Le Chien jaune

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Le Chien jaune
Auteur Georges Simenon
Genre roman policier
Version originale
Titre original Le Chien jaune
Éditeur original A. Fayard
Langue originale français
Pays d'origine Belgique
Date de parution originale 1931
Version française
Chronologie
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Le Chien jaune est un roman de Georges Simenon écrit en mars 1931 et publié en avril de la même année ; il fait partie de la série des Maigret.

Résumé[modifier | modifier le code]

À Concarneau, des faits troublants qui s'enchaînent ont jeté l'émoi dans la ville.

C'est d'abord la tentative d'assassinat dont a été victime l'honorable M. Mostaguen, un soir, au sortir de sa partie de cartes à l'Hôtel de l'Amiral : il a reçu une balle tirée de la boîte aux lettres d'une maison vide. Et le sort semble s'acharner sur ses partenaires, car, deux jours après l'arrivée de Maigret, l'un des habitués du café, Jean Servières, disparaît, et sa voiture est retrouvée dans les environs, le siège avant maculé de sang. Puis, c'est au tour de M. Le Pommeret qui meurt empoisonné. Le quatrième du groupe, le docteur Michoux, qui s'attend à y passer aussi, n'en mène pas large, et Maigret ne trouve rien de mieux pour le mettre à l'abri que de le faire... incarcérer.

Ces événements ont attiré la foule des journalistes, d'autant plus que la feuille locale a imprimé un article alarmiste qui signale la présence d'un chien aux poils jaunes, maigre sur pattes, un chien errant apparu dès le premier soir, et qui appartient sans nul doute à un inquiétant rôdeur dont on a repéré les traces. Les gendarmes en effet ne tardent pas à arrêter le vagabond, un colosse qui leur échappe en plein marché et s'enfuit dans un pâté de maisons et de hangars aux multiples issues, près de l'Hôtel de l'Amiral. Sur ces entrefaites, Servières est retrouvé à Paris où il s'était rendu après avoir confié au Phare de Brest le papier anonyme qui a répandu la terreur à Concarneau.

C'est par Emma, la fille de salle de l'hôtel, personnage auquel Maigret s'est intéressé dés son arrivée, que l'affaire s'éclaircira. Le soir des derniers événements, la jeune fille est aperçue par Maigret et son adjoint, l'inspecteur Leroy, dans le galetas où elle a rejoint le vagabond qui s'y est réfugié. Une fouille dans la chambre d'Emma révèle au commissaire, par une lettre signée « Léon », l'existence d'un ancien projet de mariage entre la jeune fille et un marin qui venait d'acquérir, grâce à un prêt bancaire, un bateau appelé « La Belle-Emma ». La capture du vagabond – qui n'est autre que l'ex-marin Léon Le Guérec – et la confrontation générale que Maigret provoque dans la cellule du docteur Michoux vont mettre au grand jour la manière dont autrefois Le Guérec, abusé et trahi par le trio peu recommandable : Michoux, Servières, Le Pommeret, s'est retrouvé aux Etats-Unis, à Sing-Sing, ruiné et emprisonné pour transport de drogue. Mais son retour inopiné à Concarneau, après plusieurs années, a déclenché la panique chez ses anciens commanditaires. La brute au chien jaune qu'était devenu Léon, c'était la vengeance qui se profilait, et il fallait l'abattre par tous les moyens. L'un de ceux-ci consistait à lui faire endosser des actes criminels capables d'angoisser la population et dont Ernest Michoux était lui-même, non sans maladresse, l'auteur ou le complice. Michoux écope de vingt ans de bagne. Le Guérec épousera Emma. Le chien jaune, lui, n'a pas survécu à la blessure reçue au cours des incidents qui ont marqué la chasse au vagabond.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]