Tram-train de La Réunion

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Le tracé prévu du tram-train de La Réunion.

Le Projet tram-train de La Réunion est un projet de tram-train abandonné mi-2010, qui devait relier dans un premier temps l'aéroport Gillot, Saint Denis, Le Port et Saint-Paul. Plus proche d'un train que d'un tramway, le véhicule ne devait être composé que d'une rame longue de quarante mètres, pouvant transporter jusqu'à 250 passagers.

L'ancien planning des travaux[modifier | modifier le code]

La mise en service de ce qui aurait constitué le premier moyen de transport ferroviaire régulier disponible dans l'île depuis la fermeture du premier chemin de fer de la Réunion en 1976, était programmé pour 2012. Le véhicule aurait emprunté alors un premier tronçon de 38 kilomètres entre l'aéroport de Gillot au nord et le centre-ville de Saint-Paul dans l'ouest. Au départ du territoire communal de Sainte-Marie, il aurait traversé d'abord le centre-ville de Saint-Denis puis le quartier de La Montagne, la commune de La Possession avant d'effectuer une petite déviation dans le centre-ville du Port. Il aurait atteint son autre terminus en traversant Cambaie, une zone en cours d'urbanisation qui accueillait autrefois une antenne du système de navigation Oméga.

L'extension de la ligne au-delà de Saint-Gilles aurait dû suivre rapidement. Cette opération aurait finalement été complétée par une nouvelle extension bien plus importante le long de la côte occidentale jusqu'à Saint-Pierre en passant par exemple par Saint-Louis. L'autre bout de la ligne prolongé d'une plus petite extension jusqu'à Sainte-Suzanne[1] dans le même temps.

Les options débattues[modifier | modifier le code]

Il est décidé début 2006 du parcours qu'empruntera le véhicule dans le centre-ville de Saint-Denis, les deux options jusqu'ici retenues étant d'une par une voie longeant la côte et d'autre part un tracé suivant le nouveau Boulevard Sud, officiellement le boulevard Jean-Jaurès.

La façon selon laquelle sera traversé le lieu-dit La Montagne sera quant à elle déterminée à la fin du premier trimestre de la même année. Il s'agit de trancher entre un tunnel long de onze kilomètres ne comportant qu'un passage à l'air libre sur un ouvrage d'art au niveau de La Grande Chaloupe ou plutôt un tracé aérien qui permettrait la valorisation de vastes terrains naturels stratégiques pour le développement de l'île.

L'année 2006 verra en outre l'élaboration du cahier des charges. L'année suivante sera celle de la consultation des entreprises. Un premier marché attribué à Thales fait aujourd'hui l'objet d'une enquête internationale qui a été évoquée à plusieurs reprises dans la presse nationale fin 2005.

Le tracé a fait l'objet d'une première remise en cause en du fait de la protection de l'environnement, puis d'une seconde en , la commission d'enquête publique émettant cette fois un avis défavorable au sujet de la portion entre La Montagne et La Possession, les enquêteurs regrettant la desserte de La Grande Chaloupe et l'absence de liaison avec la nouvelle route du Littoral[2].

Le financement public-privé[modifier | modifier le code]

Le financement public-privé sera discuté en assemblée plénière de la Région dès que la santé de son président Paul Vergès le permettra.

La SR 21 (société d'économie mixte dirigée par Pierre Vergès, le fils du président du conseil régional), qui s'occupe du tram-train, a décidé de son mode de financement : elle a opté pour un partenariat public-privé.

Le , la Région décide de confier la réalisation du tram-train au groupement Tram’Tiss, emmené par les géants mondiaux Bouygues, Bombardier et Véolia[3].

En , le gouvernement oppose une fin de non-recevoir à la demande de la Région d’une rallonge de 80 millions d’euros pour boucler le financement du tram-train[4].

Le , une manifestation en soutien au projet a lieu à Saint-Denis devant la préfecture[5].

Suite au changement de majorité au conseil régional après les élections de 2010, le nouveau conseil régional décide d'abandonner le projet et de redéployer les crédits accordé par le gouvernement (435 Million d'euros) pour le renforcement de la route du littoral. Le consortium Tram’Tiss qui avait remporté le contrat réagit dans une lettre adressée au président de la collectivité le 2 avril 2010 : « Le contrat de partenariat liant notre société à la Région pour 45 ans a été conclu le 2 décembre 2009 et il est exécutoire. »[6] [7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le tram-train doit aller à Ste-Suzanne, Le Quotidien de la Réunion
  2. « “Pas de remise en cause du tracé” », M.Z., Le Quotidien de La Réunion, .
  3. « La Région choisit Tram’Tiss », Le Quotidien de La Réunion,‎ (lire en ligne)
  4. « La Région est libre de modifier son projet », Le Quotidien de La Réunion,‎ (lire en ligne)
  5. « Une manifestation bien timide », Le Quotidien de La Réunion,‎ (lire en ligne)
  6. « La Région confirme l'abandon du tram-train », Le Quotidien de La Réunion,‎ (lire en ligne)
  7. « Tram’Tiss conteste l’abandon du tram-train », RFO Réunion,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]