Pruines

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Pruines
Image illustrative de l'article Pruines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Marcillac-Vallon
Intercommunalité Communauté de communes Causse et Vallon de Marcillac
Maire
Mandat
Christian Pouget
2014-2020
Code postal 12320
Code commune 12193
Démographie
Gentilé Prunols
Population
municipale
293 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 53″ N 2° 30′ 14″ E / 44.5313888889, 2.50388888889 ()44° 31′ 53″ Nord 2° 30′ 14″ Est / 44.5313888889, 2.50388888889 ()  
Altitude Min. 264 m – Max. 703 m
Superficie 18,88 km2
Localisation

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Pruines

Pruines est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Conques Sénergues Saint-Félix-de-Lunel Rose des vents
Saint-Cyprien-sur-Dourdou N Villecomtal
O    Pruines    E
S
Nauviale Cantoin Mouret

Site[modifier | modifier le code]

Entre Kaymar (707 m) et Dourdou, la commune de Pruines s’étend sur 25 km2 et les traces précoces de vie y sont nombreuses : dolmen, fanum, four tuilier, voie antique, sites sidérurgiques, vestiges de mines gallo-romaine sur les hauteurs, sarcophages mérovingiens dans la vallée…

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le plus ancien écrit concernant la localité de Pruines est une pièce du cartullaire de Conques par laquelle Hector d’Auzits donne à l’abbé de Conques Odobric (1031-1065) en même temps que l’église de Firmi « le manse de Pruines » (mansum de Prunosa).

Au XIIIe siècle, une famille seigneuriale prend le nom de « Pruhines » et s’y installe pour deux siècles, mais après les épisodes difficiles de la guerre de religion qui conduit à l’exécution de 60 prêtres, la seigneurie de Pruines est acquise en 1631 par la famille de Bancalis. À l’origine simples notaires de Muret le Château l’ascension des Bancalis est fulgurante : la baronnie de Pruines donne accès aux états du Rouergue et en 1654 une alliance avec Marguerite de Coustin de Bourzolles, dont la mère est née d’Orléans de Rère (famille différente de la Maison princière d'Orléans), conforte leur position dans la noblesse de la région.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Plus tard, un des fils, Jean Antoine Louis de Bancalis de Pruines (né en 1765) surnommé « le Chevalier de Pruynes », activiste acharné contre la Révolution et l'Empire est parmi les ultra-royalistes les plus recherchés de l'Aveyron durant les Cent-Jours.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le duc Decazes obtient la concession des mines de fer du Kaymar, la population atteint 1235 habitants, c’est un des plus gros bourgs de la région. L’élevage, la production de lait et de fruits sont ses points forts, qui perdurent jusqu’à nos jours.

De toute son histoire le village a conservé l’église Saint Hilaire avec son clocher à peigne, de nombreuses demeures de grès rose si caractéristique de la région et son château, magnifiquement restauré par les actuels propriétaires. Dans un cadre XVIIIe siècle, cette bâtisse accueille une collection unique de poteries du Sud Ouest de la France dont la visite mérite le détour.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1795 Pierre Jean Rolland    
1795 1798 Jean Antoine Puech    
1798 1800 Bernard Pradels    
1800 1804 Jean Marie Laurens    
1804 1806 Paul Antoine Pelou    
1806 1813 François Manhabiale    
1813 1830 Jean Marie Laurens    
1830 1838 François Manhabiale    
1838 1888 Pierre Jean Campergue    
1888 1892 Jules Calmels    
1892 1900 Auguste Fabre    
1900 1927 Joseph Pouget    
1927 1953 Paul Rolland    
1953 1959 Emilien Campergue    
1959 1991 Gilbert Pouget    
2001 2008 Jean-Claude Jupin    
2008 en cours Christian Pouget   Arboriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 050 988 1 066 1 106 1 121 1 118 1 095 1 162 1 135
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 237 1 191 1 112 982 922 875 828 765 611
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
609 601 554 535 461 449 386 349 330
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
257 239 266 270 293 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Pruines date du XVe siècle. Il est bâti en grès rouge local et il est constitué de plusieurs parties : un bâtiment principal, une tour et l'écurie. Au XVIe siècle des travaux d'aménagement intérieur furent entrepris. Le plafond peint, datant du XVIIe siècle, possède un décor peint et sculpté très coloré; il est actuellement visible dans une pièce du premier étage de la tour. C'est une curiosité rare en Rouergue qui mérite le détour. Il a d'abord appartenu à la famille d'Arjac-Solages, puis passe au début du XVe siècle dans la famille de Marcenac qui l'engage auprès de Jean-Imbert d'Ardenne, fils du maire de Villefranche-de-Rouergue, receveur général des rentes de Toulouse, dont les héritiers le revende au XVIIe siècle à Jean-Antoine Bancalis (1655-1706) dont les héritiers le conserveront jusqu'au commencement du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, le château est vendu à la municipalité qui en a fait la mairie ainsi que l'école publique de 1917 à 1954. De 1974 à 1999 il est rénové par un particulier M Roland Krzepisz, qui en fit une auberge de jeunesse, gîte d'étape du R62, et y organise des stages de sculpture, tissage et fonderie d'art. Aujourd’hui propriété de personnes privées, le château de Pruines, a été restauré et meublé dans un ameublement d'époque; la cuisine accueille une collection de poteries anciennes et des cuivres magnifiques. Il mérite la visite.

Autre curiosité sur le domaine de la commune de Pruines : le pic du Keymar (707 m). C'est en quittant le village et en montant jusqu'au lieu appelé "le Keymar" que l'on peut apercevoir la splendide vallée du Dourdou, le village de Pruines et même le clocher de la cathédrale de Rodez.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacky Mazars et François Rolland, Pruines et Prunols, l'histoire d'un village du Rouergue à travers les siècle, édité par l'Association des Amis de Pruines
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. José Monestier), Marcilhac : Balsac, Claravals, Moret, Muret, Nòuviala, Prunas, Salas-Comtals, Sent-Cristòfa, Valadin / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Marcilhac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2001, ill., couv. ill. ; 28 cm, 392 p. (ISBN 2-907279-52-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38803935)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011