La Première Enquête de Maigret, 1913

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La Première Enquête
de Maigret, 1913
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Éditeur original Presses de la Cité
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Date de parution 1949
Nombre de pages 192
ISBN 2253142328
Série Commissaire Maigret
Chronologie
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La Première Enquête de Maigret, 1913 est un roman policier de Georges Simenon, publié en 1949. Il fait partie de la série des Maigret.

Simenon écrit ce roman à Stud Barn, Tumacacori (Arizona), États-Unis, entre les 22 et 30 septembre 1948.

Historique[modifier | modifier le code]

Le roman fait l'objet d'une publication d'une édition pré-originale dans le l'hebdomadaire Point de Vue - Image du monde, du 24 février au 30 juin 1949 (19 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

L'intrigue se déroule en France, à Paris. Pendant la nuit du 15 au 16 avril 1913, Justin Minard, un jeune flûtiste, pénètre dans le commissariat du quartier Saint-Georges. Il a entendu, provenant d'un hôtel particulier, au 17 bis de la rue Chaptal, le cri d'affolement d'une femme suivi d'un coup de feu. Maigret, alors jeune secrétaire du commissariat, accompagne Minard jusqu'à la maison suspecte. Richard Gendreau, directeur des cafés Balthazar, ironique, lui fait visiter les lieux ; Maigret n'y relève aucun détail suspect, sauf la frayeur de Félicien Gendreau, mais il est persuadé que rien n'est clair dans cette affaire.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Pendant la nuit du 15 au 16 avril 1913, Justin Minard, un jeune flûtiste des concerts Lamoureux, pénètre dans le commissariat du quartier Saint-Georges. En revenant de son travail, il a entendu, provenant d'un hôtel particulier, au 17 bis de la rue Chaptal, le cri d'affolement d'une femme suivi d'un coup de feu. Le flûtiste s'est précipité, a sonné à la porte, mais s'est fait repousser par le maître d'hôtel. Maigret, secrétaire du commissariat, accompagne Minard jusqu'à la maison suspecte. Richard Gendreau, directeur des cafés Balthazar, ironique, lui fait visiter les lieux ; Maigret n'y relève aucun détail suspect, sauf la frayeur de Félicien Gendreau, mais il est persuadé que rien n'est clair dans cette affaire. Le lendemain, le mondain commissaire Le Bret, dont Maigret dépend directement, octroie un congé à son subordonné, pour qu'il puisse continuer officieusement l'enquête, les Gendreau-Balthazar étant trop puissants pour qu'on puisse mener ouvertement une enquête à leur sujet. En fait, Le Bret est persuadé que Maigret ne trouvera rien. Et pourtant, Maigret, aidé par Minard, va découvrir en peu de temps que la famille Gendreau-Balthazar n'est pas au-dessus de tout soupçon.

Richard Gendreau et sa sœur Lise se détestent depuis qu'ils ont pris connaissance du testament d'Hector Balthazar, fondateur de la dynastie, qui précisait que Lise recevrait la totalité des actions de la firme si elle parvenait, avant sa majorité, à se faire épouser par le comte d'Anseval (Hector avait jadis acheté le château de ces nobles désargentés, mais il aurait souhaité en plus acquérir le titre de noblesse). Or, la nuit du 15 au 16, Bob, comte d'Anseval déchu, s'était fait conduire chez Lise, rue Chaptal, pour lui signifier une fois pour toutes qu'il refusait le mariage. Lise, de dépit, l'a tué ; c'est elle dont Minard a entendu le cri au moment où elle pressait l'arme. Le corps de la victime avait été aussitôt enfoui dans le, jardin de la propriété par le maître d'hôtel, Louis Viaud. Maigret en est à ce point de son enquête lorsqu'il s'aperçoit qu'il est doublé par la Sûreté, ancêtre de la P.J. ; le « clan » Gendreau-Balthazar, sentant la menace, a poussé Louis Viaud, le maître d'hôtel, à s'accuser du crime en alléguant la légitime défense. (Il y avait eu en effet une bagarre entre Richard Gendreau et d'Anseval, au cours de laquelle Louis s'était interposé).

L'affaire sera étouffée. Maigret, écœuré, aura été à deux doigts de démissionner, mais finalement, à qui aurait profité le scandale ? De toute façon, Maigret, grâce à cette enquête, deviendra inspecteur à la Sûreté.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Maigret, débutant, s’aperçoit qu’il faut tenir compte de certains impératifs dans le métier : la haute société reçoit des égards auxquels d’autres classes sociales n’ont pas droit… D’autre part, on voit apparaître le comportement du futur commissaire, qui consistera à s’identifier aux personnages dont il s’occupe.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (rue Chaptal et quartier de l’Etoile).

Temps[modifier | modifier le code]

L’enquête dure environ une semaine et se déroule dans la deuxième quinzaine d’avril 1913.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Jules Maigret. Secrétaire du commissariat du quartier Saint-Georges. Marié, pas d’enfants. 26 ans

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Richard Gendreau-Balthazar, directeur des Cafés Balthazar, la trentaine.
  • Lise Gendreau-Balthazar, sa sœur, 20 ans.
  • Félicien Gendreau, père de Richard et Lise.
  • Bob, comte d’Anseval, désargenté, la victime.
  • Dédé, ami et « associé » de Bob, garagiste.
  • Louis Viaud, maître d’hôtel des Gendreau-Balthazar, 56 ans.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.