Lansana Conté

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Lansana Conté
Lansana Conté, le 27 juillet 2001.
Lansana Conté, le 27 juillet 2001.
Fonctions
2e président de la République de Guinée
5 avril 198422 décembre 2008
(&&&&&&&&&&&0902724 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 19 décembre 1993
Réélection 14 décembre 1998
21 décembre 2003
Premier ministre Diarra Traoré
Sidya Touré
Lamine Sidimé
François Lonsény Fall
Cellou Dalein Diallo
Eugène Camara
Lansana Kouyaté
Ahmed Tidiane Souaré
Prédécesseur Ahmed Sékou Touré
Louis Lansana Beavogui (intérim)
Successeur Moussa Dadis Camara
Chef du gouvernement guinéen
18 décembre 19849 juillet 1996
Prédécesseur Diarra Traoré (indirectement)
Successeur Sidya Touré (indirectement)
Biographie
Date de naissance Vers 1934[1]
Lieu de naissance Moussayah Loumbaya (Afrique-Occidentale française)
Date de décès 22 décembre 2008
Lieu de décès Conakry
Parti politique Parti de l'unité et du progrès (PUP)
Profession Militaire
Religion Islam

Lansana Conté
Présidents de la République guinéens

Lansana Conté, né vers 1934[n 1] à Moussayah Loumbaya dans la région de Dubréka[2] et mort le 22 décembre 2008[3] à Conakry, est un homme politique guinéen, président de la République de Guinée de 1984 à sa mort en 2008.

D'origine soussou, il intègre l'armée française en 1955, et participe à la guerre d'Algérie. Promu lieutenant, il défend le régime dictatorial d'Ahmed Sékou Touré. Dix ans plus tard, il est élu député du Parti démocratique de Guinée (PDG, parti unique).

Parvenu au grade de colonel, il participe au coup d'État de 1984, une semaine après la mort du « père de l'indépendance de la Guinée », Sékou Touré. La junte, dénommée Comité militaire de redressement national (CMRN), porte Lansana Conté à la tête du pays.

Libéral et nationaliste, il privatise les entreprises publiques, réduit le nombre de fonctionnaires, et dote la Guinée d'une nouvelle Constitution qui autorise le multipartisme. Devenu général, il est officiellement élu président de la République en 1993, et largement reconduit en 1998 et 2003, grâce à une modification constitutionnelle. Malgré les restrictions des libertés et les menaces, l'opposition critique ouvertement ces scrutins, qu'elle estime truqués, et qu'elle boycotte par la suite.

À la fin de sa présidence, alors que la situation économique et sociale continue de se dégrader, Lansana Conté doit affronter plusieurs révoltes, réprimées dans le sang, ce qui le contraint à négocier avec les syndicats[4]. Victime de plusieurs tentatives de renversement et d'assassinat, il décède des suites d'une « longue maladie », après 24 ans de pouvoir sans partage. Sa mort est suivie d'un coup d'État qui renverse la IIe République qu'il avait instaurée.

Origines, formation et carrière militaire[modifier | modifier le code]

Fils d'agriculteur[5], Lansana Conté est issu de l'ethnie des Soussous[6]. Il entre à l'école des enfants de troupe de Bingerville (Côte d'Ivoire) en 1950, puis à celle de Saint-Louis (Sénégal) ; il effectue ensuite ses classes au peloton de Kayes (Mali).

En 1955, il entre dans l'armée française, et est affecté en Algérie pendant la guerre d'indépendance, en 1957[7]. Après son service militaire, il retourne en Guinée, qui est devenue indépendante de la France le 2 octobre 1958 : il intègre alors la nouvelle armée avec le grade de sergent. Transféré au 2e bataillon d'artillerie, il est promu lieutenant en 1965. Le 22 novembre 1970, lorsqu'un groupe d'exilés guinéens envahit le pays à partir de la Guinée portugaise, dans le but de renverser le gouvernement du président Ahmed Sékou Touré, il participe à des opérations visant à défendre la capitale. Après que les forces pro-gouvernementales parviennent à stopper l’invasion, Lansana Conté est promu, le 27 février 1971, au grade de capitaine pour « service rendu à la nation », et jouit de la réputation de militaire courageux[8]. En 1973, il est nommé commandant de la région militaire de Boké (nord-ouest de la Guinée) afin d'aider le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), mouvement de guérilla indépendantiste, dans le pays voisin, la Guinée portugaise.

Chef d'état-major adjoint de l'armée de terre à partir de 1975, puis chef de la délégation guinéenne au cours des négociations censées régler un différend frontalier avec la Guinée-Bissau en 1977, il est élu à l'Assemblée nationale en 1980, sur la liste unique du Parti démocratique de Guinée (PDG). Deux ans plus tard, élu membre du comité central du PDG, il est promu colonel.

Prise de pouvoir[modifier | modifier le code]

Le 26 mars 1984, Ahmed Sékou Touré, le « père de l'indépendance », meurt à Cleveland lors d'une opération cardiaque[9] et l'unique parti de l'époque, le Parti démocratique de Guinée (PDG), sombre dans de violentes querelles de succession.

C'est dans un contexte de déclin et d'incertitudes qu'une semaine plus tard, le 3 avril 1984, un coup d'État militaire dirigé par le colonel Conté renverse le président intérimaire, Louis Lansana Beavogui. La junte, dénommée Comité militaire de redressement national (CMRN)[n 2], porte alors son leader au pouvoir[5], qui est proclamé président de la République deux jours plus tard, alors que vient d'être instituée la IIe République.

Le nouveau chef de l'État dénonce le régime de Sékou Touré s'engage à établir un régime démocratique, à sortir la Guinée de son isolement international et à exploiter les ressources naturelles. Il se pose en défenseur des droits de l'homme en libérant 250 prisonniers politiques, encourageant ainsi le retour d'environ 200 000 Guinéens de l'exil.

C'est ainsi que quelques mois plus tard, Lansana Conté est nommé secrétaire général du Parlement international pour la sécurité et la paix, une organisation intergouvernementale basée en Italie.

Une présidence dictatoriale[modifier | modifier le code]

D'avril 1984 à décembre 1993 : des débuts encourageants[modifier | modifier le code]

Le 22 décembre 1985, dans son discours-programme, il opte pour un libéralisme économique, après 26 ans d'économie centralisée. Il lance de nombreuses réformes : le rétablissement de l'initiative privée, la privatisation de nombreuses entreprises publiques, la dévaluation de la monnaie et le rétablissement du franc guinéen, ainsi que la réduction des dépenses du gouvernement et l'encouragement des investissements étrangers.

Le 3 avril 1990, à l’occasion du sixième anniversaire de l’avènement de la IIe République, Lansana Conté est promu au grade de général de corps d'armée. Dans le même temps, alors qu'une vague démocratique touche l'Afrique, il fait adopter une nouvelle Constitution par référendum le 23 décembre 1990. En 1992, dans le cadre des préparatifs de l'élection présidentielle de l'année suivante, les partis politiques sont officiellement légalisés[5] et douze lois organiques réglementent le statut d'institutions telles que la Cour suprême.

Les mesures annoncées par le nouveau président ne tardent pas à se faire sentir : la croissance économique s'élève à 4,5 % par an et le taux d'inflation ne dépasse pas 5 % du PIB[8].

Le CMRN est dissout le 16 janvier 1991, et est remplacé par le Comité de transition pour le redressement national (CTRN), un organe composé à partie égale de civils et de militaires.

De décembre 1993 à décembre 2003 : la radicalisation du régime[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 1993, Lansana Conté, candidat du Parti de l'unité et du progrès (PUP), est opposé à huit candidats[10], dont Alpha Condé (RPG). Le président sortant l'emporte dès le premier tour de scrutin avec 51,7 % des suffrages[11]. Cette élection est vivement contestée par les partis d'opposition à la suite de la décision de la Cour suprême d'annuler les résultats de deux préfectures où Condé avait obtenu plus de 90 % des voix[12] ; dès lors, le régime en place prend un visage plus radical.

Réélu avec 56,1 % des suffrages en 1998[11], Lansana Conté renoue peu à peu avec les pratiques autoritaires de Sékou Touré, en faisant notamment arrêter de nombreux opposants. En novembre 2001, il soumet à la population un référendum prévoyant une modification constitutionnelle afin qu'il puisse briguer un troisième mandat à la tête du pays. Le référendum, qui réduit la décentralisation et prolonge le mandat présidentiel de deux ans, est adopté par 98,4 % des voix, et est dénoncé par les observateurs internationaux.

Le 30 juin 2002, alors que les principaux partis d'opposition boycottent les élections législatives[8], le parti présidentiel remporte à nouveau la majorité à l’Assemblée nationale, obtenant 61,5 % des suffrages et 85 des 114 sièges à pourvoir.

De décembre 2003 à sa mort : une fin de présidence difficile[modifier | modifier le code]

En décembre 2003, il est réélu avec 95,63 % des suffrages[13],[14] face à un seul adversaire, les autres opposants préférant ne pas participer à un scrutin qu'ils estiment joué d'avance.

Au milieu de l'année 2006, alors que le prix du riz et du carburant est au plus haut, les nombreuses grèves générales et leurs sanglantes répressions, affaiblissent le président guinéen.

En août, Human Rights Watch rend public un rapport de trente pages qui condamne les violations des droits humains en Guinée, en mettant en évidence le vide politique résultant de la maladie du président en cours, et exprimant sa préoccupation quant à l'avenir. Mais en octobre 2006, le général Conté annonce qu'il compte demeurer président jusqu'à la fin de son troisième mandat en 2010, tout en précisant qu'il aime son pays et qu'il le protège contre ses ennemis. Il déclare également qu'il est à la recherche d'un successeur « comme [lui], qui a de l'envergure, patriote, pour diriger la Guinée »[15].

Malgré une nouvelle grève générale commencée le 10 janvier 2007, Lansana Conté s'accroche au pouvoir. Une semaine après, il annonce le limogeage de Fodé Bangoura, ministre d'État aux Affaires présidentielles et numéro deux du régime. Quelques jours plus tard, alors que plusieurs centaines de milliers de citoyens continuent à manifester et que 59 personnes sont mortes de la répression des forces de l'ordre, le général Conté accepte de nommer un Premier ministre de consensus. Il cède aux demandes des centrales syndicales à l'origine de la grève le 26 janvier, et annonce qu'il transférera toutes ses prérogatives de chef du gouvernement au futur Premier ministre, dont il ne révèle pas le nom immédiatement. Le 9 février, il choisit finalement de nommer Eugène Camara, un de ses proches. Mécontents de ce choix, les syndicats et la société civile s'embrasent. Le président cède à la pression, et le 26 février, il nomme Lansana Kouyaté au poste de Premier ministre. Le bilan humain de ce soulèvement est terrible : au moins 186 personnes sont tuées et 1 200 blessées[3].

Le 5 avril 2007, Conté cède le poste de ministre de la Défense nationale qu'il détenait depuis plusieurs semaines au général Arafan Ousmane Camara[16]. Toutefois, le 5 décembre de la même année, un décret de restructuration des ministères accroît un peu plus les pouvoirs du secrétaire général de la présidence de la République, au détriment du Premier ministre.

En mai et juin 2008, des soldats menacent la stabilité du pays en réclamant le paiement des arriérés de leur solde, fragilisant encore un peu plus le régime en place. Cette fois-ci, le bilan s'élève à au moins trois morts et à des dizaines de blessés.

Tentatives de renversement[modifier | modifier le code]

Le 4 juillet 1985, l'ancien Premier ministre Diarra Traoré, un colonel qui a pris part au coup d'État de 1984, tente de s'emparer du pouvoir alors que le président Conté assiste au sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Lomé, au Togo. Mais le peuple et les troupes fidèles à Conté lui témoignent leur soutien par l’écrasement spontané de la rébellion. Au total, 18 personnes perdent la vie[11] et une centaine de militaires, y compris Traoré, sont par la suite exécutés pour leur implication dans l’insurrection.

Une mutinerie militaire éclate les 2 et 3 février 1996 pour non-paiement des salaires. Caché dans les sous-sols du Palais des nations, le président échappe de peu à la mort, alors que l'on bombarde son bureau. Son apparition en public met cependant un terme à la révolte qui a causé plusieurs dizaines de morts.

Le 19 janvier 2005, il est victime d'une nouvelle tentative d'assassinat[17], alors que son cortège revient de l'aéroport de Conakry. Le président, qui n'a pas été blessé, déclare que « Dieu n'avait pas encore décidé que c'était temps qu'[il] meure ».

État de santé et décès[modifier | modifier le code]

Des rumeurs récurrentes le disant mourant circulent dès 2002. Effectivement, au mois de décembre de cette même année, des médecins marocains lui diagnostiquent une leucémie et une forme aiguë de diabète, et lui annoncent qu'il lui reste moins de six mois à vivre[8]. À l'occasion de l'élection présidentielle de 2003, il reconnaît avoir des douleurs aux pieds, et est contraint de voter à bord de sa voiture en raison de sa difficulté à marcher[18].

Début 2006, son état de santé s'aggrave brusquement ; il se rend alors à plusieurs reprises à l'étranger pour se faire hospitaliser[19], et est victime de comas diabétiques à répétition[8]. Lors d'une allocution au cours de l'année 2007, il confirme ses problèmes de santé : « Je suis en train de diminuer », déclare-t-il[16]. Ayant confessé que la maladie le fatiguait depuis longtemps[5], il paraît de plus en plus amaigri.

Conté, gros fumeur[20], souffre également de problèmes cardiaques, est régulièrement absent des réunions internationales[18], ne quitte plus le territoire national lors des dernières années de sa vie[n 3], et ne peut même pas assister aux cérémonies du 50e anniversaire de l'indépendance de la Guinée, le 2 octobre 2008[8].

Le président malade, que l'on dit très mal entouré[21], ne vit plus dans la capitale mais dans un petit village où il cultive des champs de riz[22]. Durant cette période, ce sont ses proches conseillers, régulièrement renouvelés, qui assurent véritablement le pouvoir[22].

Le 23 décembre 2008, Aboubacar Somparé, président de l'Assemblée nationale, annonce à la télévision que le président de la République est décédé la veille à 18h45 (heure GTM), « après une longue maladie »[3], sans préciser la cause exacte de sa mort. Selon lui, Lansana Conté a caché ses souffrances physiques pendant des années, afin de donner le bonheur à la Guinée[23]. Un deuil de 40 jours est alors décrété par le Premier ministre[3].

Quelques heures après sa mort, un groupe d’officiers se présentant sous le nom de Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) annonce à la radio, par le biais de son porte-parole Moussa Dadis Camara, la dissolution du gouvernement et de la Constitution du pays, laissant présumer un coup d'État[24]. En effet, le 24 décembre 2008, Moussa Dadis Camara s'autoproclame président de la République[25].

Les funérailles de Lansana Conté, qualifiées de « grandioses » par la presse[26],[27], se déroulent le 26 décembre 2008 à Conakry, et rassemblent plus de 30 000 personnes, ainsi que plusieurs chefs d'État africains[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lansana Conté estime sa date de naissance à 1934, mais n'a jamais eu de précision.
  2. Le CMRN est composé de 18 membres qui représentent les trois principales tribus du pays.
  3. Son dernier voyage à Paris remonte à 1998, à l'occasion d'un sommet France-Afrique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Lansana Conté profile: Death of an African 'Big Man' », guardian.co.uk, 23 décembre 2008
  2. Lansana Conté sur le site de Radio Kankan.
  3. a, b, c et d « Guinée: décès du président Lansana Conté après 24 ans de règne contesté », AFP, 23 décembre 2008
  4. « Guinée : Lansana Conté attend les propositions des syndicats », afrik.com, 13 janvier 2007
  5. a, b, c et d Portrait de Lansana Conté, sur le site du Nouvel Observateur, 23 juin 2008
  6. « Guinée Conakry : bilan provisoire de la crise Lansana Conté », assemblee-martinique.com, 14 février 2007
  7. « Manifestation sur la Guinée à Grenoble », cnt-f.org, 6 mars 2007
  8. a, b, c, d, e et f « Dossier : vie et mort d’un soldat paysan » sur le site de Jeune Afrique, 23 décembre 2008
  9. « Sékou Touré: Le « non » légendaire », rezoivoire.net, 13 août 2006
  10. (en) Elections in Guinea, africanelections.tripod.com
  11. a, b et c Quid 2005, Michèle et Dominique Frémy, Éditions Robert Laffont.
  12. Pierre Englebert, « Guinea: recent history », dans Africa south of the Sahara, 2006.
  13. « Lansana Conté est resté sourd pendant 24 ans à la détresse de la Guinée », AFP, 23 décembre 2008
  14. « Lansana Conté, 24 ans de pouvoir », 7sur7.be, 23 décembre 2008
  15. Interview accordée à l'AFP et relayée par Guinéenews, 1er novembre 2006
  16. a et b « Guinée : Défense Nationale - "Il y a trop longtemps que j'assume trop de fonctions", dixit Lansana Conté », aminata.com, 6 avril 2007
  17. « Lansana Conté a échappé à un assassinat », grioo.co, 19 janvier 2005
  18. a et b Lansana Conté, sur Bbc.co.uk
  19. « La fin arrive pour le président Lansana Conté », Courrier international, 16 août 2006
  20. « La mort du dictateur déstabilise la Guinée », Ouest-France, 24 décembre 2008
  21. « Affluence aux funérailles de Lansana Conté, président "très mal entouré" » sur le site de Jeune Afrique, 26 décembre 2008
  22. a et b « Guinée: "Les militaires ont un boulevard devant eux" sur le site de 20 minutes, 23 décembre 2008
  23. (en) « Guinea's dictator, Lansana Conte, dies », Associated Press, 23 décembre 2008
  24. « La mort du président Conté plonge la Guinée dans l'inconnu », La Croix, 23 décembre 2008
  25. « Moussa Dadis Camara, leader du coup d'État, s'est autoproclamé président guinéen », La Croix, 25 décembre 2008
  26. « Guinée : funérailles grandioses pour Lansana Conté », Le Figaro, 26 décembre 2008
  27. « Funérailles grandioses pour Conté », Société Radio-Canada, 26 décembre 2008
  28. « Guinée : funérailles du président Conté, la junte reçoit le soutien de Dakar », AFP, 26 décembre 2008

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]