Lombers

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Lombers
Blason de Lombers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Canton de Réalmont
Intercommunalité Communauté de communes Centre Tarn
Maire
Mandat
Claude Roques
2014-2020
Code postal 81120
Code commune 81147
Démographie
Population
municipale
1 077 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 18″ N 2° 09′ 03″ E / 43.805, 2.1508333333343° 48′ 18″ Nord 2° 09′ 03″ Est / 43.805, 2.15083333333  
Altitude 191 m (min. : 177 m) (max. : 321 m)
Superficie 38,79 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Lombers est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur l'Assou près du centre du département (à 5 km de Réalmont). Le village est dominé par un pic sur lequel s'élevait le château jusqu'en 1632.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières mentions du château en 1032 et de la ville en 1045. Lombers était une place forte jusqu'en 1622.

En 1165 a lieu à Lombers (diocèse d'albi) la première confrontation entre chrétiens et cathares. Cette rencontre est désignée sous le terme de Concile de Lombers.

Pour contenir l'expansion de l'"hérésie cathare", Guillaume, évêque d'Albi, convoqua un concile en mai 1165 à Lombers alors ville importante de l'Albigeois (environ 2000 hab.). De ce concile des archevêques, évêques et abbés du midi (Narbonne, Nîmes, Toulouse, Agde, Castres, Gaillac ...) fut rendu l'arrêt suivant :
« Moi, Gaucellin, évêque de Lodève, par ordre de l'évêque d'Alby et de ses assesseurs, je juge que ces prétendus bons hommes sont hérétiques, et je condamne la secte d'Olivier(évêque cathare) et de ses compagnons, qui est celle des hérétiques de Lombers, quelque part qu'ils soient, selon l'autorité des Écritures ».
Prétendument suite à cet évènement, les cathares furent également surnommés Albigeois, mais cette origine est objet de discussions.

En 1176, un second concile eut lieu à Lombers.
Simon de Montfort soutenu par le pape a pris la tête de la lutte contre les cathares et envahit Lombers et ses remparts. La prédominance locale de Lombers disparaît au profit de la bastide de Réalmont fondée en 1272.

Articles détaillés : Croisade des Albigeois et Catharisme.

Durant les guerres de religion, Lombers passa alternativement entre les mains des catholiques et des protestants. Le château positionné sur le pic, et la ville dans la plaine ont été à plusieurs reprises aux mains de religions différentes.
En 1615, Lombers occupé au nom du vicomte de Panat par le capitaine de Saint-Michel, fut assiégée. Une somme de 15 000 livres fut donné au capitaine pour évacuer la place.

La ville fut brûlée en 1622 par les protestants et les fortifications disparurent. Lorsque Richelieu ordonna la destruction des forteresses féodales, le château fut détruit ainsi que les restes des remparts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Lombers

Son blasonnement est : D'argent au chef de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Claude Roques sans étiquette / divers droite  
mars 2008 mars 2014 Claude Roques[1]    
mars 2001 mars 2008 Claude Roques    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 077 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
516 1 235 1 616 1 603 1 712 1 745 1 772 1 554 1 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 556 1 507 1 528 1 514 1 504 1 525 1 506 1 304 1 238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 207 1 165 1 197 1 028 1 058 1 047 1 102 985 961
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
919 919 854 826 807 856 984 1 077 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir le chateau sur le montage numérique du site de lombers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yann Roques, Mon histoire de Lombers, in Revue du Tarn, n° 214 (été 2009)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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