Sékouba Konaté

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Sékouba Konaté
Fonctions
Président de la République de Guinée
(intérim)
4 décembre 200921 décembre 2010
(&&&&&&&&&&&&03821 an, 0 mois et 17 jours)
Premier ministre Jean-Marie Doré
Prédécesseur Moussa Dadis Camara
Successeur Alpha Condé
Biographie
Date de naissance 6 juin 1964 (50 ans)
Lieu de naissance Conakry
Profession Militaire

Sékouba Konaté
Présidents de la République de Guinée

Sékouba Konaté, né le 6 juin 1964 à Conakry, est un militaire et homme d'État guinéen. Général d'armée, il est président de la République par intérim de décembre 2009 à décembre 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

De mère libanaise et de père guinéen de l'ethnie Malinké, il est originaire de Kankan et grandit dans la commune du Kaloum. Il est formé à l'Académie royale militaire de Meknès, au Maroc, et poursuit sa formation en France. En 1996, il suit les cours du Brevet de chef de section Parachutiste à Pau et des cours d'entraînement du 1er degré à Mont-Louis[1]. Il suit ensuite les cours de l'école de Guerre en Chine.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Sékouba Konaté intègre l'armée guinéenne en 1985.

En 1996, il est nommé commandant-adjoint du Détachement des parachutistes à la 2e région militaire de Labé par le président Lansana Conté.

Il gagne en popularité entre 2000 et 2002, lors des actions le long des frontières commune avec le Liberia et lors de la Mission des Nations unies en Sierra Leone (UNAMSIL) en Sierra Leone. Il prend dès lors le surnom de « Tigre »[2].

En 2008, il est nommé commandant du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA, unité d'élite de l'armée guinéenne, basée au camp Alpha Yaya Diallo).

Junte militaire[modifier | modifier le code]

À l'occasion du coup d'État du 23 décembre 2008, il devient général de brigade et ministre de la Défense numéro 2 du Conseil national pour la démocratie et le développement, nom officiel de la junte militaire. À la suite du massacre du 28 septembre 2009, Sékouba Konaté semble prendre ses distances avec Dadis Camara[3], et essaye d'arrêter Aboubacar Diakité[4], estimé responsable du massacre, mais il en aurait été empêché par Moussa Dadis Camara lui-même.

Le 3 décembre 2009, alors que Sékouba Konaté est en voyage au Liban, Aboubacar Diakité ouvre le feu sur Moussa Dadis Camara et le blesse grièvement. Ce dernier est alors hospitalisé au Maroc et Sékouba Konaté devient l'homme fort du régime[5].

Président de transition[modifier | modifier le code]

Alors que Dadis Camara est en exil au Burkina Faso, Sékouba Konaté, devenu président de la transition, à la suite de la déclaration de Ouagadougou; organise l'élection présidentielle guinéenne de 2010. Les résultats du premier tour sont contestés, notamment au niveau de la constitution des listes électorales, après quoi le second tour est reporté. Pour la première fois dans l'histoire, des élections dans le monde; on prend quatre mois pour organiser le second tour; entre temps, sur fond de heurts entre les partisans de Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, Sékouba Konaté incite les deux candidats du second tour à former un gouvernement d'union nationale[6].

Sékouba Konaté indique en décembre 2010 que la transition est terminée et que l'investiture d'Alpha Condé, premier président élu démocratiquement, marque « le retour à l'ordre constitutionnel ». Il quitte alors la Guinée pour se rendre à Addis-Abeba (Éthiopie), où se trouve le siège de l'Union africaine. Il prend ainsi ses fonctions de haut-représentant pour l'opérationnalisation de la Force africaine en attente et de responsable de la planification et de la gestion stratégiques des opérations de soutien à la paix de l'UA, auquel l'a nommé le 6 décembre Jean Ping[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]