Werner Naumann

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Werner Naumann
Fonctions
Ministre du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande
30 avril 19451er mai 1945
Gouvernement Cabinet Goebbels
Prédécesseur Joseph Goebbels
Successeur Poste supprimé
Johannes Robert Becher (RDA, indirectement)
Biographie
Date de naissance 16 juin 1909
Lieu de naissance Guhrau (Empire allemand)
Date de décès 25 octobre 1982
Lieu de décès Lüdenscheid (RFA)

Werner Naumann (Guhrau, 16 juin 1909 - Lüdenscheid, 25 octobre 1982) était le secrétaire d'État du Propagandaministerium de Joseph Goebbels durant le Troisième Reich. Il est désigné à la tête du ministère par Adolf Hitler dans le dernier testament de celui-ci, par lequel il fait de Goebbels son successeur comme Reichskanzler.

Son parcours[modifier | modifier le code]

Né en 1909 à Guhrau, dans ce qui était la province de Silésie du Royaume de Prusse (aujourd'hui en Pologne), il décède à Lüdenscheid en Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 1982.

Friedrich Bergold témoigna à Nuremberg que, la dernière fois qu'il avait vu Naumann, celui-ci marchait un mètre devant Martin Bormann quand ce dernier fut tué par une fusée de l'Armée rouge. Ils étaient en train de fuir le Führerbunker à la fin de la bataille de Berlin. Naumann survécut pourtant.

De 1945 à 1949, Naumann vécut incognito dans le sud de l’Allemagne. Il décrocha même avec les meilleures notes un diplôme professionnel de maçon.

En 1950, il entra à Düsseldorf dans la firme d’import-export belgo-allemande Cominbel, dont le possesseur est Herbert Lucht[1] (décédé en 1951) qui fut le chef de l'Aussenstelle Wehrmachtspropaganda à Paris durant l'occupation. Werner Naumann fut arrêté par les Britanniques en 1953 sur l'accusation d'être le leader d'un groupe néonazi, le "Groupe Naumann", qui essayait d'infiltrer des partis politiques de l'Allemagne de l'Ouest. Il fut relâché après sept mois de détention.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Norbert Frei: Vergangenheitspolitik. Die Anfänge der Bundesrepublik und die NS-Vergangenheit. 2. Auflage. München 1997, (ISBN 3406425577)
  • (de) Ulrich Herbert: Best. Biographische Studien über Radikalismus, Weltanschauung und Vernunft 1903-1989. 2. Aufl., Bonn 1996 (ISBN 3801250199)
  • (de) Rüdiger Jungbluth: Die Quandts. Ihr leiser Aufstieg zur mächtigsten Wirtschaftsdynastie Deutschlands. Frankfurt a. M. et al. 2002 (ISBN 3593369400)
  • (de) Ernst Klee: Werner Naumann, Eintrag in ders.: Das Personenlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945. Aktualisierte Ausgabe. Fischer-Taschenbuch-Verlag, Frankfurt am Main 2005, (ISBN 3596160480), S. 429
  • (de) Stefan Krings: Das Propagandaministerium. Joseph Goebbels und seine Spezialisten, in: Lutz Hachmeister /Michael Kloft (Hg.): Das Goebbels-Experiment. Propaganda und Politik, Stuttgart 2005, S. 29-48 (ISBN 3421058792)
  • (en) David K. Yelton: Hitler's Volkssturm. The Nazi Militia and the Fall of Germany 1945-1945, Lawrence (Kans.) 2002 (ISBN 0700611924)
  • (de) Norbert Frei: Deutsches Programm. Wie Nordrhein-Westfalens FDP Anfang der fünfziger Jahre bewährte Nazis zur Unterwanderung der Partei einlud, in: Die Zeit Nr. 23 v. 29. Mai 2002, S. 82.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cet Herbert Lucht avait épousé une aventurière belge Léa dite "Slissy" (Voir: Der Spiegel, du 22 janvier 2001, "Der Stenograf muss es wissen", membre du parti Rexiste, employée d'Otto Abetz à Paris, et qui serait, selon Joachim Joesten, une cousine de Léon Degrelle, qui née dans une modeste famille ouvrière bruxelloise, portait le faux titre de comtesse, se prétendait fille de général et se faisait passer pour appartenant à une famille connue. Manière sans doute également de cacher l'origine des fonds qui ont permis à ce couple la création de cette firme en faisant croire à une prétendue fortune familiale ? Ce couple de propagandistes nazis vécut avec un grand train de vie à Düsseldorf, Lorickestrasse. Herbert Lucht serait mort en 1951 et selon Stan Lauryssens, Opmars naar het vierde Rijk, Amsterdam, Wetenschappelijke Uigeverij, 1975, p. 167: "Dans une riante banlieue de Dusseldorf, à Buderich, vivait au début des années cinquante ex-officier de la Wehrmacht Herbert Lucht. Il n'avait pas renoncé à son idéal de couleur brune....Ensemble avec son épouse Léa N. (ce nom est faux), belge de naissance et nièce (ou cousine = nicht) de Léon Degrelle il avait fondé la firme d'import-export Cominbel, une société florissante qui faisait de bons bénéfices. À Buderich Herbert Lucht était un homme considéré....p. 168: C'est alors que Werner Naumann débarqua à Buderich, Lorickestrasse chez l'officier de la Werhrmacht Herbert Lucht. .... p. 139: Werner Naumann devint rapidement directeur de la firme Cominbel et lorsqu'un an après son arrivée Herbert Lucht décéda, l'ex secrétaire-d'État continua à diriger la firme ensemble avec sa veuve, connue pour son hospitalité. Lucht fut enterré dans le jardin de sa villa. Il aurait été enterré dans le jardin de sa villa de Büderich, banlieue chic de Düsseldorf. Sa veuve Léa s'établit à Meldorf, Breitem Weg Nr. 2, dans le Schleswig-Holstein. Comme l'écrit Yves van Domber, Ik leefde met Martin Bormann, Amsterdam-Assen, 1969, p. 187. “In de nacht van 14 op 15 januari 1953 werd dr. Werner Naumann, in het laatste uur opvolger van Goebbels, gearresteerd, verdacht van een groots opgezette nazi-conspiratie. Toen Naumann getuigde dat Bormann na de tankexplosie nog in leven was, veroorzaakte dat heel wat sensatie. Naumann had kans gezien acht jaar verborgen te blijven. Sinds 1950 was hij manager van de im –en exportfirma Lucht geweest. Herbert Lucht was een gewezen ambtenaar van Goebbels’ rijkspropagandaministerie. Hij was gehuwd met gravin Lea ** (le nom et le titre donné sont faux!), een nicht van Léon Degrelle, een Belgische fascistenleider en commandant van de ss. Naumann had een select gezelschap van doorgewinterde nazifiguren om zich heen verzameld, met wie hij na de oorlog regelmatig vergaderingen in nationaal-socialistische geest belegde. Daar waren een aantal vroegere gouwleiders bij, onder meer die van Salzburg, Hamburg en Wenen, verder Artur Axmann, de leider van de Hitlerjugend, ss-Brigadeführer Paul Zimmermann en Heinz Siepen, Ortsgruppenleiter van de NSDAP. Regelmatig verschenen daar ook Léon Degrelle en de ontvoerder van Mussolini en kidnapper van de Hongaarse regent Horthy, de 1.95 m lange Oostenrijkse piraat en Duitse commandoleider Otto Skorzeny – een idool van de Führer. De groep had contacten met Buenos Aires en Madrid. Naumann, geen windmolenvechter zoals sommigen uit het gezelschap, had een nieuwe nationaalsocialistische strategie ontworpen, door de Duitse pers prompt ‘Nau-Nau-strategie’ genoemd. Deze bestond uit een geruisloze infiltratie in de rechts-politieke partijen zoals de FDP, de CDU en zelfs de SDP.”: “Dans la nuit du 14 au 15 janvier 1953 fut arrêté le Dr. Werner Naumann, successeur de dernière heure de Goebbels, soupçonné d’avoir mis sur pied une importante conspiration nazie. Lorsque Naumann témoigna alors que Bormann était encore vivant après l’explosion du tank, cela provoqua un intérêt sensationnel. Naumann avait eu de la chance vu qu’il avait su rester caché durant huit ans. Depuis 1950 il était devenu manager de la firme d’import-export Lucht. Herbert Lucht avait été fonctionnaire auprès du Ministère de la Propagande de Goebbels. Il était marié avec la comtesse Léa N** (le nom et le titre donnés sont faux !), une cousine de Léon Degrelle, leader fasciste belge et commandant des SS. Naumann s’était entouré d’une société choisie de figures faisandées du nazisme, avec lesquelles après la guerre il participait à des réunions inspirées du national-socialisme. Il se trouvait là toute une série d’anciens gauleiters, parmi d’autres celui de Salzbourg, Hambourg et Vienne, plus tard Arthur Axmann, le leader des Jeunesses Hitlériennes, le SS-Brigadeführer Paul Zimmermann et Heinz Siepen, chef des groupes régionaux du parti nazi. Là apparaissait régulièrement Léon Degrelle et celui qui avait enlevé Mussolini et kidnappé le régent hongrois Horthy, haut de ses 1,95 m, le bandit autrichien et chef de commando Otto Skorzeny, une idole du Führer. Le groupe avait des contacts avec Buenos Aires et Madrid. Naumann, qui n’était pas un rêveur combattant les moulins à vent comme certains membres de ce groupe, avait mis sur pied une nouvelle stratégie nationale-socialiste qui fut rapidement appelée par la presse allemande « Stratégie Nau-Nau »). Elle consistait en une infiltration subreptice des partis de droite comme le FDP, le CDU et même le SDP. »

    Bibliographie par ordre chronologique, concernant Herbert Lucht et son épouse la militante rexiste et fausse comtesse belge « Slissy », cousine de Léon Degrelle.[modifier | modifier le code]

    • 1949 - Prevent World War III, édité par, Society for the Prevention of World War III (New York), 1949.
    • 1953 - Joachim Joesten, Dr. Naumann’s conspiracy, pattern of the world-wide crypto-nazi plot, 1953.
    • 1953 - Neo-Nazi strength and strategy in West Germany, édité par American Jewish Committee, 1953.
    • 1954 - Max Ascoli, The Reporter, 1954, p. 12: "The owner and manager of this extraordinary enterprise is Fran Lea Lucht, the attractive and brilliant daughter of a Belgian general".
    • 1956 - Alistair Home, Return to power. A report on the new Germany, éd. F. A. Praeger, 1956, pp. 166 et 412.
    • 1965 - Lev Bezymenskii, Auf den Spuren von Martin Bormann, éd. Dietz, 1965.
    • 1966 - Lev Bezymenskii, Tracing Martin Bormann, éd. Progress Publishers, 1966.
    • 1967 - Kurt P. Tauber, Beyond eagle and swastika: German nationalism since 1945, Wesleyan University Press, 1967.
    • 1968 - Wellington Long, The new Nazis of Germany, Chilton Book C°, 1968.
    • 1969 - Edward Frederick Langley Russel, Return of the swastika?, D. McKay C°, 1969.
    • 1969 - Yves van Domber (Pseudonyme de Cornelis Adrianus Antonius Koreman), Ik leefde met Martin Bormann, éd. Born, 1969.
    • 1974 - Ladislas Farago, Aftermath: Martin Bormann and the Fourth Reich, éd. Simon and Schuster, 1974.
    • 1975 - Stan Lauryssens, Opmars naar het Vierde Rijk, Wetenschappelijke Uitgeverij, 1975.
    • 1977 - Dieter E. Zimmer, Über Wolf Biermann, Verlag Europäische Ideen, 1977.
    • 1990 - Roger Faligot, Rémi Kauffer, Le croissant et la croix gammée: les secrets de l'alliance entre l'Islam, 1990 : Page 215 : "Une firme que Walter Naumann dirige avec son amie Léa Lucht".
    • 1996 - Charles Whiting, The hunt for Martin Bormann: the truth, éd. Leo Cooper, 1996.
    • 1998 - Kevin Coogan, Dreamer of the Day: Francis Parker Yockey and the Postwar Fascist International, éd. Automedia, 1998.
    • 1999 - Martin A. Lee, The beast reawakens, 1999, p. 134: "Owned by Frau Lea Lucht (a cousin of exiled Waffen SS General Leon Degrelle), this shadowy corporation employed Otto Skorzeny as its Madrid representative."
    • 2001 - “Der Stenograf muss es wissen”, dans, Der Spiegel, 4/2001.Article en ligne concernant Herbert Lucht et son épouse belge, la fausse comtesse Slissy.
    • 2002 - Otto Köhler, Monika Köhler, Rudolf Augstein: ein Leben für Deutschland, éd. Droemer, 2002.
    • 2008 - Glen Yeadon, John Hawkins, The Nazi Hydra in America: Suppressed History of a Century 2008, p. 415 : "HS Lucht Co. provided the cover for the conspirators and employed Skorzeny. involved in illegal trade with the Soviet bloc, was owned by Frau Lea Lucht."

Articles connexes[modifier | modifier le code]