Maigret se fâche

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Maigret se fâche
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Éditeur original Presses de la Cité
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Date de parution 1947
Série Commissaire Maigret
Chronologie
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Maigret se fâche est un roman policier de Georges Simenon publié en 1947. Il fait partie de la série des Maigret. Son écriture s'est déroulée en août 1945 à Saint-Fargeau-sur-Seine (Seine-et-Marne), Rue de Turenne, Paris.

Il est l'objet d'une publication préoriginale en feuilleton dans le quotidien France-Soir, du 19 mars au 9 mai 1946 (soit 38 épisodes).

Dans l'édition originale de 1947, le roman est précédé de la nouvelle La Pipe de Maigret.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans sa retraite de Meung-sur-Loire, Maigret est sollicité par Bernadette Amorelle qui s'inquiète de la récente noyade dans la Seine de sa petite-fille Monita : la jeune fille nageait bien et il ne doit pas s'agir d'un accident. Maigret se rend à Orsenne, et y retrouve un ancien camarade de lycée, Ernest Malik, qui est le beau-fils de Bernadette Amorelle, et l'oncle de Monita. Or, Maigret n'a jamais aimé ce Malik, un type arrogant et prétentieux. Le commissaire va découvrir que celui-ci a enfermé son jeune fils, Georges-Henry, dans une cave au fond du jardin. Pour quelle raison ? Cela a-t-il un rapport avec la mort de Monita, la cousine de Georges-Henry, avec qui celui-ci était très lié ?

Pour aller loin[modifier | modifier le code]

Dans sa retraite de Meung-sur-Loire, Maigret est sollicité par Bernadette Amorelle qui s'inquiète de la récente noyade dans la Seine de sa petite-fille Monita : la jeune fille nageait bien et il ne doit pas s'agir d'un accident. Maigret arrive à Orsenne où son enquête le conduit dans trois maisons luxueuses : l'une est habitée par le vieux Désiré Campois ; dans une autre résident Bernadette, sa fille Aimée et son gendre Charles Malik, parents de Monita ; la troisième est occupée par Ernest Malik, son épouse Laurence et leurs deux fils, dont le cadet, Georges-Henry, est séquestré par son père. Maigret se rend à Paris où il charge ses anciens collaborateurs d'une enquête sur le passé d'Ernest Malik et de la firme Amorelle et Campois. Il en ressort qu'il y a plus de vingt ans, Ernest Malik a poussé au suicide Roger Campois, fils de Désiré, avant d'épouser Laurence Amorelle. Serait-ce cet assassinat indirect dicté par l'arrivisme qu'auraient découvert Monita et Georges-Henry ? En tout cas, Maigret n'hésite pas à tenter un coup de force : avec l'aide de Mimile, ancien cambrioleur qu'il a connu jadis, il va délivrer Georges-Henry au nez et à la barbe d'Ernest Malik, mais, traumatisé par les événements qu'il vient de vivre, le jeune homme, amené à Paris, refuse de parler. Cependant, à Orsennes, Ernest Malik est assassiné de sang-froid par Bernadette Amorelle ; arrêtée, cette dernière livrera à Maigret la clé de l'énigme que vient de lui fournir sa fille Aimée. Lorsqu'il a éliminé Roger Campois, Ernest Malik n'a pas seulement agi par ambition, mais aussi par passion : il aimait en effet Aimée Amorelle qui n'avait que quinze ans et était trop jeune pour se marier ; or, Roger était fiancé à la fille aînée, Laurence ; Roger mort, Ernest pouvait épouser Laurence et faire épouser un peu plus tard Aimée par son frère Charles, un fantoche servant de paravent, trop content d'entrer dans l'entreprise et de faire fortune... Ainsi Ernest avait les deux femmes et de l'argent. C'est tout cela qu'avaient découvert Monita et Georges-Henry à la faveur de conversations surprises et de papiers dérobés : se sachant fille d'Ernest et donc demi-sœur de Georges-Henry qu'elle aimait, Monita s'est suicidée, « submergée de dégoût». Georges-Henry allait peut-être en faire autant. Par son meurtre, Bernadette a voulu supprimer toute cette saleté.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Maigret retrouve en Ernest Malik un ancien condisciple du lycée de Moulins qui a fait fortune et qui n’a reculé devant aucun moyen pour atteindre son but. Devant la vie luxueuse qu’Ernest prend plaisir à étaler, devant lui, Maigret nous livre sa réaction à propos de tels personnages : « Il faut arriver à les voir comme les autres, à les voir tout nus… » C’est ce qu’il réussit à faire, découvrant l’épaisse couche d’ignominie qui se cache sous le voile de l’honorabilité due à la richesse.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Orsenne (village près de Seine-Port). Paris. Meung-sur-Loire.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure cinq jours et se déroule en août.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Bernadette Amorelle. Principale actionnaire de la firme Amorelle et Campois (carrières de sable et remorqueurs), fondée par son mari. Veuve, deux filles, deux petits-fils, une petite-fille. 81 ans.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Ernest Malik, gendre de Bernadette Amorelle
  • Laurence Malik, née Amorelle, épouse d’Ernest, fille aînée de Bernadette
  • Georges-Henri Malik, fils d’Ernest et Laurence, 16 ans
  • Charles Malik, frère d’Ernest, gendre de Bernadette Amorelle
  • Aimée Malik, née Amorelle, épouse de Charles, fille cadette de Bernadette Amorelle, maîtresse d’Ernest
  • Monita Malik, officiellement fille de Charles et Aimée ; en fait, fille d’Ernest et Aimée, 17 ans
  • Désiré Campois, fondateur avec le mari de Bernadette, de la firme Amorelle et Campois, n’a presque plus d’actions dans l’affaire, 77 ans.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.