Pîtres

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Pîtres
L'église Notre-Dame
L'église Notre-Dame
Blason de Pîtres
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Pont-de-l'Arche
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
Jean Carré
2014-2020
Code postal 27590
Code commune 27458
Démographie
Gentilé Pistrien
Population
municipale
2 391 hab. (2011)
Densité 218 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 13″ N 1° 13′ 37″ E / 49.3203, 1.226949° 19′ 13″ Nord 1° 13′ 37″ Est / 49.3203, 1.2269  
Altitude Min. 7 m – Max. 138 m
Superficie 10,97 km2
Localisation

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Liens
Site web http://villedepitres.fr

Pîtres est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localité du département de l'Eure, Pîtres, distante d'une trentaine de kilomètres au sud-est de Rouen, se situe à la confluence de l'Andelle, affluent de rive droite, avec la Seine. Elle trouve donc sa place à la rencontre des deux vallées qui ont formé le site spectaculaire de la côte des Deux-Amants.

S'étendant sur 1 347 ha à 15 m d'altitude, Pîtres, de par sa géologie typique des vallées fluviales, possède des sols constitués par un mélange d'alluvions contemporaines, diluvium et de craie blanche. Ces terres sont utilisées pour la culture des céréales et du lin et par des bois.

Pîtres possède plusieurs écarts qui sont Les Essarts, L'Île Sainte-Hélène, Le Port de Pîtres et La Vallée Galantine. Le Quartier Saint-Martin, le Nouveau Pîtres ou les Varennes sont des quartiers de la commune.

Une ligne de chemin de fer à voie unique, reliant Alizay à Gisors-Embranchement, traverse Pîtres, qui possédait jadis une gare, maintenant détruite. Cette ligne ne sert plus qu'au transport du fret, avec en particulier le ramassage des bouteilles d'eau Pierval de la source de Pont-Saint-Pierre, située 2 km en amont, dans la vallée de l'Andelle, et le trafic généré par la sucrerie d'Étrépagny.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pistus 750 - 775, ad Pistas 862 - 868 (Annales Bertinianae), Pistes vers 1025 (Fauroux 53), Pistes vers 1040 (Fauroux 94), de Pistris vers 1050 (Fauroux 120)[1]. Apparition du [r] au milieu du XIe siècle, Pistres jusqu'à l'époque moderne.

Albert Dauzat et Charles Rostaing postulent un latin *pista au sens de « moulin », non attesté.

Histoire[modifier | modifier le code]

D’abord forteresse sous les Romains[réf. nécessaire], puis résidence royale sous les Mérovingiens, palais et château-fort sous les Carolingiens, Pîtres, connu par des Ordonnances, par des Conciles et par différents monuments d’histoire, n’a conservé de son ancienne splendeur que son église dédiée à Notre-Dame. Pîtres devint sous Charles le Chauve, l'un des centres politiques majeurs de la Francie occidentale.

La richesse archéologique de Pîtres et de ses alentours est considérable, des époques proto-historiques à l'époque médiévale[2].

Un pont de bois a été construit sur la Seine et l'Eure à Pont-de-l'Arche vers 862, et protégé par deux forts, de part et d'autre. Ces défenses du règne de Charles II, dit Charles le Chauve, ont été décidées lors des plaids de Pîtres. Vers 869, le pont et les deux forts auraient été achevés.

En 885, les Vikings remontant la Seine pour assiéger Paris furent momentanément arrêté par le fort de Pîtres.

Cependant, les Danois s'installent près de Pont-de-l'Arche, à très peu de distance en face de Pîtres, en un lieu attesté comme in portu Dancs ; Hasdans au XIe siècle, puis comme Asdans qui lors Arches appelée (Wace, XIIe siècle), aujourd'hui Les Damps « les Danois »[3].

La découverte remarquable d'une sépulture féminine viking à la Pierre Saint-Martin révèle que les Scandinaves se sont fixés, au moins temporairement, à cet endroit à la fin du IXe siècle[2]. On y trouva notamment une paire de fibules en forme de tortues, caractéristiques de l'est du monde nordique et qui sont entrées dans les collections du musée départemental des antiquités de Rouen.

Marie de France poétesse du Moyen Âge évoque dans son Lai des deux amants la cité de Pîtres (Pistres) vers 1190[4] :

Jadis advint en Normandie
une aventure bien connue
de deux jeunes gens qui s'entre-aimèrent,
Par amour tous deux finirent.
Un lai en firent les Bretons :
Des deux Amants il reçu le nom.
 
La vérité est qu'en Neustrie,
Que nous appelons Normandie,
sur un haut mont à merveille grand:
Là dessus gisent les deux enfants
Près de ce mont à part
Par grand conseil et par égard
Une cité fût faite par le roi
qui était sire de Pîtres;
des Pistréiens il la fit nommer,
et Pistres la fît appeler.
de puis Toujours, a duré ce nom ;
Il y a encore une ville et des maisons.
Nous savons biens dans la contrée,
comment le Val de Pistres. est nommé.
....

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pîtres

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

de gueules à trois pals alésés d'or, au chef cousu d'azur chargé de deux étoiles d'argent

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2008 René Dréan se  
mars 2008 en cours Jean Carré se  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 391 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 1 053 971 963 990 1 045 1 026 1 028 1 074
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
980 930 914 905 888 1 054 939 1 005 972
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
983 904 900 925 937 1 036 982 1 063 1 045
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 278 1 848 2 374 2 312 2 285 2 290 2 118 2 391 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Éd. Picard, 1981. (ISBN 2-7084-0067-3). p. 158.
  2. a et b Bilan archéologique de la DRAC - Pîtres
  3. D'après Marcel Baudot in François de Beaurepaire, Op. cité. p. 99.
  4. Batany Jean, Le "Mari aux deux femmes" les deux Bretagne et l'Irlande; in Celtitudes médiévales, Éd. Philippe Walter, univ. Grenoble 3; IRIS 29(2005)73-88
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]