-paludisme mise à l'honneur par le docu "Malaria Business", et Stromae », sur RTBF Info, (consulté le 22 juin 2020)
  16. (en) Willcox M., « Randomized controlled trial of a traditional preparation of Artemisia annua L. (Annual Wormwood) in the treatment of malaria. », Trans R Soc Trop Med Hyg,‎ , p. 98
  17. HuffPost, Sandra Lorenzo, Prix Nobel : la médecine chinoise traditionnelle récompensée dans les travaux de Tu Youyou sur le paludisme, 05/10/2015 15:00 | Actualisé octobre 5, 2016
  18. Bernard Crutzen, « Malaria business : les laboratoires contre la médecine naturelle ? », sur france24.com, (consulté le 27 mai 2020)
  19. (en) Jérôme Munyangi, Lucile Cornet-Vernet, Michel Idumbo et Chen Lu, « RETRACTED: Effect of Artemisia annua and Artemisia afra tea infusions on schistosomiasis in a large clinical trial », Phytomedicine, vol. 51,‎ , p. 233–240 (ISSN 0944-7113, PMID 30466622, PMCID PMC6990975, DOI 10.1016/j.phymed.2018.10.014, lire en ligne, consulté le 16 août 2020)
  20. (en) Jérôme Munyangi, Lucile Cornet-Vernet, Michel Idumbo et Chen Lu, « RETRACTED: Artemisia annua and Artemisia afra tea infusions vs. artesunate-amodiaquine (ASAQ) in treating Plasmodium falciparum malaria in a large scale, double blind, randomized clinical trial », Phytomedicine, vol. 57,‎ , p. 49–56 (ISSN 0944-7113, PMID 30668322, PMCID PMC6990969, DOI 10.1016/j.phymed.2018.12.002, lire en ligne, consulté le 16 août 2020)
  21. (en-US) Author Leto Sapunar, « A bitter aftertaste: Legal threats, alleged poisoning muddy the waters for a trial of a tea to treat malaria », sur Retraction Watch, (consulté le 16 août 2020)
  22. (en) Shi-you Li, Cong Chen, Hai-qing Zhang et Hai-yan Guo, « Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS-associated coronavirus », Antiviral Research, vol. 67, no 1,‎ , p. 18–23 (ISSN 0166-3542, DOI 10.1016/j.antiviral.2005.02.007, lire en ligne, consulté le 21 mars 2020)
  23. « Personne n'a d'éléments prouvant l'efficacité de l'artemisia contre le Covid-19 », sur RFI, (consulté le 22 avril 2020)
  24. (en-US) « Madagascar’s president promotes unproven herbal cure for COVID-19 », sur Mongabay Environmental News, (consulté le 22 avril 2020)
  25. a et b « L'OMS soutient une médecine traditionnelle reposant sur des éléments scientifiques probants », sur Regional Office for Africa (consulté le 12 mai 2020)
  26. (fr + et + en) « https://iday.org/education-sante-jardins-cantines-scolaires/ », sur iday.org, (consulté le 31 janvier 2019)
  27. « Accueil - La Maison de l'Artemisia - Cette plante peut sauver des millions de vie », sur La Maison de l'Artemisia - Cette plante peut sauver des millions de vie (consulté le 14 juillet 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barbara Blanc, Bernard Weniger et Jean-Pierre Nicolas, Réflexions autour de la culture d'Artemisia annua et de la production d'artémisinine, Ethnopharmacologia, n°41, 82-88, 2008.
  • Lucile Cornet-vernet, Laurence Couquiaud et Jean-Louis Lamboray, Artemisia : une plante accessible à tous pour éradiquer le paludisme, Actes Sud, coll. « Domaine du Possible », , 186 p. (ISBN 978-2-330-11114-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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