Armand Jung

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Armand Jung
Armand Jung en septembre 2013.
Armand Jung en septembre 2013.
Fonctions
Député de la 1re circonscription du Bas-Rhin
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Prédécesseur Catherine Trautmann (PS)
Conseiller général du Canton de Strasbourg-9
Prédécesseur Émile Koehl (UDF)
Successeur Eric Elkouby (PS)
Conseiller régional d'Alsace
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Théding (Moselle)
Parti politique Parti Socialiste

Armand Jung, né le à Théding en Moselle est un homme politique français.

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de mineurs lorrains, Armand Jung rejoint Strasbourg où il obtient une maîtrise en droit public, il intègre le secrétariat général de la ville et de la communauté urbaine de Strasbourg, en 1975, alors dirigées par l’ancien président du Conseil de la IVe République, Pierre Pflimlin.

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Sur son blog personnel[1], sa biographie signale que, pour avoir signé, en 1975, une pétition demandant la libération d’appelés du contingent incarcérés qui revendiquaient la possibilité de création d’associations, il est inculpé de « tentative de démoralisation de l’armée » devant la Cour de sûreté de l'État. Il est incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis[2] en « détention préventive », durant trois semaines avant d’obtenir un non-lieu.

En 2005, les secrétaires et assistantes parlementaires du député A. Jung sont licenciées. Elles poursuivent A. Jung pour motif de licenciement abusif. A. Jung leur reprochait en effet d'avoir envoyé un courrier au Procureur de la République visant à le dénoncer pour l'emploi fictif d'un membre de sa famille[3]. Après qu'elles sont déboutées en première instance[4], la cour d'appel de Colmar revient sur cette décision et condamne A. Jung à verser une indemnité de 10.000 euros à chacune des parties. Le pourvoi en cassation est finalement rejeté en 2010, confirmant la décision de la cour d'appel de Colmar[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

C'est dans les années 1970 qu'Armand Jung entre au Parti Socialiste, avec Michel Rocard pour modèle.

Ses domaines de prédilection concernent les associations, le terrain social de chaque quartier de Strasbourg, la défense de l’environnement, le droit des locataires, et celui des personnes en errance, ainsi que la démocratie participative.

Il est élu à la surprise générale au sein du Conseil régional d'Alsace en 1986 et est élu au Conseil général du Bas-Rhin, en 1988, étant pendant longtemps le seul socialiste de l’assemblée départementale.

En 1997, à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, il est le suppléant de Catherine Trautmann qui l’emporte de justesse dans la première circonscription de Strasbourg. Lorsqu’elle est nommée ministre de la culture et porte-parole du gouvernement de Lionel Jospin, il devient député de Strasbourg.

Le 16 juin 2002, il est élu député pour la XIIe législature dans la Première circonscription du Bas-Rhin avec 50,21 % des voix.

Le 17 juin 2007, il est réélu pour la XIIIe législature avec 56,27 % des voix. Il fait partie du groupe socialiste et en est le seul représentant en Alsace.

Le 17 juin 2012, il est réélu pour la XIVe législature avec 61,61 % des voix.

Le 2 décembre 2014, il fait partie des 5 députés de gauche en France qui se sont abstenus à l'assemblée nationale lors du vote sur la résolution pour la reconnaissance d'un état Palestinien.

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours au 1er juin 2012[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Blog personnel de Armand Jung, Député. Section biographie.
  2. Fleury-Mérogis, Le Parisien
  3. Les dernières nouvelles d'Alsace, "Le pourvoi d'Armand Jung rejeté", 03/10/2010.
  4. Article des Dernières Nouvelles d'Alsace, 7 septembre 2007 : "Les anciennes collaboratrices d'Armand Jung déboutées".
  5. Les Dernières nouvelles d'Alsace, "Le pourvoi en cassation du député Jung rejeté", 02/10/2010.
  6. Angélique Négroni, « Un nouveau Conseil pour la sécurité routière », sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 28 novembre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]