Musée Cernuschi

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Musée Cernuschi
Image illustrative de l'article Musée Cernuschi
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 7 avenue Vélasquez, 75008 Paris
Coordonnées 48° 52′ 48″ N 2° 18′ 43″ E / 48.88, 2.312 ()48° 52′ 48″ Nord 2° 18′ 43″ Est / 48.88, 2.312 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1898
Collections arts de l'Extrême-Orient
Nombre d’œuvres 12 000
Informations visiteurs
Site web http://www.cernuschi.paris.fr/

Le musée Cernuschi est un musée parisien consacré aux arts asiatiques, et plus spécifiquement à ceux de l'Extrême-Orient : Chine, Japon, Corée. C'est le second musée consacré aux arts asiatiques en France et le cinquième consacré à l’art chinois en Europe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce musée est créé initialement grâce au legs des collections fait en 1896 à la Ville de Paris par le financier Henri Cernuschi. Inauguré en 1898, il est un des musées les plus anciens de la ville. Classé au sixième rang des musées municipaux de Paris, il reçoit environ 60 000 visiteurs par an.

Il s'agit d'un des 14 Musées de la Ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l'établissement public administratif Paris Musées.

Les collections[modifier | modifier le code]

De 2001 à 2005, le musée a été entièrement rénové.

Il conserve plus de 12 000 œuvres et constitue notamment l'une des cinq collections majeures d'art chinois en Europe. Riche de plus de mille œuvres, la collection de bronzes du musée Cernuschi est l'une des plus importantes au monde[1]. Il possède une collection unique en Europe de peintres représentatifs de la Chine impériale sous les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911), mais aussi un bel ensemble de peintures chinoises modernes, de la première moitié du XXe siècle[2] . Nombre d'entre ces peintres modernes ont fait le choix de vivre l'essentiel de leur vie de peintre à Paris et ils ont opéré la transition entre l'art ancien et l'art moderne chinois.

Plus de 900 œuvres font partie de l'exposition permanente, consacrée à l'art chinois. Mais la pièce la plus imposante visible dans le musée est le Buddha de Meguro, un bronze japonais du XVIIIe siècle[3] qui est la pièce monumentale, au centre du musée, salle 5[4]. C'est une statue japonaise colossale de la fin du XVIIIe siècle, acquise par Henri Cernuschi au cours de son voyage en Extrême-Orient. Les autres objets d'art japonais proviennent, pour l'essentiel de cette première collection d'Henri Cernuschi[5]. Le musée possède, par ailleurs, des collections coréennes et vietnamiennes de très grande qualité. Les collections conservées dans les réserves du musée, principalement japonaises, coréennes et vietnamiennes sont présentées ponctuellement à l'heure du conservateur, un dimanche par mois, à 15h[6].

Le Japon
Cette grande statue de Buddha Amida provient d’un petit temple du quartier de Meguro à Tokyo, le Banryûji. Ce temple dépendait d’un monastère, le Enzanji, de la secte Jôdo du bouddhisme amidiste [7]. Ère Tempô (1829-1844). Cette salle est par ailleurs dédiée aux arts de la Chine des Han
La Chine : Les dynasties royales de l'Antiquité (2200 - 221 avant notre ère)
La Chine impériale (221 avant notre ère - 1912)

Son histoire[modifier | modifier le code]

Le musée Cernuschi, a été inauguré en 1898 et c'est le deuxième musée d’art asiatique en France. Le musée jouit d'une importante réputation internationale. Sa fréquentation est d’environ 100 000 visiteurs par an, il est placé au sixième rang des musées municipaux Parisiens. Situé dans un bâtiment original et charmant conçu par son fondateur, Henri Cernuschi (1821-1896) le musée propose à ses visiteurs une promenade dans l'histoire de l’art chinois. La collection comporte plusieurs chefs-d'œuvre d’une importance considérable. Sa vocation le place au premier rang dans les rapports que la municipalité entretient avec les pays asiatiques.

Localisation[modifier | modifier le code]

À l'intérieur

Le musée est installé dans l'ancien hôtel particulier du donateur, Henri Cernuschi (1821-1896), près du parc Monceau, au 7, avenue Vélasquez (VIIIe arrondissement). L'hôtel a été construit par l'architecte William Bouwens van der Boijen (1834-1907).

(M) Ce site est desservi par la station de métro Villiers.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Thérèse Bobot, Musée Cernuschi : Guide général, Paris, Paris Musées,‎ 1993, 47 p. (ISBN 2-87900-153-6).
  • Gilles Béguin, Musée Cernuschi : Guide, Paris, Paris Musées,‎ 2005, 62 p. (ISBN 2879008948).
  • Eric Lefebvre, Six siècles de peintures chinoises : oeuvres restaurées du Musée Cernuschi : [exposition], Musée Cernuschi, Musée des arts de l'asie de la ville de Paris, du 20 février au 28 juin 2009, Paris, Paris Musées,‎ 2008, 251 p. (ISBN 978-2-7596-0075-5).
  • Gilles Béguin, Le petit peuple des tombes, Paris, Paris Musées,‎ 2010, 71 p. (ISBN 978-2-7596-0135-6).


De nombreux catalogues d'expositions temporaires ont été réalisés comme :

  • Michel Maucuer, Bronzes de la Chine impériale du Xe au XIXe siècle : Musée Cernuschi du 20 Septembre 2013 au 19 Janvier 2014, Paris, Paris Musées,‎ 2013, 224 p..
  • Eric Lefebvre (dir.), L'école de Shanghai (1840-1920) : peintures et calligraphies du musée de Shanghai : [exposition, Paris], Musée Cernuschi, 8 mars-30 juin 2013, Paris, Paris Musées,‎ 2013, 251 p. (ISBN 978-2-7596-0217-9).
  • Michel Maucuer (dir.), Taizo Kuroda et Julie Nelson Davis, Splendeurs des courtisanes : Japon, peintures ukiyo-e du musée Idemitsu : [exposition, Paris] Musée Cernuschi-Musée des Arts de l'Asie de la Ville de Paris, 19 septembre 2008 - 4 janvier 2009, Paris, Paris Musées,‎ 2008, 170 p. (ISBN 978-2-7596-0058-8).


Ouvrages de référence sur l'art chinois :

  • Danielle Elisseeff, Art et archéologie : la Chine du néolithique à la fin des Cinq Dynasties (960 de notre ère), Paris, École du Louvre, Éditions de la Réunion des musées nationaux (Manuels de l'École du Louvre),‎ 2008, 381 p. (ISBN 978-2-7118-5269-7) Manuel de référence, bibliographie et Sites Internet.
  • Danielle Elisseeff, Histoire de l'art : De la Chine des Song (960) à la fin de l'Empire (1912), Paris, École du Louvre, Éditions de la Réunion des musées nationaux (Manuels de l'École du Louvre),‎ 2010, 381 p. (ISBN 978-2-7118-5520-9) Manuel de référence, bibliographie et Sites Internet.
  • Danielle Elisseeff, Hybrides chinois : la quête de tous les possibles, Paris, Hazan,‎ 2011, 224 p. (ISBN 978-2-7541-0540-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]