Maigret et la Grande Perche

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Maigret et la Grande Perche
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses de la Cité
Date de parution 1951
Série Commissaire Maigret
Chronologie
Précédent Maigret en meublé Maigret, Lognon et les gangsters Suivant

Maigret et la Grande Perche est un roman policier de Georges Simenon, publié en 1951 aux Presses de la Cité[1]. Il fait partie de la série des Maigret.

Écrit à Shadow Rock Farm, Lakeville (Connecticut), États-Unis, du 1er au 8 mai 1951.

Le roman a connu une prépublication dans l'hebdomadaire Les Nouvelles littéraires, du 11 octobre au 27 décembre 1951 (12 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans son bureau de la PJ, Maigret reçoit une ancienne prostituée, Ernestine, dite la Grande Perche, à laquelle il a eu affaire dix-sept ans auparavant. Elle vient demander de l'aide au commissaire: son mari, Alfred le Triste, est un cambrioleur malchanceux spécialisé dans les coffres-forts. Deux jours plus tôt, il s'est introduit chez le dentiste Guillaume Serre pour le cambrioler, lorsqu'il a aperçu dans le bureau le cadavre ensanglanté d'une femme. Il s'est enfui, de peur qu'on l'accuse du meurtre. Maigret se rend chez le dentiste, à Neuilly, et fait la connaissance de la mère de celui-ci. Mme Serre et son fils affirment qu'ils n'ont pas été cambriolés. Alors, qui ment, dans cette histoire ? Le dentiste, ou Ernestine et Alfred ? Maigret découvre cependant un fait troublant: la femme du dentiste est partie la nuit du cambriolage, soi-disant pour se rendre en Hollande chez une amie. Mais celle-ci n'a aucune nouvelle d'elle...

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Ernestine Jussiaume, que Maigret a dû arrêter il y a dix-sept ans alors qu'elle était une prostituée connue sous le surnom de la Grande Perche, vient faire part au commissaire de ses inquiétudes au sujet de son mari. Ce dernier, Alfred le Triste, est un cambrioleur malchanceux spécialisé dans les coffres-forts. Deux jours plus tôt, il s'est introduit chez le dentiste Guillaume Serre pour le cambrioler, lorsqu'il a aperçu dans le bureau le cadavre ensanglanté d'une femme. Effrayé, il s'est enfui et a téléphoné à sa femme pour lui raconter son aventure. Ernestine, qui ignore où se cache son mari, n'a vu qu'une solution : avertir Maigret, que l'on dit si compréhensif... Interrogé, Serre nie. Cet homme taciturne vit avec sa mère dans une maison bourgeoise de Neuilly et semble y mener une vie réglée dans les moindres détails. Suivant les conseils de sa mère, femme dominatrice, il s'est remarié avec Maria Van Aerts, une Hollandaise gaie et fortunée ; celle-ci n'a supporté que deux ans le climat pesant et austère entretenu par le dentiste et sa mère. Le soir du cambriolage, elle devait quitter son mari et rejoindre une amie à Amsterdam. L'enquête apprend à Maigret que Maria n'est jamais arrivée à Amsterdam. Bien qu'il ne possède pas de preuves suffisantes, le commissaire fait perquisitionner dans la maison de Neuilly – d'où, naturellement, le cadavre a disparu – et soumet Serre à un interrogatoire long et pénible ; au cours de cette « lutte de poids lourds », le dentiste, nullement impressionné, n'avouera rien. Maigret comprend alors qu'il fait fausse route : par son attitude, Serre veut en réalité protéger sa mère, car c'est bien elle qui a tué Maria d'un coup de revolver. En fait, c'est son troisième meurtre : elle avait déjà empoisonné son mari, qui dilapidait sa fortune, et la première épouse de son fils. Pendant toute sa vie, elle a été hantée par la crainte de la misère ; afin de s'assurer un bien-être matériel qui ne lui a pourtant jamais manqué, elle n'hésitait pas à tuer pour s'approprier la fortune de ses proches. Elle s'apprêtait d'ailleurs à empoisonner son fils pour l'empêcher de tout révéler au commissaire. Son grand âge lui évitera la peine capitale.

Aspects particuliers du roman[2][modifier | modifier le code]

La complicité entre policiers et gens du milieu devient ici une collaboration volontaire. L’élément le plus attachant du roman est sans doute l’affrontement entre deux hommes de même prestance, Maigret et Serre.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris. Neuilly.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure trois jours et se déroule en été.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Guillaume Serre, dentiste, veuf (sa femme est la victime), la cinquantaine.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Maria Serre, née Van Aerts, Hollandaise, seconde épouse de Serre, 49 ans, la victime
  • Mme Serre, mère de Guillaume, 76 ans
  • Ernestine Jussiaume, née Micou, dite la Grande Perche, ancienne prostituée
  • Alfred Jussiaume, dit Alfred le Triste, son mari, cambrioleur.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Achevé d'imprimer octobre 1951
  2. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.