Makenyats Vank

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Makenyats Vank
Image illustrative de l'article Makenyats Vank
Présentation
Culte Apostolique arménien
Type Monastère
Début de la construction IXe siècle
Fin des travaux XIIIe siècle
Style dominant Arménien
Géographie
Pays Arménie
Région Gegharkunik
Province historique Syunik
Commune Makenis
Coordonnées 40° 07′ 30″ N 45° 36′ 48″ E / 40.12506, 45.61325940° 07′ 30″ Nord 45° 36′ 48″ Est / 40.12506, 45.613259  

Géolocalisation sur la carte : Arménie

(Voir situation sur carte : Arménie)
Makenyats Vank

Makenyats Vank (en arménien Մաքենյաց վանք) ou Makenotsats Vank est un monastère arménien situé au sud du lac Sevan dans le marz arménien de Gegharkunik. Les bâtiments de ce qui fut le plus grand centre spirituel médiéval de la région ont été érigés de la fin du IXe au XIIIe siècle.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le monastère se dresse non loin de la rive méridionale du lac Sevan, à proximité immédiate de la localité de Makenis, dans le marz arménien de Gegharkunik[1]. Il est situé près d'une gorge[2], dans un cadre bucolique[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le complexe est refondé à la fin du IXe siècle par Grigor Soupan II[3], fils de la princesse Mariam, fille d'Achot Bagratouni, et de Vasak V, prince de Siounie occidentale[4]. Les chroniqueurs arméniens du XIIIe siècle font cependant remonter cette refondation à 851[5]. Le monastère devient alors le plus grand centre spirituel médiéval du Gegharkunik[3].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Architecture arménienne.

Parmi les bâtiments érigés de la fin du IXe au XIIIe siècle figure Sourp Astvatsatsin (« Sainte-Mère-de-Dieu »), de la fin du IXe siècle[1], une triconque inscrite à trois chapelles d'angle[3] en basalte, dotée d'un tambour circulaire et d'un dôme, ainsi que de fonts baptismaux[5]. Son côté occidental donnait sur un gavit (aujourd'hui en ruines[5]), lui-même complété au sud par une chapelle mononef à voûte en berceau[3].

Le site compte en outre plusieurs khatchkars et est entouré de murailles[5]. On y trouve par ailleurs des latrines médiévales, surplombant la gorge[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Brady Kiesling, Rediscovering Armenia,‎ 2000 (lire en ligne), p. 47.
  2. (en) John Noble, Richard Plunkett, Michael Kohn et Danielle Systermans, Georgia, Armenia & Azerbaijan, coll. « Lonely Planet Multi Country Guide », Lonely Planet, 2008 (ISBN 978-1741044775), p. 180.
  3. a, b, c, d et e Sèda Mavian, Arménie, coll. « Guides Évasion », Hachette, Paris, 2006 (ISBN 978-2-01-240509-7), p. 176.
  4. René Grousset, Histoire de l'Arménie des origines à 1071, Paris, Payot,‎ 1947 (réimpr. 1984, 1995, 2008) (ISBN 978-2-228-88912-4), p. 643.
  5. a, b, c et d (en) Nicholas Holding, Armenia and Nagorno-Karabagh, Bradt Travel Guides, 2006 (ISBN 978-1841621630), p. 138.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]