Langues du Canada

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Il existe plusieurs langues parlées au Canada.

Les deux langues officielles du Canada sont l'anglais et le français. Le 7 juillet 1969, après l'adoption de la loi sur les langues officielles, la langue française a été rendue proportionnée à l'anglais dans tout le gouvernement fédéral. Ce processus a mené à un Canada se redéfinissant comme un pays bilingue et multiculturel. Selon le recensement 2001, les anglophones et francophones représentent environ 59,3 % et 22,9 % de la population. La troisième langue la plus parlée au Canada est le chinois[1].

Recensement de 2006[modifier | modifier le code]

Province/Territoire Population totale Anglais % Français % Autres langues % Langue(s)
Flag of Ontario.svg Ontario[2] 12 028 895 8 230 705 68,42 % 567 935 4,72 % 3 134 045 26,05 % Anglais de facto
Flag of Quebec.svg Québec[2] 7 435 900 575 560 7,74 % 6 085 152 79,04 % 886 280 11,91 % Français
Flag of British Columbia.svg Colombie-Britannique[2] 4 074 385 2 875 775 70,50 % 54 740 1,34 % 1 091 530 26,79 % Anglais de facto
Flag of Alberta.svg Alberta[2] 3 256 360 2 576 665 79,12 % 61 225 1,88 % 583 525 17,91 % Anglais
Flag of Manitoba.svg Manitoba[2] 1 133 515 838 415 73,90 % 43 960 3,87 % 236 315 20,84 % Anglais
Flag of Saskatchewan.svg Saskatchewan[2] 953 845 811 730 85,10 % 16 055 1,68 % 118 465 12,41 % Anglais
Flag of Nova Scotia.svg Nouvelle-Écosse[2] 903 090 832 105 92,13 % 32 540 3,60 % 34 620 3,83 % Anglais de facto
Flag of New Brunswick.svg Nouveau-Brunswick[2] 719 650 463 190 64,36 % 232 980 32,37 % 18 320 2,54 % Anglais, Français
Flag of Newfoundland and Labrador.svg Terre-Neuve-et-Labrador[2] 500 610 488 405 97,56 % 1 885 0,37 % 9 540 1,90 % Anglais de facto
Flag of Prince Edward Island.svg Île-du-Prince-Édouard[2] 134 205 125 265 93,33 % 2 755 3,98 % 2 960 2,20 % Anglais de facto
Flag of the Northwest Territories.svg Territoires du Nord-Ouest[2] 41 055 31 545 76,83 % 970 2,36 % 8 160 19,87 % Anglais, Français, Autres langues autochtones
Flag of Yukon.svg Yukon[2] 30 195 25 655 84,96 % 1 105 3,65 % 3 180 10,53 % Anglais, Français
Flag of Nunavut.svg Nunavut[2] 29 325 7 765 26,47 % 370 1,26 % 20 885 71,21 % Anglais, Français, Inuit
Flag of Canada.svg Canada 31 241 030 17 882 775 57,24 % 6 817 655 21,82 % 6 147 840 19,67 % Anglais, Français

Situation du français et de l'anglais en Ontario[modifier | modifier le code]

Le français en Ontario ne cesse d'augmenter en nombre absolu mais était en train de diminuer (comme l'anglais) en pourcentage de la population totale, cependant en 2009 les immigrants internationaux francophones ont fait augmenter considérablement le nombre de francophones en Ontario, ce qui fait augmenter sensiblement le nombre de francophones en pourcentage total de la population pour la première fois depuis les années 1960.

  • 1996[3] : 441 675 en augmentation (4,10 %) en diminution
  • 2001[4] : 485 630 en augmentation (4,25 %) en augmentation
  • 2006[5] : 488 815 en augmentation (4,06 %) en diminution
  • 2009[6] : 580 000 en augmentation (4,50 %) en augmentation

Les anglophones quant à eux n'ont cessé de chuter en population relative.

  • 1996 : 7 825 770 en augmentation (72,77 %) en diminution
  • 2001 : 7 965 225 en augmentation (69,80 %) en diminution
  • 2006 : 8 230 705 en augmentation (68,42 %) en diminution
  • 2009 : 8 400 000 en augmentation (64,62 %) en diminution

Situation linguistique au Nouveau-Brunswick[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990-2000 les villes se francisent, par exemple la ville d'Edmundston, qui est passée de 89 % de francophones en 1996 à 93,4 % en 2006, la ville de Moncton (de 30,4 % en 1996 à 33 % en 2006), la ville de Tracadie-Sheila (de 94 % en 1996 à 96 % en 2006), Dalhousie (de 42,5 % à 49,5 %) et Dieppe (de 71,1 % en 1996 à 74,2 % en 2006). Certaines villes sont devenues majoritairement francophones, comme Bathurst, qui est passée de 44,6 % de francophones en 1996 à 50,5 % en 2006, ou alors Campbellton, qui est passée de 47 % en 1996 à 55 % en 2006[7],[8],[9].

Le nombre de francophones a augmenté de 12,4 % au Nouveau-Brunswick entre 1961 et 2001[10].

On remarque aussi que la connaissance du français augmente énormément dans les régions à majorité anglophone comme dans la région de Westmorland, qui passe de 44 % à 55 %. Mais la région ayant subi la plus forte francisation est le comté d'Albert, en 1951 seulement 1 % de la population connaissaient le français, alors qu’en 2001 cette proportion est de 23 %[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Langues », sur statcan.gc.ca, Statistique Canada (consulté le 20 janvier 2013)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2006/dp-pd/hlt/97-555/T401-fra.cfm?Lang=F&T=401&GH=4&GF=0&G5=0&SC=1&RPP=100&SR=1&S=1&O=D&D1=1
  3. http://www12.statcan.ca/english/Profil/Details/details1pop.cfm?SEARCH=BEGINS&PSGC=35&SGC=3520004&A=&LANG=F&Province=All&PlaceName=Ontario&CSDNAME=Toronto&CMA=535&SEARCH=BEGINS&DataType=1&TypeNameF=Cit%C3%A9&ID=7193
  4. http://www12.statcan.ca/francais/census01/products/standard/prprofile/prprofile.cfm?G=35
  5. http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2006/dp-pd/hlt/97-555/T401-fra.cfm?Lang=F&T=401&GH=4&SC=1&S=99&O=A
  6. http://news.ontario.ca/ofa/fr/2009/06/redefinition-de-la-population-francophone.html
  7. (fr) « Statistiques du Canada 1996 (site officiel) : Ottawa - Gatineau, Terre-Neuve-et-Labrador », sur www12.statcan.gc.ca (consulté le 27 mai 2010) - Statistiques du Canada 1996 (site officiel)
  8. (fr) « Statistiques du Canada 2001 (site officiel) : Edmundston  ; Nouveau-Brunswick », sur www12.statcan.gc.ca (consulté le 27 mai 2010)
  9. (fr) « Statistiques du Canada 2006 (site officiel) : Edmundston ; Nouveau-Brunswick », sur www12.statcan.gc.ca (consulté le 27 mai 2010)
  10. (fr) « Acadie contemporaine », sur www.thecanadianencyclopedia.com (consulté le 27 mai 2010) Marc L. Johnson et André Leclerc, sur L'encyclopédie canadienne.
  11. (fr) Conférences « Vision 20/20 » Congrès mondial acadien Université Saint-Anne Pointe-de-l’Église, N.-É. 2 août 2004 : Francisation du sud-est du Nouveau-Brunswick