Parc national de Manas

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Parc national de Manas
Image illustrative de l'article Parc national de Manas
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 26164
Pays Drapeau de l'Inde Inde
État Assam
Ville proche Barpeta Road
Coordonnées 26° 44′ 10″ N 91° 00′ 43″ E / 26.73614075, 91.0119662626° 44′ 10″ Nord 91° 00′ 43″ Est / 26.73614075, 91.01196626  
Superficie 500 km2[1]
Création 1990[1]

Géolocalisation sur la carte : Inde

(Voir situation sur carte : Inde)
Parc national de Manas
Sanctuaire de faune de Manas *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de l'Inde Inde
Type Naturel
Critères (vii) (ix) (x)
Superficie 50 000 ha
Numéro
d’identification
338
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 1985 (9e session)
Classement en péril 1992-2011
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le parc national de Manas est une zone protégée située sur six districts de l'État de l'Assam en Inde. Ce parc national abrite notamment des tigres et des pandas rouges (Ailurus fulgens). Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985 et a été considéré comme en péril de 1992 à 2011.

Étymologie et Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du parc vient de la rivière Manas qui tire elle-même son nom du dieu serpent Manasa. La rivière Manas est tributaire du Brahmapoutre qui passe lui aussi dans le parc national.

Évolution du parc[modifier | modifier le code]

Cette aire est protégée depuis le début du XXe siècle, elle était alors composée de deux Reserved forest, la Manas Reserved Forest et de la North Kamrup Reserved forest, protégées respectivement en 1907 et 1927. La famille royale de Cooch Behar et le Raja de Gauripur l'utilisaient comme une réserve de chasse. Le 1er octobre 1928, 360 km² sont regroupés en une seule entité qui obtient le statut plus protecteur de sanctuaire de chasse sportive (Game sanctuary). De 1951 à 1955, le domaine est porté à 391 km ². Elle a été déclarée Tiger Reserve en avril 1973. En 1985, l'UNESCO l'inscrit sur sa liste du patrimoine mondial. En septembre 1990, le sanctuaire obtient, avec les Kahitama R.F., Kokilabari la R.F. et la Panbari R.F. qui le jouxte, le statuts de parc. Le parc couvre alors... km².

Le 25 février 2008, la surface de la zone protégée a été portée à 950 km².

Environnement politique[modifier | modifier le code]

La politique de conservation des parcs conduit souvent à évacuer les locaux vers des zones périphériques, c'est ce qui est arrivé au Bodo[2]. Présents depuis des siècles dans cette zone, des militants de la tribu assamèse Bodo de l'United Liberation Front of Asom, un mouvement indépendantiste ont envahi le parc à la fin des années 1980. L'infrastructure du site a subi des dégâts estimés à plus de deux millions de USD en 1992-1993[3] et plus d'une trentaine de rhinocéros semblent avoir été braconnés. Le trafic d'animaux morts ou vivants, reste une atteinte importante à la faune du parc, bon nombre d'observateurs suggèrent que ce trafic pourrait financer certaines activités politiques ou terroristes. À partir de 1997, suite à un effort financier du gouvernement indien et de l'UNESCO et une augmentation de la sécurité, la situation semble s'être améliorée[3].

Le Forest Rights Act voté en 2006, est une des conséquences de la prise en compte des droits des populations sur ces zones.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le parc se situe sur six districts, les districts de Kokrajhar, Bongaigaon, Barpeta, Nalbari, Nalbari, Kamrup, Darrang, dans les contreforts est de l'Himalaya à l'ouest de l'état d'Assam. Le parc mesure 391 km2 mais 519,77 km2 en y incluant les aires protégées connexes.

La rivière Manas est le principal cours d'eau du parc et un important affluent du Brahmapoutre. Le parc s'étend à l'ouest jusqu'à cette rivière qui se divise en deux cours d'eau, le Beki et le Bholkaduba. Cinq autres cours d'eau importants irriguent le parc sur des terrasses alluviales de faible altitude, puisque les altitudes moyennes sont de 61 à 110 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol alluvial dans le sud est propice aux prairies tandis que les savanes du nord poussent sur un sous-sol calcaire et constitué de grès. Le parc s'étend sur une extension de la formation du Terai Bhabar.

Occupation humaine[modifier | modifier le code]

Un village rural se trouve au sein du parc. En 2008, plus de 56 villages entourent le parc.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat en Inde.

La température minimale est d'environ 15 °C, la température maximale est d'environ 37 °C. La mousson est importante de mai à septembre et la moyenne annuelle des précipitations est d'environ 333 cm.

Environnement[modifier | modifier le code]

Elle abrite au sud des prairies, au nord au plus haut du parc de la savane et entre les deux des forêts tropicales semi-sempervirentes densément boisée et des forêts d'altitude. Environ 45 % de la surface est occupée par la prairie et 55 % par la forêt. La présence de rivières permet l'existence de plus de 100 km de zone riparienne. C'est une des zones les plus riches en biodiversité au monde. C'est l'un des neuf premiers Tiger reserve et il abrite de nombreuses espèces animales devenues rares comme le Rhinocéros indien, le léopard des neiges. Le Chat bai y a été également signalé[4].

Transport[modifier | modifier le code]

Le parc de Manas est à 176 km de Guwahati par la route. L'aéroport le plus proche est le Lokapriya Gopinath Bordoloi International Airport de Guwahati. La gare la plus proche est Barpeta Road Station à 40 km.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « List of Protected Areas in India », sur National Wildlife Database (consulté le 22 octobre 2010)
  2. (fr) Marcus Colchester, « Peut-on préserver la nature au détriment des hommes? », sur unesco.org, Forest Peoples’ Program
  3. a et b « Sanctuaire de faune de Manas », Menaces, UNESCO (consulté le 9/5/2008)
  4. (fr) Peter Jackson et Adrienne Farrel Jackson (trad. Danièle Devitre, préf. Dr Claude Martin, ill. Robert Dallet et Johan de Crem), Les Félins : Toutes les espèces du monde, Turin, Delachaux et Niestlé, coll. « La bibliothèque du naturaliste »,‎ 15 octobre 1996, relié, 272 p. (ISBN 978-2603010198 et 2-603-01019-0)