Maigret se trompe

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Maigret se trompe
Auteur Georges Simenon
Genre Roman policier
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses de la Cité
Date de parution 1953
Nombre de pages 224
Série Commissaire Maigret
Chronologie
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Maigret se trompe est un roman policier de Georges Simenon, publié en 1953 par les Presses de la Cité[1]. Il fait partie de la série des Maigret.

Il a été écrit à Shadow Rock Farm, Lakeville (Connecticut), États-Unis, du 24 au 31 août 1953.

Résumé[modifier | modifier le code]

Louise Filon, une ancienne prostituée, est retrouvée morte d'un coup de revolver dans un luxueux appartement de l'avenue Carnot. Sur place, Maigret interroge la femme de ménage, Désirée Brault, une ancienne voleuse, et la concierge. Il apprend ainsi que Louise avait un amant de cœur, un musicien, nommé Pierrot, mais qu'elle était entretenue par un locataire de l'immeuble, un éminent chirurgien, le professeur Gouin. La femme du professeur semble être au courant de la relation de son mari avec Louise, et Maigret apprend petit à petit qu'autour du professeur gravitent plusieurs femmes qui semblent chercher à le protéger: outre sa femme, et la concierge, il y a aussi l'assistante du professeur, Mlle Decaux.

Intrigue et dénouement[modifier | modifier le code]

Un matin pluvieux de novembre, Louise Filon est trouvée assassinée dans son appartement cossu de l'avenue Carnot. Où donc cette ancienne prostituée, connue dans le milieu du quartier de la Chapelle sous le nom de Lulu, trouvait-elle les ressources nécessaires pour vivre depuis deux ans dans un immeuble occupé par la haute bourgeoisie ? Son amant de cœur, le musicien de musette Pierre Eyraud, dit Pierrot, semble bien incapable de lui assurer cette existence. Le commissaire Maigret a bientôt raison du mutisme de la femme de chambre et de la concierge ; il découvre que Louise était entretenue par le professeur Gouin, chirurgien et sommité mondiale en médecine ; il a jadis sauvé la vie de Louise et habite dans le même immeuble. Nœud de l'affaire, Maigret apprend que Louise était enceinte et le savait depuis peu. Son enquête porte tout naturellement sur les deux amants de Louise. Eyraud ayant disparu le lendemain du drame, c'est lui qui est d'abord soupçonné, mais, retrouvé, il fait preuve d'une telle ingénuité, d'un tel sentimentalisme, que Maigret le croit innocent et lui rend sa liberté. Reste Gouin ; l'éminent professeur, dont la personnalité écrase son entourage, pour qui ne compte que le travail, pour qui les femmes ne sont, prétend-on, qu'un divertissement sans importance, aurait-il pu se compliquer l'existence par un meurtre, lui qui ne vise dans la vie que la tranquillité nécessaire à sa profession ? Maigret est bien près de le croire en recueillant les témoignages de la femme du chirurgien, de sa belle-sœur, de son assistante. Il hésite pourtant à interroger le médecin lui-même, en qui il voit, non seulement un « grand bonhomme » dans le domaine scientifique, mais aussi une personnalité au moins égale à la sienne : « Ils étaient plutôt comme contraires, mais des contraires de valeur équivalente ». L'entretien aura pourtant lieu ; Gouin est bien tel que Maigret l'avait imaginé : supérieur, dominateur, mais naturel ; c'est un homme lucide, qui ne se fait aucune illusion sur les êtres. Sa franchise, son souci de la vérité désarment presque le commissaire, auquel il souffle la solution de l'énigme qu'il a devinée : c'est Madame Gouin qui, par jalousie, a tué avec la complicité de sa sœur, son mari lui ayant dit qu'il était prêt à reconnaître l'enfant porté par Louise.

Aspects particuliers du roman[2][modifier | modifier le code]

Plus qu’à l’enquête menée avec minutie (notations temporelles très précises), le lecteur prend intérêt à la personnalité des protagonistes et particulièrement celle du professeur Gouin. Maigret redoutant la confrontation avec le chirurgien, la connaissance que nous avons de ce dernier n’est livrée que petit à petit, par des témoignages. La rencontre entre Gouin et Maigret est le sommet du roman. L’opposition entre le quartier des Ternes, opulent et bourgeois, et le misérable quartier de la Chapelle, domaine des truands, ajoute une composante sociale au roman.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (quartier des Ternes et quartier de la Chapelle).

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure deux jours et se déroule en novembre.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Étienne Gouin, professeur de chirurgie à la faculté de médecine de Paris. Marié, pas d’enfants, 62 ans.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Germaine Gouin, née Ollivier, épouse du professeur, ancienne infirmière, 45 ans.
  • Antoinette Ollivier, sœur de Germaine, bibliothécaire, 50 ans.
  • Pierre Eyraud, dit Pierrot, musicien de musette, 29 ans.
  • Louise Filon, dite Lulu, maîtresse de Gouin et d’Eyraud, ancienne prostituée, 26 ans, la victime.
  • Lucile Decaux, assistante de Gouin, 36 ans.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

L'univers de Simenon, Maurice Piron, Presses de la Cité, 1983

Liens externes[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Achevé d'imprimer le 16 novembre 1953
  2. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.