Maigret se défend

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Maigret se défend
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Éditeur original Presses de la Cité
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Date de parution 1964
ISBN 2253143197
Série Commissaire Maigret
Chronologie
Précédent Maigret et le Fantôme La Patience de Maigret Suivant

Maigret se défend est un roman policier de Georges Simenon écrit du 21 au 28 juillet 1964

à Épalinges (canton de Vaud), en Suisse et publié la même année. Il fait partie de la série des Maigret.

Il a fait l'objet d'une pré-publication dans le quotidien Le Figaro du 20 novembre au 17 décembre 1964 (soit 24 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

À Paris, alors qu'il enquête sur une série d'attaques de bijouteries, et à la suite d'un bon repas pris chez son ami le Dr Pardon, où les deux hommes discutent à propos de l'existence potentielle du « criminel total » capable d'un crime le plus odieux possible, le commissaire Maigret reçoit, une fois rentré chez lui, un appel téléphonique d'une jeune fille victime d'un traquenard et complètement perdue dans Paris. C'est en fait un piège tendu au commissaire. Maigret est accusé d'une tentative de viol sur la jeune fille, et il faudra toute la perspicacité du commissaire pour dénouer le fil de la machination, montée par un dentiste déséquilibré, auteur de divers crimes, complètement affolé par le fait que son cabinet était surveillé par des policiers de la P.J. depuis plusieurs jours.

Maigret finira par le faire avouer. Le dentiste s'était affolé pour rien ! La P.J. surveillait en fait le chef du gang qui attaquait les bijouteries, et dont le dentiste était fortuitement le voisin. Malgré l'aspect machiavelique de la machination, ce dentiste n'est pas le criminel total que Maigret évoquait quelques jours plus tôt. Le commissaire Maigret va pouvoir reprendre son enquête sur les attaques de bijouterie dans un nouveau roman : La Patience de Maigret

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Un 27 juin, peu avant minuit, Maigret est réveillé par la sonnerie du téléphone : une jeune provinciale lui demande son aide. Arrivée à Paris le soir même, elle a suivi une amie qui l'attendait à la gare en compagnie de son « fiancé » ; elle s'est enfuie de l'appartement de son amie quand cette réunion à trois a pris des allures trop libertines. La voici perdue dans une ville inconnue : Maigret vole à son secours et la conduit dans un hôtel convenable. Le lendemain, Maigret est convoqué par le préfet de police. La jeune fille n'est autre que Nicole Prieur, étudiante vivant chez son oncle, maître des requêtes au Conseil d'Etat. Ce dernier s'est inquiété de la voir rentrer, hagarde, à huit heures et demie du matin. Nicole accuse Maigret « de l'avoir interpellée dans un café et d'avoir tenté de la séduire » ; il l'aurait traînée « de bar en bar pour la faire entrer dans une chambre d'hôtel ». L'oncle a prévenu le ministre de l'Intérieur, qui a averti le préfet de police, lequel suggère à Maigret d'offrir sa démission. Qui donc veut écarter Maigret de ses fonctions par une mise en scène aussi machiavélique ? Le commissaire commence une enquête malgré l'interdiction formelle du préfet de police. Il porte ses soupçons sur un dentiste de la rue des Acacias, François Mélan, ami de Nicole, lorsque, le lendemain, il apprend du directeur de la P.J. qu'il a été suivi depuis la veille et qu'il lui est octroyé un « congé de maladie ». Dès lors, le commissaire se défendra seul. Il découvrira très vite que le dentiste s'était cru épié en voyant rôder dans sa rue Maigret et ses inspecteurs : en réalité, la police surveillait Palmari, truand « retraité », chef probable d'une bande de voleurs de bijoux. Quel méfait a poussé Mélan à attaquer Maigret ? S'agirait-il des avortements clandestins qu'il pratique depuis longtemps ? En fait, le dentiste a commis plusieurs crimes sexuels. Maigret découvre en lui un être intelligent, mais dominé par la peur, victime d'un traumatisme subi dans son enfance. Ce n'est donc pas le « criminel vraiment méchant, responsable de ses actes, le criminel total » dont le commissaire disait quelques jours auparavant à son ami, le docteur Pardon, qu'il ne l'avait jamais découvert.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Maigret s’attaque ici à des personnages de condition sociale élevée contre lesquels la justice paraît impuissante. On se demande aussi, avec Maigret, si le « criminel à l’état pur » existe. Réponse négative : tout crime peut s’expliquer psychologiquement.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (rue des Acacias, Avenue de la Grande-Armée).

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure deux jours et se déroule en juin.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

François Mélan. Dentiste. Célibataire. 38 ans.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Nicole Prieur, étudiante, 18 ans
  • Mlle Motte, assistante de Mélan
  • Manuel Palmari, ancien truand, approche la soixantaine
  • Aline, maîtresse de Palmari, 22 ans
  • Pardon, ami de Maigret, médecin, 49 ans.

Adaptations[modifier | modifier le code]

  • Sous le titre Maigret at Bay, téléfilm anglais avec Rupert Davies, diffusé en 1969
  • Sous le titre Maigret sotto inchiesta, téléfilm italien avec Gino Cervi, diffusé en 1968.
  • Maigret se défend, téléfilm français de Georges Ferraro avec Jean Richard, diffusé en 1984.
  • Sous le titre Maigret on the Defensive, téléfilm anglais de Stuart Burge avec Michael Gambon, diffusé en 1993.
  • Maigret se défend, téléfilm français d'Andrzej Kostenko avec Bruno Cremer, diffusé en 1993.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.