Contrôle social
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le contrôle social désigne l'ensemble des mécanismes sociaux dont dispose une société pour réguler les comportements d'individus et des groupes d'individus afin qu'ils soient conformes aux normes et valeurs préétablies.
Les mécanismes sociaux par lesquels le contrôle social s'effectue, sont qualifiés d'informels lorsqu'ils relèvent de normes et conventions sociales, et de formels lorsqu'ils relèvent de règles et de normes juridiques. Ils sont définis comme externes quand ils désignent les différents types de contraintes ou d'incitations que la société exerce sur les individus et d'internes quand ils sont intériorisés voire incorporés par les individus eux-mêmes.
Sommaire |
[modifier] Typologie
Le contrôle social formel procède de l'activité d'agents et d'institutions spécifiques (justice, police, église, armée, ordres professionnels, entreprises). Il se manifeste par l'application de sanctions négatives ou positives allant, dans le premier cas, de la sanction morale à la sanction juridique ou de l'attribution de médailles à la canonisation dans le second.
Le contrôle social informel procède du contact continue entre individus et groupes d'individus. Il s'exerce au quotidien sous la forme de normes sociales. Il se manifeste par l'application de sanctions positives exprimant l'approbation (sourire, récompenses) ou négatives exprimant la réprobation (mise à l'écart, punitions).
[modifier] Contrôle social et lien social
La conformité aux normes et valeurs sociales favorise l'ordre social, c'est à dire la disposition des individus et des groupes les uns par rapport aux autres, leur rang et la place qui leur convient. La conformité renforce la cohésion sociale.
[modifier] Des moeurs civilisés
[modifier] Contrôle social et rapports sociaux
[modifier] Le rôle des interactions
Selon H. Becker, la déviance résulte d'interactions sociales. La déviance est analysée ici comme un processus interactif et séquentiel : un premier acte déviant est commis (déviance primaire), il fait l'objet d'un étiquetage (stigmatisation) d'abord par les proches et ensuite par les instances institutionnalisées du contrôle social. Cette stigmatisation produit deux effets. D'une part, elle amène l'intéressé à intérioriser l'image de soi que lui renvoie la société et ainsi à se définir lui même comme déviant. D'autre part, elle limite ses possibilités de continuer à agir dans le cadre légal. Cette stigmatisation fait donc entrer l'individu dans un processus de déviance secondaire qui induit une nouvelle réaction de la société. On rentre ainsi dans une spirale dans laquelle chaque délit appelle une réaction sociale qui contribue elle même à favoriser à commettre de nouveaux délits, et ainsi de suite. Ce processus a pour effet d'amplifier la déviance et d'enfermer un comportement déviant occasionnel dans une véritabculture délinquante.
[modifier] La production de normes
[modifier] Contrôle social et ordre social
[modifier] Voir aussi
[modifier] Références
[modifier] Bibliographie
- Dictionnaire critique de la sociologie, par Raymond Boudon et François Bourricaud,7e édition, p119-126, éditions PUF.
- Surveiller et punir, par Michel Foucault, Paris, Gallimard, 1993, (ISBN 2070729680)
- Police et politique. Une approche sociologique, par Jean-Louis Loubet del Bayle, Paris, L'Harmattan, 2006.
- "Vers une monopolisation policière du contrôle social?", par Jean-Louis Loubet del Bayle, Les Cahiers de la sécurité intérieure, 2001, 2e tr. - disponible sur le site Internet du Centre international de criminologie comparée (CICC) de l'Université de Montréal [1]
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- (en)Social control

