Saghmosavank

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Saghmosavank
Monastère de Saghmosavank (de gauche à droite : Sourp Sion, gavit, matenadaran).
Monastère de Saghmosavank (de gauche à droite : Sourp Sion, gavit, matenadaran).
Présentation
Nom local (hy) Սաղմոսավանք
Culte Apostolique arménien
Type Monastère
Début de la construction XIIIe siècle
Style dominant Arménien
Géographie
Pays Arménie
Région Aragatsotn
Province historique Ayrarat
Commune Achtarak
Coordonnées 40° 22′ 50″ N 44° 23′ 48″ E / 40.380536, 44.396672 ()40° 22′ 50″ Nord 44° 23′ 48″ Est / 40.380536, 44.396672 ()  

Géolocalisation sur la carte : Arménie

(Voir situation sur carte : Arménie)
Saghmosavank

Saghmosavank (en arménien Սաղմոսավանք) ou le monastère des psaumes est un monastère arménien situé dans le marz d'Aragatsotn, à une vingtaine de kilomètres d'Erevan, sur une hauteur surplombant la vallée du Kasakh.

Le monastère appartient à la deuxième période de développement de l'architecture médiévale arménienne, au XIIIe siècle. Saghmosavank entrait dans les possessions de la famille des Vatchoutian.

Ses principaux bâtiments sont l'église Sourp Sion (« Sainte-Sion »), le gavit, le matenadaran (« bibliothèque ») et la petite église Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu »).

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Situation de Saghmosavank.

Le monastère est situé dans le marz d'Aragatsotn dans le village de Saghmosavan à 5 km au nord d'Ohanavan[1], à une vingtaine de kilomètres d'Erevan[2]. Il a été construit non loin de la rivère Kasakh[2]. Il est relié par un ancien sentier à Hovhannavank, situé à 5 km au sud[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans sa configuration actuelle, le monastère remonte à la période zakaride au XIIIe siècle alors qu'il entre dans les possessions des Vatchoutian[2]. Il succède cependant à un complexe remontant au moins au VIIe siècle[1]. Endommagé lors des invasions mongoles au XIIIe siècle et des guerres entre l'Empire ottoman et la Perse au XVIe siècle, il est restauré au XVIIe siècle[1] et en 1890[4].

Son nom lui vient de la grande activité de son scriptorium à cette époque[5].

Le monastère a été entièrement rénové en 2001 par une association française (« Terre et culture ») et a été à nouveau consacré par le Catholicos Garéguine II Nersissian[6].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Architecture arménienne.

Les principaux bâtiments de Saghmosavank sont Sourp Sion, le gavit, le matenadaran et Sourp Astvatsatsin[7].

Sourp Sion et le gavit[modifier | modifier le code]

Sourp Sion (« Sainte-Sion »), l'église principale, est édifiée en 1215 par Vatché Vatchoutian[2]. Il s'agit d'une croix inscrite à coupole[1], dotée de quatre pièces d'angle cloisonnées à deux étages[8] et surmontée d'un tambour cylindrique particulièrement haut et d'un dôme[9].

Le gavit adossé à la façade occidentale de Sourp Sion date également de 1215[4]. Il mesure 13 m sur 13,5 m et possède une coupole soutenue par quatre piliers[9] et divisée en douze trapèzes ornés[1] ; elle est surmontée d'un dôme à colonnes[9]. Son portail occidental est doté d'un tympan orné de motifs géométriques de tufs de différentes couleurs[1].

Le matenadaran[modifier | modifier le code]

Construit en 1255 par Kourd Vatchoutian, le matenadaran (« bibliothèque »), une église aménagée[10], a une composition originale en forme de L et est adossé aux façades méridionales de Sourp Sion et du gavit[11]. Il est doté d'une voûte supportée par des arcs entrecroisés et son espace intérieur fort décoré est organisé autour de son abside, dont les intrados sont ornés de décors peints[10]. Sa coupole est surmonté d'une rotonde[11]. Enfin, ses façades occidentale et méridionale sont décorées de différents décors sculptés, dont des croix[11].

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu ») de 1235 est une petite mononef adossée au mur oriental du matenadaran, son unique voix d'accès[11].

Enfin, une enceinte fortifiée et des bâtiments conventuels aujourd'hui disparus complètent le site[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Sèda Mavian, Arménie, coll. « Guides Évasion », Hachette, Paris, 2006 (ISBN 978-2-01-240509-7), p. 168.
  2. a, b, c et d Yvan Travert et Raymond H. Kévorkian, Lumière de l'Arménie chrétienne, Monum, Éditions du patrimoine, Paris, 2006 (ISBN 978-2-85822-928-4), p. 70.
  3. (en) Nicholas Holding, Armenia and Nagorno-Karabagh, Bradt Travel Guides, 2006 (ISBN 978-1841621630), p. 114.
  4. a et b (en) Brady Kiesling, Rediscovering Armenia,‎ 2000 (lire en ligne), p. 21.
  5. (de) Jasmine Dum-Tragut, Armenien: 3000 Jahre Kultur zwischen West und Ost, Trescher Verlag, 2008 (ISBN 978-3-89794-126-7), p. 184.
  6. Dédéyan 2007, p. 807.
  7. Pour des plans du site, voir (en) « Saghmosavank Monastery: Plans », sur Armenica (consulté en 1er juin 2009).
    Pour des coupes et des élévations, voir (en) « Saghmosavank Monastery: Sketches », sur Armenica (consulté en 1er juin 2009).
  8. Dédéyan 2007, p. 366.
  9. a, b et c (de) Jasmine Dum-Tragut, op. cit., p. 186.
  10. a et b Sèda Mavian, op. cit., p. 169.
  11. a, b, c et d (en) « Saghmosavank Monastery: Information », sur Armenica (consulté en 1er juin 2009).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]