Silence
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2008).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Le silence est l'absence de son. Le contraire du silence est le bruit ou du son. En solfège, les silences indiquent un arrêt de la production de sons musicaux pendant un temps spécifié.
Sommaire |
Physique [modifier]
Le silence étant l'absence de perception de son, il convient de définir ce phénomène. Le son est la vibration des molécules d'un milieu élastique. Un silence parfait, non relié à une perception humaine, supposerait que le matériau considéré ne connaît aucune agitation moléculaire. Cette condition est équivalente à la température zéro absolu (-273,15 °C). En physique, on n'emploie que cette notion.
Le décibel se définit comme le logarithme d'un rapport entre deux puissances. Lorsqu'on mesure la pression acoustique pour déterminer le niveau sonore, on exprime le plus souvent le résultat en décibels par rapport à une pression de référence de 20 µPa (vingt micropascals), qui correspond au plus faibles sons audibles par les humains dans la plage de fréquences à laquelle ils sont les plus sensibles, de 1 à 4 kHz[1]. Tous les sons audibles sont donc plus forts, et le niveau sonore en décibels est toujours un nombre positif. Ainsi, une ambiance très calme se trouve à un niveau de 40 dB SPL (quarante décibels Sound Pressure Level, c'est-à-dire Niveau de Pression Sonore) ; une conversation correspond, pour les participants, à un niveau de 60 à 80 dB SPL.
L'audition humaine est limitée aux fréquences d'environ 20 Hz à 20 000 Hz. Les vibrations acoustiques que leur niveau ou leur fréquence rend inaudible aux humains (notamment ultrasons et infrasons) ne rompent pas le silence, mais relèvent de la physique des vibrations, un domaine d'étude qui fournit ses bases à l'acoustique.
Biologie [modifier]
Un être humain perçoit les vibrations sonores dans une certaine plage de fréquences. Le silence se définissant par l'absence de perception sonore, cette notion se fonde sur cette perception humaine.
La sensibilité fréquentielle des autres animaux est variable. Plusieurs espèces comme les chiens sont notoirement sensibles à des sons que les humains n'entendent pas (ultrasons).
Tout être vivant est limité dans la perception du silence par le simple fait qu'il émet lui-même des sons. Dans une chambre sourde, chaque être humain perçoit son propre pouls, sa respiration et un bruit aigu qui serait dû au système nerveux.
Vie sociale [modifier]
Quand on réclame le silence, on demande à l'assistance de se taire et d'éviter de faire du bruit. Le plus souvent, c'est pour faire mieux entendre un son qui se trouvait caché.
Le Monde du Silence [modifier]
Dans son livre de 1953, suivi par son documentaire de 1956, le commandant Cousteau surnomme la mer « Le Monde du silence », car on n'y parle pas.
Il s'agit d'une métaphore pour "la mer" fondée sur une synecdoque populaire ou le silence s'oppose au bavardage. Cette opposition est ancienne ; on la trouve par exemple dans les vœux de silence de certains ordres monastiques comme les Cisterciens. L'association entre la mer et le silence était d'ailleurs fermement établie dans le public par la célèbre nouvelle de Vercors, Le silence de la mer.
Bien entendu, le son se propage dans l'eau (voir hydrophone). Outre qu'on y utilise des sonars (artificiels ou naturels, comme ceux des cétacés), la mer est pleine du bruit des navires, des vagues, de la pluie, des mouvements de terrain ou des plaques tectoniques, des animaux comme les crevettes, etc.
Minute de silence [modifier]
Dans une réunion, les organisateurs demandent une minute de silence, pendant laquelle les activités normales de la réunion sont suspendues et les personnes présentes s'abstiennent de parler entre eux, à titre d'hommage ou de condoléances. La durée est souvent inférieure à une minute entière.
Majorité silencieuse [modifier]
Le concept de majorité silencieuse est utilisé en politique, notamment lorsque les autorités se trouvent confrontés à une agitation spectaculaire, pour rappeler le fait que la plupart des gens n'expriment pas volontiers leurs choix ou leurs opinions, voire qu'elles ne se permettent pas d'en avoir. Le Sondage d'opinion est une variante technologique de l'argument, visant à produire un état chiffré de la position de personnes, sélectionnées de façon à constituer un échantillon de la population.
Vœux de silence [modifier]
Certains ordres monastiques catholiques intègrent dans leur règle monastique le vœu de silence, qui est une règle de modération de la parole.
Compléments [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Émile Moulin, Le silence : étude morale et littéraire, Montauban, impr. de Forestié, 1885 [lire en ligne (page consultée le 17/12/2012)]
- La revue Sigila a consacré son numéro 29 (2012) au thème du silence.
Articles connexes [modifier]
Notes et Références [modifier]
- Mario Rossi, Audio, Lausanne, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, 2007, 1re éd., p. 126-127