Maurice Sartre

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Maurice Sartre

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Biographie
Naissance 3 octobre 1944
Lyon
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Titres professeur des universités
Approche histoire du Proche Orient antique
Travaux * Thèse de doctorat, Bostra et l'Arabie romaine
  • L’Orient romain. Provinces et sociétés provinciales en Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères (31 avant J.-C. – 235 après J.-C.) (1991)
  • D'Alexandre à Zénobie : Histoire du Levant antique, IVe siècle avant Jésus-Christ - IIIe siècle après Jésus-Christ (2001)

Maurice Sartre (né à Lyon le 3 octobre 1944) est un historien français, professeur d’histoire ancienne à l’université de Tours[1], ancien pensionnaire scientifique à l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Beyrouth)[2], spécialiste de l’histoire du monde grec et du monde romain oriental, en particulier du Proche-Orient hellénisé, d’Alexandre à la conquête islamique. Il participe à la rédaction de l’encyclopédie Universalis[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études d'histoire et fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

Maurice Sartre a fait ses études universitaires à Lyon, sa ville natale, et passé sa maîtrise d'histoire sous la direction de Pierre Vidal-Naquet (son mémoire traitait du thème de la frontière en Grèce ancienne). Après avoir obtenu l'agrégation d'histoire (1968), il a participé à l'une des campagnes de fouilles d'Aï Khanoum (Afghanistan), avant de s'orienter vers l'étude du Proche-Orient hellénisé avec l'appui de Jean Pouilloux, qui a dirigé sa thèse d'État intitulée Bostra et l'Arabie romaine.

Il est marié à Annie Sartre-Fauriat, avec laquelle il a écrit plusieurs ouvrages et articles.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Maurice Sartre a été assistant puis maître-assistant à l'université de Clermont-Ferrand de 1969 à 1978.

Il est, aujourd'hui, professeur émérite d'histoire ancienne à l'université François-Rabelais de Tours, membre de l'Institut universitaire de France[4] et ancien directeur de l'antenne tourangelle de l'UMR 5189 du CNRS « Histoire et sources des mondes antiques » (HISOMA).

Diffuseur de l'histoire au grand public[modifier | modifier le code]

Il œuvre plus largement à la diffusion de la culture historique universitaire auprès du grand public. Il a activement participé à la création des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, sous l'impulsion de Jack Lang, en tant que premier président du conseil scientifique de cette manifestation à vocation internationale.

Il est aussi membre du comité de rédaction du magazine L'Histoire et a été un collaborateur régulier du supplément livres du journal Le Monde chaque jeudi depuis juin 1996.

De 2003 à 2009, il exerce la fonction de président de l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation (IEHCA), dont le siège est à Tours. Il est membre des jurys du prix du livre d'Histoire du Sénat et du prix des Rendez-vous de l'Histoire de Blois.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Dans l'édition du Monde des livres du jeudi 27 mars 2009, il défend l'essai polémique de Jean-Marie Salamito, professeur d'histoire des religions à l'université Paris IV-Sorbonne, lequel conteste le caractère scientifique du documentaire L'Apocalypse de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, mais surtout de leurs livres[5].

Il soutient également en partie la thèse controversée que l’historien israélien Shlomo Sand présente dans Comment le peuple juif fut inventé[6].

Apport à l'histoire du Proche-Orient antique[modifier | modifier le code]

Il a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire du Proche-Orient et de la Méditerranée orientale dans l'Antiquité. Il a également publié plusieurs volumes des inscriptions grecques et latines de Syrie et de Jordanie. Actuellement chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFPO), il est depuis 1997 le rédacteur en chef de Syria, la prestigieuse revue d'archéologie, art et histoire éditée par cet établissement.

Choix d’ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Trois Études sur l'Arabie romaine et byzantine, Bruxelles, Latomus, 1982.
  • Bostra des origines à l'Islam, Paris, Geuthner, 1985.
  • Inscriptions grecques et latines de la Syrie, tome XIII/1 : Bostra, Paris, Geuthner, 1985.
  • L’Orient romain. Provinces et sociétés provinciales en Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères (31 avant J.-C. – 235 après J.-C.), éd. Le Seuil, Paris, 1991.
  • La Méditerranée antique : IIIe siècle av. J.-C./IIIe siècle, Paris, Armand Colin, 1991, 2e éd.,1997, 190 p.
  • Inscriptions grecques et latines de la Jordanie, t. IV : Pétra et la Nabatène méridionale, Beyrouth, IFAPO, 1993.
  • L’Asie Mineure et l’Anatolie d’Alexandre à Dioclétien (IVe siècle av. J.-C. - IIIe siècle, Paris, Armand Colin, coll. « U », 1995, 279 p.
  • D'Alexandre à Zénobie : Histoire du Levant antique, IVe siècle avant Jésus-Christ - IIIe siècle après Jésus-Christ, éd. Fayard, Paris, 2001; 2e éd. 2003.
  • La Syrie antique, Gallimard-Découvertes, Paris, 2002.
  • L'Anatolie hellénistique de l'Égée au Caucase (334-31 av. J.-C.), éd. Armand Colin, Paris, 2003 ; 2e éd., 2004.
  • The Middle East under Rome, éd. Harvard University Press, Cambridge (Mass.), 2005 (édition américaine partielle de D'Alexandre à Zénobie).
  • Histoires grecques, éd. Le Seuil, Paris, 2006. ; éd. poche 2009.
  • Palmyre, la cité des caravanes (avec Annie Sartre-Fauriat), éd. Gallimard, Paris, 2008.
  • Maurice Sartre, Annie Sartre-Fauriat, Patrice Brun (dir.), Dictionnaire du Monde grec antique, Paris, Larousse, coll. « In extenso », 2009, 543 p.
  • Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain : les provinces de Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères, Seuil, coll. « Points Histoire / Nouvelle histoire de l’Antiquité⁹ »,‎ 1997 (ISBN 978-2020281539).
  • Xavier Lafon, Jean-Yves Marc, Maurice Sartre, La Ville antique, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire / Histoire de l’Europe urbaine¹ », 2011, (ISBN 978-2-7578-2546-4).
  • Inscriptions grecques et latines de la Syrie, tome XIII/2 : Bostra (Supplément) et la plaine de la Nuqrah, Beyrouth, Ifpo, 2011.
  • Annie Sartre-Fauriat et Maurice Sartre Inscriptions grecques et latines de la Syrie, tome XV : Le Plateau du Trachôn, Beyrouth, Ifpo, 2013, 2 vol.
  • « Entretien : Maurice Sartre et le métier d’historien », Anabases, n° 13, 2011, p. 175-206.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la page de l’encyclopédie Universalis en ligne
  2. Voir le site de l’ Académie de Grenoble : France Culture - Concordance des temps : Israël dans l’Antiquité (28-10-2006)
  3. Lire son article sur Ernest Will (1913-1997) : Maurice SARTRE, « WILL ERNEST - (1913-1997)  », Encyclopædia Universalis, consulté le 13 mars 2013. URL : (texte en ligne)
  4. « Maurice Sartre », sur BiblioMonde.com (consulté le 10 octobre 2011)
  5. Maurice Sartre, « Descente aux enfers pour « L'Apocalypse » de Mordillat et Prieur », Le Monde des Livres, no 19959,‎ 27 mars 2009, p. 6 (ISSN 0395-2037).
  6. « Maurice Sartre : « Sand n’a pas raison sur toute la ligne » », sur booksmag.fr,‎ janvier 2009 (consulté le 10 octobre 2011) : « Maurice Sartre exprime son accord pour l’essentiel avec la thèse de son collègue israélien Shlomo Sand […]. Il se sépare cependant de lui sur certains points. »

Liens externes[modifier | modifier le code]