Mirabel-aux-Baronnies

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mirabel.
Mirabel-aux-Baronnies
Vue sur le village.
Vue sur le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Eygues
Maire
Mandat
Christian Cornillac
2008-2014
Code postal 26110
Code commune 26182
Démographie
Population
municipale
1 556 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 41″ N 5° 06′ 39″ E / 44.311388888889, 5.1108333333333 ()44° 18′ 41″ Nord 5° 06′ 39″ Est / 44.311388888889, 5.1108333333333 ()  
Altitude Min. 206 m – Max. 791 m
Superficie 22,56 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Mirabel-aux-Baronnies

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Mirabel-aux-Baronnies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mirabel-aux-Baronnies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mirabel-aux-Baronnies

Mirabel-aux-Baronnies est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Rhône-Alpes. Bourg posé sur une butte, Mirabel est réputé pour la douceur de son climat et la beauté de ses paysages.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mirabel-aux-Baronnies appartient au canton de Nyons (7 km) et est situé à 16 km de Valréas.
Les communes les plus proches sont Piégon, Vinsobres, Puyméras et Saint-Romain-en-Viennois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté depuis 1059 comme Mirabello Castello.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mirabel est l'ancienne capitale de la tribu vocontienne des Gaudenses. D'après une légende, le village tirerait son nom d'une tour merveilleuse appelée Mirabellis, du haut de laquelle on apercevait Orange.
Castrum Mirabellum au début de la féodalité, la seigneurie passa aux barons de Montauban. Le 9 octobre 1206, Dragonet de Montauban et son fils Raymond cédèrent leur haute justice sur le fief, en échange de droits seigneuriaux sur Vinsobres, à Eldiarde, abbesse de Saint-Césaire d'Arles.
Après l'annexion de la baronnie de Montauban par les dauphins, ceux-ci comblèrent Mirabel de largesses. Mirabel fut atelier monetaire, le château fut agrandi et embelli, l'église Saint-Julien reconstruite avec une chapelle spéciale pour eux. Ils firent de leur domaine de Beaulieu l'une de leurs principales résidences. Pillée et saccagée au XIVe siècle, par les Compagnies de Routiers, Mirabel fut l'une des malheureuses victimes des guerres de religion, qui y firent d'affreux dégâts.
Jusqu'à 1348, il y existait un quartier juif, nommé Les Josiols, en contrebas, au nord du village. À cause de rumeurs selon lesquelles les juifs étaient responsables de la peste qui menaçait cette année-là, ils furent assassinés ou envoyés vers Carpentras. Le quartier fut intégralement détruit.
Après les guerres de religion, Mirabel était devenu bien différente. La chapelle Saint-Julien fut détruite puis, en 1633, le château et les remparts. Par peur de la peste, les remparts furent reconstruits en 1652 et on y ouvrit 4 portes d'entrée.
L'église actuelle fut construite sur la ruine de l'ancienne chapelle entre 1645 et 1651.
Chef-lieu de canton de 1790 à 1800, il devint, après le 9 Thermidor 1794 (assassinat de Robespierre), un foyer de réaction royaliste et tout ne rentra dans l'ordre qu'après la fête du 14 juillet de l'an X (X à vérifier[réf. nécessaire]).
Mirabel-aux-Baronnies fut un des premiers villages avec un réseau d'alimentation d'eau publique, construit en 1876. Des spécialistes italiens restèrent pendant quelques années à Mirabel avec leur familles, il y existait même une école primaire en langue italienne pour leurs enfants. L'eau venait, et vient toujours, de la source nommée « Tune », 4 kilomètres au nord-est (direction Châteauneuf). L'eau est collectée et conduite par des dallots (canalisations) en béton vers le village où 4 lavoirs, 2 fontaines et quelques robinets sont alimentés. Les canalisations étaient fabriquées sur place. L'ancienne fontaine de la Place des Armes, datant du XIIIe siècle, fut adaptée pour cette alimentation.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 1993 Louis Chalon    
mars 1993 mars 2001 Louis Chalon    
mars 2001 mars 2008 Christian Cornillac    
mars 2008   Christian Cornillac    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 556 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 580 1 541 1 631 1 731 1 816 1 734 1 793 1 761 1 854
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 008 1 912 1 747 1 671 1 689 1 556 1 442 1 379 1 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 266 1 236 1 260 1 055 1 063 961 984 971 906
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
879 886 901 1 048 1 276 1 335 1 447 1 481 1 537
2011 - - - - - - - -
1 556 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Mirabel-aux-Banronnies dépend de l'académie de Grenoble, circonscription de Nyons[3]. Les élèves débutent leur scolarité à l'école maternelle du village, qui compte 53 enfants, dans deux classes[4], puis à l'école primaire communale, composée de quatre classes, pour 100 enfants[5].

Santé[modifier | modifier le code]


Culte[modifier | modifier le code]

Mirabel-aux-Baronnies est rattaché à la paroisse catholique « Saint François d’Assise en Nyonsais », dépendant du diocèse de Valence, doyenné de Nyons[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'huile d'olive de Nyons. Deux moulins à huile sont installés à Mirabel-aux-Baronnies. L'agriculture est également basée sur la viticulture, avec la production de Côtes-du-rhône, même s'il n'y a pas de cave coopérative locale. Les producteurs apportent leur vendange à Saint-Maurice-sur-Eygues ou Vinsobres[7].

Commerce[modifier | modifier le code]

Plusieurs marchés sont organisés sur la commune, en plus du celui, hebdomadaire du vendredi : Marché aux olives le samedi du 30 novembre au 29 février, Marche aux brocantes 1er et 3e dimanche de juin à septembre. Le commerce de proximité est encore actif, avec la présence de : 2 boulangeries, 1 libre service, 1 bureau de tabac, 1 restaurant, 2 bars, 1 salon de thé, 1 boucherie, 1 bouquiniste, 1 brocante, 1 boutique dépôt-vente, 1 boutique vêtements et accessoires.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue générale du village
  • Les anciens remparts (chemin des Barrys), fortifications et tour du XIIe siècle.
  • Le chœur et l'église paroissiale Saint-Julien est ce qui reste de l'ancienne chapelle delphinale du XIIIe siècle, reconstruit en 1645-1651.
  • Quelques ruines du château du XIIIe siècle.
  • L'ancienne fontaine sur la place des Armes datant du XIIIe siècle.
  • La chapelle de N.-D. de Beaulieu (2 kilomètres au sud-ouest de Mirabel) est ce qu'il reste de l'ancienne résidence des Dauphins.
  • La chapelle de Saint-Roch.
  • La chapelle des Pénitents Blancs.
  • La chapelle du Calvaire.
  • La chapelle de Saint-Pierre (nord-est du village, sur l'ancien chemin des soldats, sur une butte, isolée).
  • Grottes préhistoriques dites des Huguenots et des Sarrasins.
  • Restes du tour de Mialon (ancien château seigneurial).
  • Bois du Roi (au sud-ouest du village).

Anciens remparts de Mirabel[modifier | modifier le code]

Mirabel possédait 3 enceintes. Il n’en demeure que des éléments épars, faute d’entretien et à cause des négligences. Les éléments les plus visibles se situent sur la partie est du chemin des Barrys où l’on voit un reste de tour carrée (devenu escalier) et surtout une tour dite sarrasine, de forme semi-circulaire. On trouve un portail en contrebas, qui ouvrait sur un ancien « jas » (bergerie). Plus loin une arcade franchit le chemin qui conduisait au « poste de garde ». Un deuxième élément défensif de l’enceinte extérieure se situe au nord. Il restitue, sur cette partie du village, l’aspect un peu roide et martial des cités fortifiées. À voir en venant de Nyons.

Église de Mirabel[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Julien-et-Saint-Victor possède un chœur roman, reste de l’ancienne chapelle delphinale, restaurée avec l’ensemble de l’église au XIXe siècle. Son origine remonte à l’époque de l’installation des Dragonet de Montauban, dans les premières années du XIIIe siècle, alors que Mirabel était la capitale de la baronnie. Il ne reste du château qu’un élément de tour, à l’angle nord de la place de l’église.
La chapelle fut réaménagée au début du XIVe siècle par Anne, fille de Guy, frère du Dauphin Humbert II, et consacrée à saint Victor par l’évêque de Vaison, Mirabel faisant à l’époque partie du Comtat-Venaissin. Elle appartient ensuite aux Templiers de Beaulieu, puis à leurs successeurs Hospitaliers et enfin à l’Ordre de Malte jusqu’en 1789.
L’abside en « cul de four » est de style roman provençal (plus haut que le roman classique), à 2 fenêtres (au lieu de 1 ou 3 habituellement). La voûte en pierre qui la prolonge donne le chœur actuel de style ogival méridional, soutenue par 4 nervures en arc brisé dont la croisée est ornée d’une clé du XIXe siècle. Cette clé porte à sa face inférieure un Agneau de Dieu sculpté. Sur l’appui de la nervure gauche : un grotesque représentant un homme accroupi, assis sur sa jambe droite, retenant son genou de la main, son visage tourné vers l’autel. Le drapé de ses vêtements et sa chevelure bouclée ont une facture Renaissance.
Un premier agrandissement date du XVIe siècle, avec la création de 7 autels consacrés par l’évêque de Vaison le 22 janvier 1526. Des restaurations successives seront entreprises en 1616, et 1776. En 1820, il a fallu renforcer le soubassement du clocher en supprimant une des chapelles latérales. Puis en 1824, le maire M° Garnier, adresse une supplique au roi Louis XVIII, Comte de Provence, mettant l’accent sur le mauvais état du bâtiment, et sa capacité insuffisante. Mais ce n’est que vers 1840 que seront réalisés les travaux donnant à l’église son aspect actuel : extension de la nef, réalisation de tribunes et de stalles, construction d’un nouveau clocher. Les travaux furent réalisés par les Compagnons du Devoir. Les chapelles latérales rappellent le style roman, avec les voûtes en briques, celle de la nef prolongeant le style ogival du chœur. Enfin, la sacristie a été construite en 1854. La dernière restauration intérieure de 1972 est due à la ténacité du Père Morel, curé de la paroisse, qui déplâtra les murs, mettant au jour le bel appareillage de pierres, et la signature des Compagnons dans la chapelle qui abrite l’ancien maître-autel. Les cloches ont été électrifiées en 1992.

Descriptif intérieur[modifier | modifier le code]

Du fond vers l’autel :

À droite 
Chapelle des fonts baptismaux et statue de procession en bois doré de la Vierge
Chapelle Sainte-Anne et autel en bois doré à la feuille (ancien maître-autel)
Orgue et entrée latérale
Clocher
À gauche 
Chapelle des morts des 2 guerres
Chapelle Saint-Joseph
Chapelle de la Vierge
Chapelle du Saint-Sacrement
Dans le chœur 
Vierge à l'Enfant en bois polychrome du XVIIIe siècle
Grand Christ en bois du XVe siècle
Vitrail de saint Julien
Vitrail de saint Victor

Extérieur[modifier | modifier le code]

Sur la place, Croix de Mission en fer forgé de 1756. Il existe dans le village plusieurs croix sur les chemins où l’on attendait les convois funèbres venant de la campagne pour les conduire à l'église puis au cimetière.

Chapelles du village[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Beaulieu[modifier | modifier le code]

Pour accéder à la chapelle, il faut prendre le premier chemin vicinal à droite à la sortie sud de Mirabel, direction « Beaulieu ». La chapelle de Beaulieu est masquée par un bouquet d’arbres qui couronne un mamelon, à droite de la route. La chapelle de Beaulieu est un édifice défiguré lors de sa reconstruction en 1841.
Ce fut l’oratoire des Montauban de Dragonet. Ils venaient s’y recueillir lorsqu’ils séjournaient sur leurs domaines de Mirabel. L’existence d’une chapelle à Beaulieu est déjà attestée en 1059 par une charte de l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
La chapelle a été reconstruite et décorée par les Montauban, qui en ont fait cession en 1237 aux Templiers. Après 1308 les biens des Templiers furent dévolus aux Chevaliers hospitaliers, devenus plus tard les Chevaliers de Malte. La chapelle de Beaulieu était semblable aux nombreux édifices ruraux construits sur les domaines seigneuriaux pour une communauté relativement restreinte. Comme ailleurs, on trouvait l’abside en cul-de-four, la nef voûtée en plein cintre.
Aujourd’hui, l’abside a disparu, mais on en voit la trace sur le sol devant l’entrée actuelle. L’orientation de la chapelle a été retournée : à l’origine, les fidèles entraient par l’ouest. L’intérieur est d’une grande simplicité ; l’attention est attirée, à droite de la porte, par une dalle de safre (grès local). Il s’agit de la pierre tombale de la famille Dragonet de Montauban, dont quelques ossements ont été retrouvés en 1969, sous le dallage de l’actuelle entrée, à l’emplacement primitif de l’autel. La pierre tombale des Dragonet porte ronde-bosse, de part et d’autre de la croix donnée à l’Ordre des Chevaliers du Temple par le pape Eugène III en 1146, deux écus. Celui de droite est orné de la croix templière sculptée dans le cercle traditionnel, celui de gauche représente le blason des Dragonet « fascé de cinq pièces (bandes) et brochant sur le tout, un meuble… » difficile à identifier, mais qui pourrait être la représentation emblématique du Drac rhodanien dont la famille Dragonet tirait son nom. C’est sous cette pierre que Dragonet II aurait été enseveli en 1276, par sa fille Randonne, près des restes de sa femme et de ses parents.
Détruite au cours des guerres de religion, au XVIe siècle, la chapelle fut d’abord relevée au début du XVIIe siècle, mais elle fut laissée à l’abandon par son commanditaire, le prieur de Poët-Laval. À nouveau ruinée, elle fut rebâtie au XIXe siècle dans des dimensions plus réduites, avec une toiture sur charpente et une façade plate, embellie de modillons sculptés, représentant des têtes de monstres, des personnages, un cheval au front frappé d’une rosace, une fleur hexapétale, etc. Sous le rampant du toit, sont placés la bordure à décor d’oves et de feuilles d’eau. Une curiosité : les deux petits chapiteaux utilisés comme vases à l’antique, aux deux extrémités du pignon. L’ensemble de ces éléments décoratifs provient de l’ancien prieuré templier qui jouxtait la chapelle, et dont on retrouve quelques vestiges : pierres sculptées en réemploi dans le mur de la terrasse actuelle, et surtout la croix templière découverte lors d’une récente restauration et placée à l’entrée de la maison d’habitation.
Longtemps, Notre-Dame de Beaulieu fut le principal lieu de pèlerinage local. Les fidèles allaient prier sur la tombe de Dragonet comme sur celle d’un saint. La mémoire collective a aussi des enjolivures : elle avait gommé le caractère violent et querelleur du baron, et transformé en bonté et charité l’attachement qu’il portait à Beaulieu. La chapelle est propriété de la commune. Elle est ouverte au culte le lundi de Pâques.

Chapelle Saint-Roch[modifier | modifier le code]

Elle est située à la sortie nord de Mirabel, en bordure de la route D538 qui conduit à Nyons. Sa construction remonte à la peste de 1629. Après 11 mois au cours desquels l’épidémie fit près d’une centaine de victimes, les consuls et la population firent le vœu d’ériger une chapelle dédiée à saint Roch, dont on sait combien il se dévoua aux pestiférés. La légende assure qu’il passa par Mirabel au cours d’un voyage qu’il fit en Italie. La construction de la chapelle fut entreprise dès 1630, sur le plan classique des églises rurales. Elle fut consacrée en 1632. Le bâtiment est d’une simplicité extrême. Deux ouvertures carrées encadrent la porte cintrée. Le pignon possède un oculus rehaussé d’une croix en fer forgé. Devant la porte, une croix de mission érigée au XIXe siècle. La chapelle est propriété privée. La messe n’y était célébrée que le 16 août.

Chapelle des Pénitents blancs[modifier | modifier le code]

Elle est située au milieu du village dans la D538 dite « route de Vaison » au croisement avec le chemin de Seguret. À l’origine, il y avait à cet endroit une chapelle dénommée « Notre-Dame de Bon Repos » Sa construction remonte si loin dans le temps que les gens du village ont perdu la mémoire de la légende qui justifia son érection. Ce fut, jusqu’au XVIIe siècle, la chapelle du cimetière du village, d’où son nom. Ruinée par les guerres du XVIe siècle, et pratiquement abandonnée, Notre-Dame de Bon Repos n’était plus qu’une masure lorsque les Pénitents Blancs de Mirabel voulurent en faire leur chapelle. En 1661, ils obtinrent la cession du vieil oratoire, et bâtirent à sa place une église d’un style dépouillé, avec une façade plate, un peu dans le goût baroque du XVIIe siècle finissant, ornée d’un clocheton aujourd’hui disparu. Elle est propriété privée.

Chapelle du Calvaire[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit « Le Calvaire », dans le quartier Josiol, où le safre rongé par le vent et le ruissellement prend des formes étranges, se dresse un oratoire. Ce petit édifice, posé sur une petite plate-forme, domine un large paysage : la vallée de l’Eygues, la montagne de Garde-Grosse, le défilé du Rieussec, la dépression du Pays Voconce et le Ventoux. De loin, il contraste comme un signal blanc sur un fond coloré. Sa construction remonte au XIVe siècle, à l’époque des Dauphins. Sa toiture a conservé sa coiffe de lauzes. En contrebas la grotte du Gisant, autrefois un Christ en bois de figuier a été remplacé en 1942 par un gisant en ciment très mutilé par des vandales contemporains. Sur la crête de la colline, une stèle en pierres sèches donne le modèle de ce que furent les «Stations de Chemin de Croix » dont on voit quelques restes dans la garrigue, en redescendant vers le village. La chapelle est propriété communale, mais enclavée sans accès par un terrain privé, situation hors la loi.

Chapelle Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

La chapelle est situé face à la tour Mialon. Elle est propriété privée.

Églises rurales et chapelles autour de Mirabel[modifier | modifier le code]

L’Église Notre-Dame de Cadenet à Piégon[modifier | modifier le code]

Il s’agit d’une église dont le chœur date du XIe siècle, époque du renouveau religieux. Très abîmée pendant les guerres de religion, et quelque peu abandonnée parce qu’elle faisait double emploi avec l’église paroissiale de Piégon dont il ne reste que la tour-clocher. Elle a été restaurée par l’abbé Victor Morel et quelques habitants dévoués.
L’église Notre-Dame a sa légende, celle du cade (genévrier) miraculeux devant lequel les vaches, ou les bœufs d’un paysan venaient s’agenouiller : la Vierge se tenait sur les branches. Près de cet arbre, on construisit une chapelle qui devint lieu de pèlerinage. Les prieurs du Chapitre de Vaison l’agrandirent peu à peu pour lui donner ses formes actuelles.
Lors de la restauration qu’il conduisit de novembre 1966 à Pâques 1967, l’abbé Morel mit au jour, dans la nef, 12 tombeaux, peut-être ceux des chanoines de Vaison. Dans la chapelle dédiée à la Vierge, sous le dallage et dans ce qui fut les fonts baptismaux auquel on accédait par quelques marches, il découvrit des squelettes jetés pêle-mêle. Dans la chapelle qui fait face à la précédente, il mit au jour un tombeau contenant deux squelettes d’adultes et celui d’un enfant. Enfin, sous le maître-autel, le sol recélait d’autres ossements humains. Dans la nef, quelques pilastres portant des rainures formant des dessins géométriques. C’est le seul effort de décoration d’un intérieur particulièrement dépouillé, mais émouvant de simplicité.

Chapelle des Géants[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Puyméras (Vaucluse), au-dessus du Haut-Lauzon à Piégon, existe une très ancienne église abandonnée, au lieu-dit « Les Géants ». La façade s’orne d’un clocheton dont le carillon a disparu. Elle a servi un temps de bergerie. On y accède en empruntant le chemin qui part de la Grange Neuve, passe sous la ferme du Jas (ancienne grange Templière) et atteint le Grand Verger. Au-delà, il conduit au Rocher de l’Aiguille, passage étroit qui domine la source du Lauzon et commande l’accès du Plateau des Géants, autrefois refuge de nombreux proscrits, notamment des protestants pourchassés par les Dragons de Louis XIV. Sous la voûte qui soutient le dallage de la chapelle, et qui constitue une sorte de crypte, on aurait découvert des squelettes d’hommes plus grands que la normale. Le site est sur la route qui reliait deux anciens établissements de l’Ordre du Temple, celui de Beaulieu à celui de Bénivay sur l’Aygarse. De ce dernier, il ne reste que les ruines de la chapelle Notre-Dame d’Ollon.

Chapelle Saint-Quentin[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune de Chateauneuf-de-Bordette, elle est située sur le flanc est du massif de Garde-Grosse. Pour y parvenir, il faut emprunter la D 185 jusqu’à la ferme de Saint-Quenin, puis monter par un chemin de terre. La chapelle est au bout d’un champ d’où elle domine la vallée du Rieussec, situé sur l’ancienne draille de transhumance qui reliait le bassin de la Gaude à celui de Curnier. La construction de la chapelle remonte au XIIe siècle. Sa structure est caractéristique des chapelles rurales, dont elle représente un excellent exemple : abside en cul-de-four, nef en plein cintre stuquée de bleu pâle avec, en bandeau sur l’arc triomphal des médaillons naïfs, mais récents, sur lesquels on relève, entre autres inscriptions : Sancte Quinine et Pax Pro Nobis.
Mais le plus intéressant est la façade plate, éclairée d’un oculus orné d’une croix. Deux ouvertures rectangulaires encadrent la porte en plein cintre à laquelle on accédait par plusieurs degrés de pierre. L’appareil des murs est constitué de pierres liées à gros joints de mortier maigre, le tout couvert d’un crépi grossier. C'est inconnu que sont les signes gravés dans les pierres qui encadrent la porte et la fenêtre de droite? Pierres de réemploi ? La position de certaines est surprenante. Quant aux signes eux-mêmes, quelques-uns s’apparentent aux caractères d’un alphabet cyrillique, tel que l’utilisèrent certains peuples slaves de l’Europe méridionale. Et quel personnage que celui qui est sculpté sur la pierre d’appui de l’ouverture de droite ? On peut considérer aussi que le personnage tient dans sa main droite, portée à hauteur des épaules, un livre. L’état de dégradation de cette partie de la sculpture ne permet pas d’être affirmatif. Enfin, il faut remarquer la tête d’homme sculptée sur le montant gauche de l’ouverture de la porte. On peut la rapprocher des moutons représentés à droite, à la base du cintre. La symbolique chrétienne rejoint ici la position de la chapelle sur la route des troupeaux transhumants.

Église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune de Chateauneuf-de-Bordette, elle est située sur la D 185, près du col de la Croix.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Images[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Ollivier-Elliott, Les Baronnies (ISBN 2-7449-0266-7)
  • Claude Leone-Chanot, Mirabel aux Baronnies (ISBN 2-903044-85-6)
  • Documentation de la ASPM, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de Mirabel-aux-Baronnies, archives

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]