Tordères

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tordères
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Thuir
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Maya Lesné
2014-2020
Code postal 66300
Code commune 66211
Démographie
Gentilé Tordérencs
Population
municipale
168 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 39″ N 2° 45′ 11″ E / 42.5608333333, 2.7530555555642° 33′ 39″ Nord 2° 45′ 11″ Est / 42.5608333333, 2.75305555556  
Altitude Min. 139 m – Max. 390 m
Superficie 9,91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Tordères

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Tordères

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Tordères

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Tordères
Liens
Site web torderes.unblog.fr

Tordères est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Tordérencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Tordères est un village des Aspres de 180 habitants pour 991 hectares. De ses vallonnements à ses pics les plus abrupts (Roc del Quers, 391 m), s'étagent par strates accidentées, les vignes, les oliviers et la garrigue la plus sauvage.

Les habitants de Tordères sont nommés les Tordérencs[1] (au féminin, Tordérenques). Ils sont en constante augmentation depuis les années 1980, mais le village reste un des moins peuplés des Aspres[réf. nécessaire].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tordères[2]
Fourques
Montauriol Tordères[2] Passa
Llauro

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est boisée. On y trouve essentiellement des chênes-liège (Tordères fut longtemps un des hauts lieux de la bouchonnerie de l'Aspre). L’Office national des forêts y a également planté une forêt de conifères et d'eucalyptus, la forêt domaniale du Réart (dans laquelle le Réart prend sa source) dont de nombreuses essences ont souffert au cours de l'incendie de 1981, mais qui présente encore cependant de belles variétés d'arbres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Comme tout le reste des Aspres, Tordères subit souvent la sécheresse (faible pluviométrie annuelle). La commune est traversée par de petits ruisseaux, pratiquement toujours secs (sauf au printemps et en automne où ils coulent parfois) tous affluents de la Galcerana : le Caraig (en limite de Montauriol, à l'ouest), la Tordères, le Carbouné et le Lladac, à l'est.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Torderes[3].

Au VIIIe siècle ou XIXe siècle on trouve la forme latine Villa Tordarias. Une étymologie probable est l'adjonction du suffixe -aria au mot latin Turdus signifiant grive, dans le sens de : lieu giboyeux, où les grives sont abondantes[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si on ne trouve sur son territoire, ni dolmens, ni menhirs, Tordères semble avoir été un lieu d'habitat pour les hommes du néolithique.

Comme le reste des Aspres, entre le VIIe et le Ve siècle av. J.-C., Tordères a été occupé par les Ibères et les Ligures, puis les Celtes et les Romains. La commune voisine de Llauro possédait une grosse mine de fer et Tordères se trouvait ainsi sur une des routes du fer du département. Cela générait beaucoup de circulation à travers les collines, celle des marchands, des mineurs, etc, qui allaient et venaient entre la mine de Llauro et la Via Illiberis.

Le village est mentionné pour la première fois en 899 (villa Tordarias). À cette époque, le village est la propriété d’un certain Esteve et de son épouse Anna (qui possédaient aussi des biens à Llauro). Le texte fait mention de l'église, alors dédiée à saint Martin. En 927, l’église d’Elne et son évêque Guadall achètent une moitié du territoire de Tordères à Ató, le fils d'Estève et Anna qui en a hérité; l'autre moitié demeure propriété de sa sœur. Cette seconde moitié, puis l’ensemble du territoire, sont ensuite cédés à l’abbaye d’Arles, qui conservera la seigneurie de Tordères jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

Tordères fusionne avec Llauro et Passa par arrêté préfectoral du 21 février 1973 pour former la commune de Passa-Llauro-Tordères. Ces trois communes ont été rétablies en 1989[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
.... .... Jean Madern ... ...
.... 1930 Benjamin Achille Carbasse ... ...
1930 1942 François Olive ... ...
1942 1944 François Olive ... ...
1945 1954 Pierre Carbasse ... ...
1954 1959 Pierre Siné ... ...
1959 1990 Joseph Noé ... ...
1990 2001 Albert Saint-Upéry ... ...
2001 2008 Dominique Blanc ... ...
2008, réélue en 2014[6] en cours Maya Lesné[7] ... ...

Depuis l'élection du dernier conseil municipal, en 2008, un système de démocratie participative s'est mis en place. Il s'agit de faire participer activement l'ensemble des habitants dans la gestion du village par le biais de commissions extra-municipales (travaux, agro-environnement, affaires sociales, finances, urbanisme, etc.) ouvertes à tous les habitants et propriétaires terriens.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1643 1720 1730 1767 1789
20 f 19 f 14 f 14 f 10 f 15 f 19 f 114 H 20 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 168 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
115 123 130 132 141 143 143 144 107
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
98 99 82 85 103 97 95 104 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
78 73 76 94 97 94 86 71 63
1962 1968 1990 1999 2006 2008 2011 - -
63 60 75 145 168 174 168 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pour 1975 et 1982 :

Article détaillé : Passa-Llauro-Tordères.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 28 juillet[10].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 559 €[11].

Emploi, entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Nazaire (Sant Nazari, en catalan) de Tordères est un édifice remontant probablement, pour sa partie la plus ancienne, au Xe siècle de notre ère. Sa forme actuelle, qui ne répond à aucune des dispositions propres aux églises de village des Aspres, est le résultat unique de diverses campagnes de transformation et d’agrandissement au fil des siècles, notamment aux XIIIe, XVIIe et XIXe siècles. L’église abrite un retable de la première moitié du XVIIIe siècle, dédié à saint Nazaire et saint Celse, récemment restauré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Indépendant, Carnet bleu
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. Basseda 1990, p. 720.
  5. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  6. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  11. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).