La Patience de Maigret

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La Patience de Maigret
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses de la Cité
Date de parution 1965
Nombre de pages 186
ISBN 2253142212
Série Commissaire Maigret
Chronologie
Précédent Maigret se défend Maigret et l'Affaire Nahour Suivant

La Patience de Maigret est un roman policier de Georges Simenon publié en 1965. Il fait partie de la série des Maigret.

Son écriture s'est déroulée entre le 25 février et le 9 mars 1965 à Épalinges (canton de Vaud), en Suisse.

Le roman a été pré-publié dans le quotidien Le Figaro entre le 29 novembre et le 24 décembre 1965 (23 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

Depuis vingt ans, des vols de bijoux sont commis par une même bande, que Maigret s'efforce de démasquer. Le chef – il le sait sans pouvoir en établir la preuve – est Manuel Palmari, indicateur de police à ses heures (ce qui lui a d'ailleurs valu de perdre les deux jambes à la suite d'un règlement de comptes). Aline, sa maîtresse, constitue son seul contact avec l'extérieur, et elle est étroitement surveillée par Maigret. Pourtant, malgré cette surveillance, Palmari est assassiné. Ce crime sera pour Maigret l'occasion longtemps attendue de faire la lumière sur la fameuse histoire des bijoux. Truand venu de Corse, Palmari avait débuté comme souteneur avant de devenir patron d'un restaurant et chef de gang. Il a engagé Fernand Barillard, représentant en boîtes et coffrets de luxe, en vue de repérer les bijouteries à fracturer. Pour effectuer les vols, on faisait monter de province des jeunes gens au casier judiciaire vierge qui, en cas d'arrestation, étaient dans l'incapacité de faire des révélations compromettantes. Après avoir été dérobés, les diamants étaient retaillés par un vieux Juif, Krulak, surnommé Jef Claes (en 1940, profitant du désordre causé par un bombardement, Krulak s'est fait passer pour le grand-père d'une orpheline, Mina Claes, dont il a pris le nom ; or, celle-ci n'est autre que l'épouse de Barillard). L'organisation de Palmari, apparemment parfaite, a cependant connu une faille : profondément épris, Manuel a légué à Aline toute sa fortune. Mais Aline est aussi devenue la maîtresse de Barillard, qui n'a pas hésité à supprimer Palmari. A force de patience, Maigret parvient à démasquer les criminels. Il n'a malheureusement pas pu empêcher Barillard de tuer le dernier témoin gênant, le vieux Claes. Qui, d'Aline ou de Fernand, est le plus responsable ? C'est au juge d'en décider. Pour Maigret, l'enquête est terminée.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

L’enquête se déroule presque entièrement dans un seul immeuble de la rue des Acacias où Maigret a pourtant l’impression de parcourir « une sorte de Paris condensé ».

Fiche signalétique[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (rue des Acacias, rue Fontaine).

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête se déroule les lundi 7 et mardi 8 juillet, ce qui correspondrait à l'année 1958. Maigret a un peu moins de 53 ans, à deux ans et quelques mois de sa retraite ; référence au bombardement de Douai en 1940.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Manuel Palmari, la victime. Important chef de gang et, à l’occasion, indicateur. Célibataire. 60 ans

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Aline Bauche, maîtresse de Palmari, ancienne prostituée, 22 ans.
  • Fernand Barillard, représentant de commerce, amant d’Aline, environ 40 ans.
  • Mina Claes, belge, épouse de Barillard, environ 30 ans.
  • Jef Claes (de son vrai nom Victor Krulak), juif letton, tailleur de diamants, très âgé et sourd-muet.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.