La Folle de Maigret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Folle de Maigret
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses de la Cité
Date de parution 1970
Nombre de pages 188
ISBN 225314214X
Série Commissaire Maigret
Chronologie
Précédent Maigret et le Marchand de vin Maigret et l'Homme tout seul Suivant

La Folle de Maigret est un roman policier belge de Georges Simenon publié en 1970. Il fait partie de la série des Maigret.

L'écriture de ce roman s'est déroulée entre les 1er et 7 mai 1970.

L'œuvre connaît la publication d'une édition pré-originale dans le quotidien Le Figaro du 19 octobre au 13 novembre 1970 (23 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

Une vieille dame implore Maigret de la sauver d'un danger : les objets bougent chez elle, on la suit... Est-elle folle ? Elle n'en a pas l'air. Pourtant, Maigret se décide trop tard : la veille dame est étranglée dans son appartement. Meurtre sans préméditation, dû peut-être à la panique d'un voleur ? Elle n'avait pas d'argent. Mais des traces d'huile dans un tiroir signalent la disparition d'un revolver. Les suspects sont peu nombreux : une nièce qui fréquentait sa tante pour conserver l'héritage ; le fils de celle-ci, qui mène de son côté une vie de bohème ; l'amant de la nièce, un barman du milieu surnommé le Grand Marcel. L'enquête piétine : en explorant le passé de la vieille dame, on n'y trouve guère que deux maris parfaitement inoffensifs. Mais le Grand Marcel est parti pour Toulon. Maigret l'y fait surveiller, puis s'y rend lui-même : le barman a, paraît-il, contacté pour « affaire extrêmement importante » un ancien truand richement retraité. Maigret jette cartes sur table devant le gangster reconverti à une légalité qu'il lui coûterait cher de compromettre : l'objet du marché ne peut être que le revolver d'un type nouveau qui a été dérobé à la vieille dame et qu'avait fabriqué le second mari de celle-ci, un bricoleur. Les effets de la perspicacité de Maigret ne se font pas attendre : un objet mystérieux est jeté à la mer et le Grand Marcel, témoin gênant, est supprimé. De retour à la P.J., Maigret confond enfin Angèle Louette qui passe aux aveux sous le coup de l'émotion : c'est le Grand Marcel qui a tout fait. Elle n'est coupable que d'avoir voulu retenir son amant, fût-ce au prix d'un vol. Le crime est un accident auquel elle n'avait pas pensé : Maigret lui laisse la liberté.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Ce récit d’enquête presque entièrement dialogué repose sur un contraste entre le mobile indirect du crime et la personne de la victime. Une vieille dame paisible est tuée parce qu’elle possédait chez elle un appât prodigieux pour le gangstérisme : le premier échantillon de silencieux incorporé au revolver.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (quai de la Mégisserie, rue Saint-André-des-Arts, place Maubert). Toulon.

Temps[modifier | modifier le code]

Epoque contemporaine ; l’enquête dure huit jours et se déroule en mai.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Léontine Antoine de Caramé, la « folle de Maigret », la victime. Sans profession. Veuve. 86 ans

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Angèle Louette, nièce de Léontine, masseuse, mère célibataire de 56 ans.
  • Billy Louette, fils d’Angèle, guitariste, 25 ans.
  • Marcel Montrond, dit le Grand Marcel, barman, d’accointance avec le milieu, 35 ans.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.