Salles-la-Source

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Salles.
Salles-la-Source
Commune de Salles-la-Source :vue de son bourg chef-lieu.
Commune de Salles-la-Source :
vue de son bourg chef-lieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Marcillac-Vallon
Intercommunalité Communauté de communes Causse et Vallon de Marcillac
Maire
Mandat
Jean Louis ALIBERT
2008-2014
Code postal 12330
Code commune 12254
Démographie
Gentilé Salles-Sourçois
Population
municipale
2 093 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 14″ N 2° 30′ 54″ E / 44.437334, 2.514925 ()44° 26′ 14″ Nord 2° 30′ 54″ Est / 44.437334, 2.514925 ()  
Altitude Min. 290 m – Max. 613 m
Superficie 78,03 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative d'Aveyron
City locator 14.svg
Salles-la-Source

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique d'Aveyron
City locator 14.svg
Salles-la-Source

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Salles-la-Source

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Salles-la-Source
Liens
Site web Site officiel

Salles-la-Source est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marcillac-Vallon Mouret Muret-le-Château Rose des vents
Valady N Rodelle
O    Salles-la-Source    E
S
Balsac Onet-le-Château Sébazac-Concourès

Site[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le sud du Massif central et fait partie du département de l'Aveyron, de l'arrondissement de Rodez et du canton de Marcillac-Vallon. Son territoire est vaste : elle s'étend sur 7 803 hectares. Le bourg chef-lieu de la commune de Salles-la-Source se trouve sur la route qui va de Rodez (la préfecture du département, distante d'une douzaine de kilomètres) à Conques, qui est à une vingtaine de kilomètres.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Pour les deux tiers de sa superficie, Salles-la-Source occupe la pointe ouest du Causse Comtal, plateau calcaire dans le prolongement des Grands Causses. La faille sud du Causse Comtal, où la rivière du Créneau a creusé sa vallée, sépare la commune en deux. Son altitude moyenne est de 408 mètres, son point le plus haut culmine à 613 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse a porté le nom de « Salles Comtaux » du XIe siècle jusqu'à la Révolution française où, après être devenue commune, elle fut rebaptisée durant la Terreur et, à la différence de nombreuses communes ayant subi un sort identique, ne recouvra pas son ancien nom une fois les troubles apaisés. En occitan la commune est appelée Salas Comtals[1]. Le gentilé est encore parfois Salles-Comtois - Salles-Comtoise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Bernard Cazals    
mars 2008 mars 2014 Robert Caule DVD  
mars 2014 2020 Jean Louis Alibert    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 093 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 150 2 023 2 286 2 159 2 210 2 507 2 601 2 820 2 704
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 894 3 060 2 918 2 832 2 756 2 805 2 800 2 603 2 574
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 263 2 180 2 185 1 898 1 801 1 772 1 701 1 496 1 487
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 300 1 148 1 187 1 294 1 594 1 800 1 912 1 935 2 075
2011 - - - - - - - -
2 093 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Avec plus de soixante exploitations agricoles, l'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage de brebis et de vaches pour la production de broutards destinés à l'engraissement. Les éleveurs traient le lait de leurs brebis pour l'industrie et l'artisanat de Roquefort-sur-Soulzon, de leurs vaches pour d'autres fromages AOP comme le bleu des causses ou pour leur production fromagère fermière. Les adrets sont complantés de vignes par les agriculteurs qui produisent du vin de Marcillac (AOC). Une diversification existe, tournée vers le tourisme rural.

Une chute d'eau présente dans le village est utilisée pour produire de l'énergie via une centrale hydroélectrique construite en 1928. Une conduite de 840 mètres transporte l'eau depuis un petit barrage souterrain jusqu'à la micro centrale située 133 mètres plus bas. L'énergie produite est revendue à EDF. Depuis de nombreuses années, elle exerce également un attrait touristique important, qui pourrait et devrait être développé selon l'association Ranimons la cascade !.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Amans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Amans de Cadayrac.

L'église Saint-Amans de Cadayrac date du 4° quart des XVe et XVIe siècles  Inscrit MH (2004)[4].

Église Saint-Austremoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Austremoine est une église romaneLogo monument historique Classé MH (1942)[5].

Église Saint-Paul[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Paul Logo monument historique Classé MH (1937)[6] est une église romane du (XIIe siècle), contenant un Christ roman.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Église de Souyris[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église de Souyris.

Église de Souyris  Inscrit MH (1944)[7] des XIIIe et XIVe siècles.

Croix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Croix de Salles-la-Source.

Croix  Inscrit MH (1947)[8] datée de 1789, elle se compose de trois parties monolithes.

Chapelle Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Laurent[9] est une chapelle romane.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Mégalithes[modifier | modifier le code]

Très riche en témoignages du néolithique, la commune possède 67 dolmens et plus de 200 tumulus selon un dernier inventaire[10], construits il y a environ 4 500 ans. C'est sur le Causse Comtal que l'on trouve la plus grande concentrations de dolmens de France.

Dolmen du Genevrier[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dolmen du Genevrier.

Dolmen et tumulus du Genevrier Logo monument historique Classé MH (1889)[11].

Dolmen de Montaubert[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dolmen de Montaubert 1.

Site archéologique du dolmen I de Montaubert  Inscrit MH (1993)[12].

Dolmens de Pérignagol[modifier | modifier le code]

Site archéologique du dolmen de Pérignagol I du Néolithique  Inscrit MH (1994)[13].

Site archéologique du dolmen de Seveyrac ou de Perignagol II du Néolithique  Inscrit MH (1997)[14].

Dolmen de Saint-Antonin[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dolmen de Saint-Antonin.

Dolmen de Saint-Antonin Logo monument historique Classé MH (1989)[15].

Dolmen des Vézinies[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dolmen des Vézinies 3.

Site archéologique du dolmen III des Vézinies du Néolithique  Inscrit MH (1997)[16].

Vestiges gallo-romains[modifier | modifier le code]

Ces vestiges sont situés près de Cadayrac et comprennent un amphithéâtre.

Château du Colombier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château du Colombier.

Château du Colombier  Inscrit MH (1995)[17] des XIVe et XVe siècles, représentatif de l'architecture seigneuriale et domestique du Rouergue.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Château de Cougousse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Cougousse.

Le château de Cougousse  Inscrit MH (1993)[18] est un exemple d'architecture de maison de vignes des XVIe et XVIIe siècles.

Château de la Garde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Garde.

Château de la Garde  Inscrit MH (1976)[19] du XVIIe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Cascade de Salles-la-Source[modifier | modifier le code]

Salles-la-Source présente une particularité assez rare : une chute d'eau qui tombe au milieu du village, ce qui attire un certain nombre de touristes actuellement en équilibre avec le mode de vie paisible de la population locale. Cette cascade est alimentée par une rivière souterraine qui coule depuis l'aven du Tindoul de la Vayssière. Cette rivière est constituée de plusieurs bras dont l'un a été dès le XVIIe siècle capté pour faire tourner une roue implantée sur un des pignons de la filature construite au cœur du village, juste à côté de la cascade. Avec l'électrification, la filature n'a plus utilisé l'énergie hydraulique. L'eau a été canalisée pour alimenter une centrale hydroélectrique construite pour cette occasion en 1928.

Le débit de la rivière souterraine est très variable, proche de 0 litre/seconde à près de 700 litres/seconde selon la saison. La chute comme la centrale vivent sur cette variabilité des débits.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Divergence d'intérêts à propos de la cascade[modifier | modifier le code]

En 2010, la municipalité et une partie des habitants réunis en association[20] contestent l'utilisation du cours d'eau pour alimenter la centrale hydroélectrique. La commune ne perçoit plus l'indemnité liée à la concession qui a couru de 1972 à 2005. Une argumentation patrimoniale, écologique et surtout d'intérêt économico-touristique est mis en avant, le débit de la cascade conditionnerait l'afflux de touristes attirés par le spectacle d'une chute d'eau abondante, qu'elle soit courante ou figée par le gel. Ils estiment que la très faible quantité d'énergie produite ne justifie pas l'atteinte visuelle portée au site[21], [22], [23].

Le litige porte sur l'existence ou non d'une clause contractuelle de débit minimum imposé à l'industriel privé disposant de la concession. Un des arguments des opposants est l'utilisation partielle du domaine public pour le fonctionnement de la centrale sans contrepartie[20]. Début 2011, l'association a reçu de nombreux soutiens (Conseil général, personnes politiques[24],[25], etc.), la préfecture de l'Aveyron n'agrée quant à elle toujours pas les arguments des opposants. Le 18 juin 2011, une marche de protestation symbolique est effectuée de Salles-la-Source à la préfecture de l'Aveyron à Rodez. De nombreuses personnes y affirment leur soutien, dont Christian Teyssèdre, maire de Rodez, des conseillers généraux et José Bové[26].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'ancienne province du Rouergue dans le midi de la France où l'occitan (langue vivante minoritaire non Officielle[27]) a longtemps été la langue véhiculaire[28]. En ce qui concerne la commune, il existe une variante, le rouergat qui est un sous-dialecte du dialecte languedocien[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. José Monestier), Marcilhac : Balsac, Claravals, Moret, Muret, Nòuviala, Prunas, Salas-Comtals, Sent-Cristòfa, Valadin / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Marcilhac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2001, ill., couv. ill. ; 28 cm, 392 p. (ISBN 2-907279-52-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38803935q)
  • Gustave Desjardins (Éditeur scientifique), Cartulaire de l'abbaye de Conques en Rouergue, Paris, A. Picard,‎ 1879, in-8, 518 p. (notice BnF no FRBNF341148981)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christian-Pierre Bedel (préf. José Monestier), Marcilhac : Balsac, Claravals, Moret, Muret, Nòuviala, Prunas, Salas-Comtals, Sent-Cristòfa, Valadin / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Marcilhac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2001, ill., couv. ill. ; 28 cm, 392 p. (ISBN 2-907279-52-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38803935q)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Notice no PA12000032 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PA00094178 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no PA00094177 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00094179 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00094174 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. La chapelle de Saint Laurent
  10. Patrimoine sur le site de la commune
  11. « Notice no PA00094176 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00125558 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PA00132665 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA12000008 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00094175 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA12000009 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PA00135446 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PA00125559 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no PA00094173 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. a et b Ranimons la cascade site de l'association de contestation à l'utilisation actuelle de la cascade, consulté le 8 février 2011
  21. Salles-la-Source. Soutien des élus en… cascade., La Dépêche du Midi, 17/12/2010
  22. Salles-la-Source. La cascade mobilise., La Dépêche du Midi, 10/11/2010
  23. Salles-la-Source. La cascade fait toujours des remous., Anaïs Arnal, La Dépêche du Midi, 05/10/2010
  24. Soutien de responsables d'Europe Écologie
  25. Soutien d'un sénateur
  26. Vidéo et discours du rassemblement devant la préfecture, le 18 juin.
  27. a et b IDD du Parcours Roman - Langues et dialectes sur le site du collège Hugo-Lavelanet, consulté le 30 novembre 2010
  28. Centre culturel occitan du Rouergue sur site du Centre culturel occitan du Rouergue, consulté le 30 novembre 2010