Thuir

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Thuir
Mairie de Thuir
Mairie de Thuir
Blason de Thuir
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Thuir
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
René Olive
2014-2020
Code postal 66300
Code commune 66210
Démographie
Population
municipale
7 248 hab. (2011)
Densité 364 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 37′ 59″ N 2° 45′ 26″ E / 42.6330555556, 2.75722222222 ()42° 37′ 59″ Nord 2° 45′ 26″ Est / 42.6330555556, 2.75722222222 ()  
Altitude Min. 78 m – Max. 243 m
Superficie 19,90 km2
Localisation

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Thuir est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Thurinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Thuir est située dans la plaine du Roussillon, à 13 km à l'ouest de Perpignan. Elle est aux portes des Aspres, une région qui constitue le piémont du Canigou entre les sillons des rivières de la Têt et du Tech. La ville est localisée à 23 km de la Mer Méditerranée et à 35 km du pic du Canigou (2 784 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thuir[1]
Saint-Féliu-d'Amont
(par un quadripoint)
Saint-Féliu-d'Avall, Le Soler Toulouges,
Canohès
Castelnou Thuir[1] Ponteilla
Sainte-Colombe-de-la-Commanderie Llupia

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Thuir est accessible par la RD 612a à partir de Perpignan. La ville était desservie par le chemin de fer dit d'intérêt local. Cette voie ferrée, longue d'une quinzaine de kilomètres, avait été inaugurée en 1911 pour être finalement désaffectée et démantelée dans les années 1990. Cette voie ferrée est aujourd'hui utilisée par une piste cyclable qui s'inscrit dans le Schéma cyclable départemental du conseil général des Pyrénées-Orientales. Thuir possédait une gare de chargement construite par Gustave Eiffel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Tuïr[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Thuir est citée dès le Xe siècle dans des documents d'époque. C'est une ancienne villa royale, entourée d'une enceinte qui abritait l'église et le cimetière. Cette enceinte était un heptagone irrégulier, elle était faite en cailloux roulées. Un fossé complétait le dispositif défensif de la villa.

Au fils des ans, des habitations supplémentaires se sont formées autour de l'enceinte, formant comme un bourg à l'extérieur de la minuscule ville. Il fallut donc renforcer à nouveau les défenses en construisant une deuxième enceinte, flanquée de tours et de meurtrières. Les travaux durèrent toute l'année 1287. L'enceinte intérieure apparut alors comme une citadelle, à l'instar de la ville de Mont-Louis des années plus tard. En 1294 la ville obtient du roi une charte de consulat.

En 1415 fut construite la chapelle de la Pietat, suivant le style gothique. Elle fut construite au frais d'un notaire de Perpignan appelé Pierre Aybri. Elle fut modifiée architecturalement durant le XVIIe siècle. Elle contient une statue de La Vierge du milieu du XIXe siècle ainsi qu'une croix reliquaire.

En 1589, un couvent des Frères mineurs capucins est fondé à l'ouest de la ville, sous gouverne espagnole à cette époque. Lors de la reprise du Roussillon par les Français, les moines partirent en Catalogne pour être remplacés par des moines français.

Thuir eu aussi une part importante dans la Guerre_du_Roussillon. Cette année là les espagnols prirent la ville le 29 juin et la gardèrent jusqu'à 21 septembre, la laissant après un siège fait par les français.

Avant la Révolution française, Thuir était très commerçant. Les domaines d'activités principales étaient la papeterie, l'imprimerie et la poterie, mais c'est au XIXe siècle que le village va connaître son heure de gloire[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Thuir.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
1871 1872 Charles Vaills    
1872 1873 François Gauze    
1874 1878 Louis Ripoll    
1873 1878 Joseph Salses    
1878 1885 Joseph Bolte    
1885 1885 Jean Casenove    
1892 1902 François Ecoiffier    
1885 1892 Paul Molinié    
1892 1902 Joseph Calvet    
1902 1906 Raymond Méric    
1906 1929 Hyacinthe Marty    
1929 1931 Jules Descossy    
1931 1940 Louis Noguères PRS  
1940 1941 René Puig    
1941 1943 Louis Cormier    
1943 1944 Pierre Baillette    
1944 1944 Louis Cormier    
1944 1945 Pierre Baillette    
1945 1947 Louis Noguères    
1947 1982 Léon-Jean Grégory   sénateur, président du conseil général,
mort en fonctions
1982 1989 Albert Passama    
1989, réélu en 2008 [4] et 2014[5] en cours René Olive PS Conseiller général, vice-président du conseil général, conseiller régional de 1998 à 2001 (démissionnaire à cette date)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709
259 f 250 f 259 f 161 f 143 f 157 f 94 f 103 f 225 f
1720 1730 1765 1767 1774 1789 - - -
273 f 269 f 900 H 1 563 H 1 550 H 320 f - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 248 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 511 1 705 1 911 1 944 2 197 2 483 2 485 2 507 2 633
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 626 2 384 2 410 2 407 2 524 2 667 2 799 3 006 3 055
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 114 3 226 3 197 3 164 3 234 3 397 3 460 3 310 3 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 717 4 192 6 023 6 356 6 638 7 257 7 427 7 399 7 267
2011 - - - - - - - -
7 248 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 20 et 21 janvier[8] ;
  • Fête communale : 7 et 8 octobre[8] ;
  • Marché : samedi[8].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 560 €[9].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Thuir est surtout connu pour sa production d'apéritifs et notamment le Byrrh, inventé au XIXe siècle par les frères Simon et Pallade Violet. Le succès de cette boisson fut tel qu'il donna une renommée nationale et même internationale à la petite ville avant-guerre. La marque Byrrh est indissociablement associée au village de Thuir. Un livre, Sambucus de Patrick Fornos aux éditions Balzac (ISBN 978-2-913907-71-3), raconte de façon à peine romancée, la saga de la famille Violet et son empreinte sur le village.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de la Victoire
  • Chapelle de la Pietat : la chapelle de la Pietat (de la Piété en français) est située sur la D612 au niveau du rond-point à l'entrée de la ville.
  • Chapelle Saint Sebastien
  • Les caves Byrrh et la plus grande cuve en fût de chêne du monde d'une capacité réelle de 10 002 hl (1950). Cette cuve pèse cent tonnes à vide, elle a une hauteur de 10 mètres et un diamètre de 12,50 mètres.
  • Parc et villa Palauda
  • Villa Les Rosiers
  • Tour de fortification et chapelle Vilar
  • Le prieuré de Serrabone du XIIe siècle révèle, sur la tribune de son église, un étonnant bestiaire roman sculpté dans le marbre rose : aigles, lions ailés, griffons…
  • Musée de la Nature et de la Chasse
  • Musée des Arts et Traditions

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des maires de Thuir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  3. (http://histoireduroussillon.free.fr/index.php
  4. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  5. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. a, b et c Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  9. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté en 1er février 2013).
  10. Carles Grandó à "L'Enciclopèdia Catalana"
  11. Source : Acte de décès numéro 404 du registre des décès de la commune de Paris (5e arrondissement) pour l'année 1970