Saint-Georges de Moughni

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Saint-Georges de Moughni
Complexe monastique Saint-Georges vu depuis le sud-ouest (à gauche, la galerie et sa rotonde, et à droite, Sourp Gevorg et son tambour).
Complexe monastique Saint-Georges vu depuis le sud-ouest (à gauche, la galerie et sa rotonde, et à droite, Sourp Gevorg et son tambour).
Présentation
Nom local (hy) Մուղնի Սուրբ Գեւորգ
Culte Apostolique arménien
Type Monastère
Rattachement Église apostolique arménienne
Début de la construction XVIIe siècle
Architecte Sahak Khizanetsi
Autres campagnes de travaux Restauration en 1999
Style dominant Arménien
Géographie
Pays Arménie
Région Aragatsotn
Province historique Ayrarat
Commune Achtarak
Coordonnées 40° 17′ 59″ N 44° 21′ 56″ E / 40.299628, 44.365417 ()40° 17′ 59″ Nord 44° 21′ 56″ Est / 40.299628, 44.365417 ()  

Géolocalisation sur la carte : Arménie

(Voir situation sur carte : Arménie)
Saint-Georges de Moughni

Saint-Georges de Moughni (en arménien Մուղնի Սուրբ Գեւորգ) est un monastère arménien situé dans le marz d'Aragatsotn, dans la localité de Moughni, aujourd'hui incluse dans le territoire de la communauté urbaine d'Achtarak, non loin du canyon de la Kasakh.

Fondé au XIVe siècle, le monastère a été reconstruit de 1661 à 1669. Le principal bâtiment est l'église Sourp Gevorg (« Saint-Georges »), complétée d'une galerie, et entourée de murailles.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Article général Pour des articles plus généraux, voir Aragatsotn et Ayrarat.

Situé sur un plateau surplombant la rivière Kasakh, Saint-Georges de Moughni est situé dans la localité de Moughni, à 2 km au nord-est d'Achtarak[1], aujourd'hui comprise dans son territoire, dans le marz d'Aragatsotn, en Arménie[2]. Erevan est située à 20 km au sud-est[3].

Historiquement, Saint-Georges est situé dans le canton d'Aragatsotn de la province d'Ayrarat[1], une des quinze provinces de l'Arménie historique selon le géographe arménien du VIIe siècle Anania de Shirak[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monastère remonte au XIVe siècle mais est reconstruit à la période iranienne de 1661 à 1669[5] par l'architecte Sahak Khizanetsi, sous l'impulsion du vardapet Hovhannès[1]. Une ode de Sayat-Nova, l'ode no 45 des Odes arméniennes, en donne une version, sans doute écrite lors de sa reconstruction ; elle dévoile les charmes fastueux de ce monastère[6].

Il est restauré en 1999[2].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Architecture arménienne.

Le principal bâtiment est l'église Sourp Gevorg, complétée d'une galerie à rotonde, et entourée de murailles formant un rectangle[1] et dotées de deux tours d'angle à l'ouest[7].

L'église Sourp Gevorg (« Saint-Georges ») est une croix inscrite à quatre appuis libres[8]. Évoquant les églises du VIIe siècle avec sa coupole décalée vers l'ouest et ses piliers cruciformes, elle est surmontée d'un tambour cylindrique sur pendentifs coiffé d'une ombrelle ; les pierres de tuff utilisées pour sa construction sont de couleur grise et orange, formant des bandes ou des damiers[1]. Son décor sculpté extérieur est principalement géométrique : les fenêtres au sud, à l'est et au nord sont entourées de moulures se prolongeant en croix au-dessus d'elles, tandis que les portes méridionale et occidentale s'inscrivent dans des chambranles cintrés ornés d'entrelacs, stalactites et torsades ; la dernière est en outre complétée par un tympan orné d'un décor végétal et de vases[9]. Quant au tambour, il voit quatre de ses huit fenêtres surmontées des symboles des Évangélistes[1]. Le décor intérieur de l'église, contemporain, est peint et alterne des fleurs « dans le goût persan », des anges et des saints[10].

L'église est complétée à l'ouest d'une galerie contemporaine à trois travées, dont la centrale, plus élevée, est surmontée d'une rotonde-clocher[1] à douze colonnes[7]. Cette galerie s'ouvre vers l'extérieur par trois grandes arcades[11].

Au nord-est, on trouve, adossés aux murailles, un réfectoire et des cellules[3]. Enfin, le site comprend plusieurs khatchkars, dont un lui est antérieur et date de 986[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, Les arts arméniens, Éditions Mazenod, Paris, 1987 (ISBN 2-85088-017-5), p. 558.
  2. a et b (en) Brady Kiesling, Rediscovering Armenia,‎ 2000 (lire en ligne), p. 20.
  3. a et b Sèda Mavian, Arménie, coll. « Guides Évasion », Hachette, Paris, 2006 (ISBN 978-2-01-240509-7), p. 110.
  4. Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Éd. Privat,‎ 2007, 991 p. (ISBN 978-2-7089-6874-5), p. 43.
  5. Jannic Durand, Ioanna Rapti et Dorota Giovannoni (dir.), Armenia sacra — Mémoire chrétienne des Arméniens (IVe ‑ XVIIIe siècle), Somogy / Musée du Louvre, Paris, 2007 (ISBN 978-2-7572-0066-7), p. 368.
  6. (hy) (fr) Sayat-Nova, Odes arméniennes (traduction des 47 odes par Élisabeth Mouradian & Serge Venturini), Éditions L'Harmattan, coll. « Poètes des cinq continents », Paris, 2007, p. 143.
  7. a et b (en) Nicholas Holding, Armenia and Nagorno-Karabagh, Bradt Travel Guides, 2006 (ISBN 978-1841621630), p. 14.
  8. Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, op. cit., p. 307.
  9. Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, op. cit., p. 311.
  10. Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, op. cit., p. 332.
  11. Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, op. cit., p. 309.
  12. Jannic Durand, Ioanna Rapti et Dorota Giovannoni (dir.), op. cit., p. 162.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]