Terrats

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Terrats
Mairie de Terrats
Mairie de Terrats
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Thuir
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Étienne Maso
2014-2020
Code postal 66300
Code commune 66207
Démographie
Population
municipale
671 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 36′ 36″ N 2° 46′ 20″ E / 42.61, 2.772242° 36′ 36″ Nord 2° 46′ 20″ Est / 42.61, 2.7722  
Altitude Min. 101 m – Max. 230 m
Superficie 7,32 km2
Localisation

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Terrats est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Terrassous. Son nom en catalan est Terrats.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Terrats[1]
Sainte-Colombe-de-la-Commanderie Llupia
Castelnou Terrats[1] Trouillas
Montauriol Fourques

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan comme en français, le nom de la commune est Terrats[2], qui signifierait terrasses.

La légende de Mirmanda[modifier | modifier le code]

Une légende veut qu'il y ait eu dans des temps très ancien, "alors que Barcelone n'était qu'un pré" dit la légende, près du torrent de la Canterrana une cité nommée Mirmanda. Mirmanda aurait été le domaine des fées (les encantades) avant d'être détruite par une brutale remontée des eaux de la mer. Invisible du commun des mortels, cette cité n'aurait été vue que par quelques rares bergers, dont certains auraient été appréciés des fées et seraient devenus très riches.

Le grand poète catalan du XIXe siècle, Jacint Verdaguer, a évoqué Mirmanda dans son célèbre poème "Canigó". On trouve trace de cette légende dans "Le Guide historique et pittoresque du département des Pyrénées Orientales" de Pierre Vidal (édition de 1899).

Le lieu-dit de Mirmanda se trouve sur la rive droite du torrent de la Canterrane, après les Gorges de la Canterrane. Aux proches alentours existent des traces de vestiges mégalithiques, lieux-dits "Roc de las Lloca", "El camp dels Morts", qui ont sûrement participé à cette légende, les falaises en argiles rouges (cheminées de fées), aux formes de ruines ont également suggérées l'idée de cette mystérieuse cité disparue. Les Aspres et Hautes-Aspres sont riches en divers restes de dolmens et pierres gravées.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 1995 mars 2001 Michel Sales    
mars 2001 réélu en 2008[3] Erick Brisse    
2014[4] en cours Étienne Maso    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1424 1470 1515 1553 1643 1709 1720 1730
13 f 13 f 11 f 10 f 7 f 20 f 45 f 28 f 46 f
1767 1774 1789 - - - - - -
142 H 244 H 40 f - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 671 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 229 248 307 333 312 308 311 303
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
316 284 303 291 310 365 340 349 347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
377 348 367 409 374 344 353 331 318
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
318 363 366 492 520 528 575 605 668
2011 - - - - - - - -
671 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : 7 et 8 janvier (Saint Julien et Sainte Basilisse), 22 janvier (Saint Vincent et Saint Anastase)[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 917 €[8].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse de Terrats, église romane.

La Cellera est bâtie aux Xe et XIe siècle, c'est un lieu proche de l'église formant une place et ayant vocation de protection. La trêve de Dieu signée en 1027 à Toulouges sous l'impulsion de l’abbé Oliba garantissait la protection des biens et des personnes dans cette zone attenant à l'église. Beaucoup de villages de Catalogne ont une Cellera.

La Fontaine publique ou Font dels LLedoners est constituée d'un bassin couvert (XVe siècle) et d'un soutènement (1824).

Le Four à alandier : datant du XIXe siècle, a servi a fabriquer des briques et des tuiles. Il se trouve près de la Mairie.

La Cave coopérative: fondée en 1932, située à l'entrée du village en venant de Thuir. Visible de très loin, la "Tour Bouteillé", Tour de vinification, édifiée en 1972 selon les plans de l'ingénieur Bouteillé, il en existe 3 en France, mais celle-ci est la seule à 3 niveaux.

Balade le long des bords de la Canterrane (la grenouille qui chante, en catalan),découvrir les ruines d'anciens mas et bergeries (Bergerie du mas d'en Modat du XVe siècle), là où se dressait la mythique cité de Mirmanda.

La Canterrana est un torrent aurifère, ainsi que ses affluents: la ribera de Sant Amanç, le ruisseau de Foncouverte, le Correc d'en Modat, le ravin de Toix et la Coume d'Abeille, les trouvailles des orpailleurs sur le site de Mirmanda indiquent que ce gisement d'or alluvionnaire est exploité depuis l'âge du bronze et en particulier par les celtes pour l'or, mais pour aussi l'argent, le plomb, le fer et le cuivre[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain catalan Joan-Lluís Lluís (1963) réside à Terrats depuis plusieurs années.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  3. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  4. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  8. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  9. Yvan Pujol, « Prospections d'Orpaillage-Loisir »