Pietr-le-Letton

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Pietr-le-Letton
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Éditeur original A. Fayard
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Date de parution 1931
Série Commissaire Maigret
Chronologie
Le Charretier de la Providence Suivant

Pietr-le-Letton est un roman policier de Georges Simenon écrit en mai 1930 (toutes les sources ne sont pas d'accord sur la date de rédaction[1]) à Nandy près de Morsang-sur-Seine (Seine-et-Marne), à bord de l’Ostrogoth, Delfzijl (Pays-Bas)et publié en mai 1931. C'est le premier roman de la série des Maigret.

Le roman a fait l'objet d'une pré-publication en feuilleton dans l'hebdomadaire Ric et Rac, no 71-83 du 19 juillet au 11 octobre 1930.

Si Pietr-le-Letton est la première enquête officielle du commissaire Maigret, elle est la cinquième à être présentée en librairie. C'est aussi le premier roman que Simenon a signé de son patronyme (le premier roman à être publié sous son patronyme est M. Gallet décédé).

Résumé[modifier | modifier le code]

Pietr Johannson, dit Pietr le Letton, en raison de ses origines, est un escroc international que les polices de plusieurs pays d’Europe surveillent de près. Lorsque la Police française est avertie de son arrivée dans la capitale, le commissaire Maigret se rend à la gare du Nord. Après avoir vu débarquer un homme qui correspond au signalement de Pietr le Letton, Maigret est appelé par le chef du train: on a découvert dans les toilettes un homme assassiné, qui ressemble étrangement à Pietr...

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

La police internationale signale l'arrivée à Paris du célèbre escroc Pietr-le-Letton, qui n'a jusque-là pu être inculpé. Maigret se dispose à le filer à sa descente de L'Etoile-du-Nord. Mais alors que le suspect se rend à l'hôtel Majestic, on découvre dans le train un cadavre qui est le pur sosie de Pietr. Tandis que ce dernier prend de mystérieux contacts avec un milliardaire américain, M. Mortimer-Levingston, l'enquête sur le meurtre conduit Maigret à Fécamp, où il aperçoit, sortant de la villa d'une certaine Mme Swaan... Pietr-le-Letton, lequel a échappé à la surveillance des policiers parisiens. Maigret file ensuite Pietr jusqu'à un misérable hôtel de la rue du Roi-de-Sicile à Paris. Pietr ou un sosie ? Car Maigret entrevoit deux personnalités en cet homme : la superbe de l'habitué des palaces et la veulerie du client des galetas. Maigret fait de l'enquête une affaire personnelle dès le moment où son camarade Torrence est abattu. Les coups de théâtre se multiplient alors : Maigret est blessé et Mortimer assassiné, tandis que Pietr prend la fuite. La découverte d'objets personnels détenus par Anna Gorskine à l'hôtel du Roi-de-Sicile permet à Maigret de résoudre l'énigme des deux ménechmes : Hans, jumeau de Pietr, a toujours vécu sous l'ascendant de ce dernier, depuis leur enfance à Pskov et leur jeunesse d'étudiants à Tartu ; Pietr ne le traitait-il pas comme son factotum et n'a-t-il pas été jusqu'à épouser Berthe, la fiancée de Hans ? Excédé, ce dernier a fini par tuer son frère dans le train qui l'amenait de Bruxelles à Paris, et a pris sa place dans les négociations qui devaient faire de Mortimer-Levingston le banquier d'un réseau d'escrocs que Pietr mettait sur pied. Quant au meurtre du milliardaire, c'est Anna Gorskine qui en est l'auteur : les nouvelles « fonctions » de Hans n'allaient-elles pas nécessairement l'éloigner d'elle ? Maigret finit par coincer le faux Pietr au bout de la jetée du port de Fécamp. Accablé, il fait au commissaire une confession dramatique où tout son passé malheureux lui remonte à la gorge et, sous les yeux de Maigret qui ne l'en empêche pas, il se loge une balle dans la bouche

Aspects particuliers du roman[2][modifier | modifier le code]

Ce premier Maigret privilégie le rebondissement et le coup de théâtre. Mais Maigret a déjà sa méthode, décrite explicitement par Simenon : il s’immerge dans le milieu, en attendant la « fissure » révélatrice dans la personnalité du suspect.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris. Fécamp.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; en novembre.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Pietr Johannson, dit Pietr-le-Letton, première victime, originaire de Lettonie, escroc international connu aussi sous les noms de Fédor Yourovitch, Oswald Oppenheim et Olaf Swaan. Marié sous le nom d’Olaf Swaan, deux enfants. 32 ans.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Hans Johannson, frère jumeau
  • Mortimer-Levingston, milliardaire américain, deuxième victime
  • Berthe de Fécamp, amie de Hans, puis épouse d’« Olaf Swaan »
  • Anna Gorskine, Polonaise, née à Odessa, résidant à Paris, maîtresse de Hans
  • Torrence, inspecteur de la P.J., troisième victime.

Adaptations[modifier | modifier le code]

  • Sous le titre Peter the Lett, téléfilm anglais de Rudolph Cartier, avec Rupert Davies, 1963.
  • Sous le titre Maigret en Pietr de Let, téléfilm hollandais, avec Jan Teulings (Commissaire Maigret), diffusé en 1967.
  • Pietr-le-Letton, téléfilm français de Jean-Louis Muller avec Jean Richard dans le rôle titre, diffusé sur Antenne2 en 1972.

Citations[modifier | modifier le code]

Simenon y cite deux criminologues Rodolphe Archibald Reiss et Edmond Locard. Il évoque aussi un journal estonien de langue allemande laissé par un voyageur dans un palace parisien le Revaler Bote, cf. article de la Wikipédia estonienne et:Revalsche Zeitung

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.trussel.com/maig/menguyf.htm
  2. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine