272

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Ier millénaire av. J.-C.  Ier millénaire  IIe millénaire


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Cette page concerne l'année 272 du calendrier julien.

Événements[modifier | modifier le code]

Dernier regard de Zénobie sur Palmyre, toile de Herbert Schmalz, début XXe siècle.
  • Janvier-avril [1]? : début de la première campagne d'Orient d'Aurélien. Parti de Byzance, il marche à travers l'Asie mineure, entre à Ancyre, et rencontre une première résistance à Tyane, qui défend le passage du Taurus. Il prend la ville grâce à la trahison d'Héraclammon, un de ses habitants. Malgré sa promesse, il refuse à ses hommes le sac de la ville pour se concilier les populations hellénistiques d'Orient ; les villes grecques de Cilicie se soumettent. L’armée palmyrénienne se replie sur l'Oronte[2].
  • Avril-mai [1]? : Aurélien défait les troupes de Zénobie à Immae, reprend Antioche[3], puis après la fuite de Zabdas et Zénobie, obtient une victoire décisive à Emèse ; les troupes de Zénobie se retirent à Palmyre pour attendre des renforts perse. À Antioche, Aurélien chasse l'évêque désavoué Paul de Samosate de la maison épiscopale d'Antioche suite à un jugement qu'il rend en faveur des chrétiens[2].
  • Juillet-août [4]? : Aurélien assiège Palmyre avec l'aide de supplétifs arabes. Il fait la reine Zénobie prisonnière alors qu'elle tente de s'enfuir auprès des Perses. La ville, réduite par la famine, capitule. Après quelques brefs engagement entre Romains et Perses à l’avantage des premiers, peut-être conclue par une trêve, Aurélien repart pour l'Occident, pour lutter contre les Carpes[2]. L’Égypte est reconquise après la chute de Palmyre, entre le 17 avril et le 28 août[5].
    • Après le départ d'Aurélien, Palmyre se révolte à nouveau. Un groupe de notables menés par Septimius Apsaeus fait massacrer la garnison laissée par Aurélien et nomme Antiochus (ou Achilleus) un obscur parent de Zénobie, roi de Palmyre. Les insurgés proposent la pourpre impériale à Iulius Marcellinus, gouverneur équestre (praeses) de Mésopotamie, mais celui-ci fait semblant d'accepter avant d'avertir Aurélien[6].


Naissances en 272[modifier | modifier le code]

Décès en 272[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b John Lewis, Nothing less than victory : decisive wars and the lessons of history, Princeton University Press,‎ 2010 (ISBN 9780691135182, résumé)
  2. a, b et c Léon Homo, Essai sur le règne de l'Empereur Aurélien : (270-275), Paris, A. Fontemoing,‎ 1904 (résumé)
  3. Michael H. Dodgeon, Samuel N. C. Lieu, The Roman eastern frontier and the Persian Wars (AD 226-363) : a documentary history, vol. 1, Routledge,‎ 1994 (ISBN 9780415103176, résumé)
  4. John Drinkwater, Timothy Venning, Chronology of the Roman Empire, Continuum International Publishing Group,‎ 2011 (ISBN 9781441154781, résumé)
  5. Delbert R. Hillers, Eleonora Cussini, A journey to Palmyra : collected essays to remember Delbert R. Hillers, BRILL,‎ 2005 (ISBN 9789004124189, résumé)
  6. Pat Southern, Empress Zenobia : Palmyra's rebel queen, Continuum International Publishing Group,‎ 2008 (ISBN 9781847250346, résumé)
  7. Alan K. Bowman, Peter Garnsey, Averil Cameron, The Cambridge ancient history : The crisis of empire, A.D. 193-337, Cambridge University Press,‎ 2005 (ISBN 9780521850735, résumé)