Solidarité et progrès

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Solidarité et Progrès
Image illustrative de l'article Solidarité et progrès
Logo officiel
Présentation
Président Jacques Cheminade
Fondation
Siège B.P.27 92114 Clichy, France
Idéologie Protectionnisme
Colbertisme
Progressisme
Anti-impérialisme
Euroscepticisme
Site web http://www.solidariteetprogres.org

Solidarité et progrès (SP), qui a succédé à la Fédération pour une nouvelle solidarité (FNS), est un parti politique français, fondé et dirigé par Jacques Cheminade depuis 1996. SP est associé au niveau international au mouvement (en) de l'homme politique américain Lyndon LaRouche.

Programme[modifier | modifier le code]

À l'instar d'un Lyndon LaRouche, aux États-Unis, Jacques Cheminade est partisan de la nécessité d'un « nouveau Bretton Woods » établissant par accord entre les nations un système de taux de changes fixes où la stabilité des monnaies serait assurée par la suppression des opérations financières sans liens avec l'économie réelle. Dans ce but, SP défend une politique Glass-Steagall de séparation entre banques de dépôt et de crédit d'une part, et les banques d'affaires d'autre part, comme l'avait établi à la Libération la loi 45-15 du décembre 1945[1]. Une fois cette séparation effectuée, leur programme préconise une "banqueroute organisée" des spéculateurs, qui consiste à laisser ces banques d'affaire assumer leurs pertes et faire faillite le cas échéant. Pour appuyer cette procédure, SP a souhaité l'établissement d'une commission parlementaire dotée de pouvoirs judiciaires afin de procéder à l'audit des comptes, des activités offshore et des actifs hors bilan de toutes les banques[2].

Pour Solidarité et Progrès, cette nouvelle architecture financière doit permettre la création de plusieurs millions d'emplois qualifiés et non-précaires résultant d'une politique d'investissement dans les infrastructures et équipements économiques et sociaux de base (eau, énergie, transports, espace, santé, éducation, recherche), sous la forme de grands travaux nationaux et internationaux (Pont terrestre Eurasiatique[3], tunnel sous le détroit de Béring[4], plans NAWAPA[5], TRANSAQUA[6]), s'inspirant de la politique de New Deal du président américain Franklin Delano Roosevelt et de la Planification indicative du Général de Gaulle.

Philosophie politique[modifier | modifier le code]

Selon Solidarité et Progrès, une politique de « protectionnisme altruiste » et de « marchés organisés » constitue une alternative aux rapports de force inhérents au libéralisme et au marxisme. Ce mouvement se considère comme étant un mouvement de résistance face au retour du fascisme aux États-Unis et en Europe, parlant en particulier d'un fascisme financier[7]. Par ailleurs, Solidarité et Progrès est un parti relativement conservateur en termes de mœurs (interdiction des jeux vidéo violents, contre la dépénalisation de la drogue, contre l'euthanasie). Il prône également une « écologie humaine » inspirée des travaux du géochimiste russe Vladimir Vernadski[8], milite pour la recherche dans la physique nucléaire et l'avancement de ses applications technologiques (nucléaire de IVe génération, fusion par laser) et combat ce qu'il analyse comme l'idéologie malthusienne derrière la thèse de l'origine humaine du réchauffement climatique, réchauffement qu'il considère comme une mystification[9].

Participation aux élections[modifier | modifier le code]

Un militant de Solidarité et progrès tenant un stand dans une rue de Paris.

Après avoir tenté de présenter Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 2007 (il n'a obtenu que 250 parrainages), Solidarité et Progrès a présenté six candidats aux élections législatives de 2007[10] et était présent aux cantonales de 2008 dans la Rhône, l'Ille-et-Vilaine, l'Essonne et la Lorraine[11], puis aux cantonales partielles de Redon en 2009[12].

Ayant réussi à rassembler plus de 500 parrainages d'élus, pour valider sa candidature, Jacques Cheminade a participé à l'élection présidentielle de 2012 et a obtenu, au premier tour, 89 545 votes favorables, soit 0,25 % des votes valides.

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2005, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) relève que Solidarité et Progrès « sous l’apparence d’une idéologie politique « anti-Bush » et avec une image alternative aux mouvements politiques constitués, joue sur la fibre engagée et idéaliste des étudiants »[13]. En janvier 2012, le secrétaire général de la Miviludes, Hervé Machi, déclare : « C’est un dossier qui pour nous aujourd'hui à la Miviludes n’est pas vivant. Les derniers signalements que nous avons reçus remontent à 5 ou 6 ans, donc grosso modo la période de la dernière élection présidentielle. Les personnes qui avaient fait ces signalements avaient été reçues à la Mission et ces témoignages n’ont pas débouché sur une saisine de l’autorité judiciaire par la Mission, sans doute parce qu’à l’époque la Mission a considéré que les critères de la dérive sectaire n’étaient pas caractérisés »[14].

En 2003, Charlie Hebdo voit dans le discours de Solidarité et progrès « des idées qu'un Le Pen ne renierait pas, derrière un vernis de préoccupations sociales »[15].

L'UNADFI a estimé qu'il avait un « comportement sectaire » dans ses méthodes de recrutement destinées aux étudiants, ainsi que dans son fonctionnement interne [16],[17]. Le témoignage d'un ancien membre confirmerait les descriptions de l'UNADFI[18].

Pour Pierre de Villemarest et Clara Gaymard, le parti agirait pour le compte des « marxistes de Moscou » : « C'est peut-être s’aventurer trop loin que de constater que Nouvelle Solidarité a arrêté ses publications au moment de la chute du mur de Berlin, faute désormais de moyens venant de l’Est communiste »[19].

Publications[modifier | modifier le code]

Solidarité et Progrès publie le bimensuel Nouvelle Solidarité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]