Monastère des Saints-Traducteurs

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Monastère des Saints-Traducteurs
Le monastère depuis le nord-est (de gauche à droite Sourp Sahak-Mesrop, le gavit et la tour-clocher).
Le monastère depuis le nord-est (de gauche à droite Sourp Sahak-Mesrop, le gavit et la tour-clocher).
Présentation
Nom local (hy) Թարգմանչաց վանք
Culte Abandonné (anciennement apostolique arménien)
Type Monastère
Début de la construction Xe siècle
Style dominant Arménien
Géographie
Pays Azerbaïdjan
Région Dashkesan
Province historique Artsakh
Commune Dashkesan
Coordonnées 40° 29′ 40″ N 46° 03′ 48″ E / 40.494444, 46.063333 ()40° 29′ 40″ Nord 46° 03′ 48″ Est / 40.494444, 46.063333 ()  

Géolocalisation sur la carte : Azerbaïdjan

(Voir situation sur carte : Azerbaïdjan)
Monastère des Saints-Traducteurs

Le monastère des Saints-Traducteurs ou Targmanchats Vank (en arménien Թարգմանչաց վանք) est un monastère arménien situé dans le nord-ouest de l'Azerbaïdjan.

Probablement fondé au Xe siècle, il est abandonné à la fin du XIXe siècle.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Artsakh et Artsakh du Nord.

Le monastère est situé à 15 km au nord de Dashkesan, en Azerbaïdjan, à 1 315 m d'altitude[1]. Il est proche de la ville de Gandja[2].

Historiquement, il est situé dans la province d'Artsakh[3], une des quinze provinces de l'Arménie historique selon le géographe arménien du VIIe siècle Anania de Shirak[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La tradition rapporte que le monastère aurait été fondé au Ve siècle[1], mais les plus anciens bâtiments subsistant remontent probablement au Xe siècle[5]. Le site est restauré aux XVIIe et XVIIIe siècles, et agrandi au XIXe siècle[1]. Il reste actif jusqu'à la fin de ce siècle[5] avant d'être abandonné[1].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Article connexe : Architecture arménienne.

Le monastère compte une église mononef voûtée, Sourp Sahak-Mesrop (« Saints-Sahak-et-Mesrop », d'après les noms des deux principaux saints traducteurs), un gavit rectangulaire voûté de 1800, une tour-clocher à deux étages de 1856, une école de 1872, un scriptorium reconstruit en 1877, un cimetière et des khatchkars ; il est entouré de murailles[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « Armenian Historical Monuments », sur Research on Armenian Architecture (consulté le 11 avril 2010).
    Tapez « Targmanchats » dans le champ « Name » puis cliquez sur « Search » ; voir le deuxième résultat.
  2. Jannic Durand, Ioanna Rapti et Dorota Giovannoni (dir.), Armenia sacra — Mémoire chrétienne des Arméniens (IVe ‑ XVIIIe siècle), Somogy / Musée du Louvre, Paris, 2007 (ISBN 978-2-7572-0066-7), p. 196.
  3. Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, Les arts arméniens, Éditions Mazenod, Paris, 1987 (ISBN 2-85088-017-5), p. 210.
  4. Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Éd. Privat,‎ 2007, 991 p. (ISBN 978-2-7089-6874-5), p. 43.
  5. a et b Michel Thierry, Répertoire des monastères arméniens, Brepols, Turnhout, 1993 (ISBN 978-2-503-50329-5), p.  154, no 866.

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