Léopold Eyharts

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Officier général francais 2 etoiles.svg Léopold Eyharts
Image illustrative de l'article Léopold Eyharts

Nationalité Drapeau de France Français
Naissance (56 ans)
Biarritz, (France)
Grade Général de brigade
Temps total passé dans l’espace 68 j 21 h 31 min
Mission Soyouz TM-27
STS-122
Insigne Soyouz TM-27STS-122

Léopold, Pierre, Paul Eyharts, né le (56 ans) à Biarritz, est un spationaute français de l'Agence spatiale européenne (ESA), pilote et officier de l'armée de l'air. Il est considéré comme un des plus grands par ses pairs.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Ancien élève du lycée Villa Pia à Bayonne et du lycée Louis-Barthou de Pau, il rejoint l'École de l'Air de Salon-de-Provence en 1977 et reçoit un diplôme d'ingénieur aéronautique en 1979. En 1980, il est breveté pilote de chasse et est affecté à la 7e escadre de chasse sur Jaguar basé sur la base aérienne d'Istres (France). En 1985, il devient commandant de l'escadrille SPA 77 du 1/7 Provence basé à Saint-Dizier.

En 1988, il obtient le diplôme de pilote d'essai de l'école française de pilote d'essai (EPNER) et est affecté au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge près de Paris. Il vole alors sur différents types d'avions civils et militaires, comprenant le Mirage 2000, l'Alpha Jet, le Mirage III, la Caravelle, le C-160 Transall principalement impliqué dans le radar et les essais d'équipement.

Il totalise 3 800 heures de vol en tant que pilote de combat et d'essai sur 50 types d'avion différents, 21 sauts en parachute dont une éjection (qui lui a sauvé la vie, in extremis, sur Jaguar, lorsqu'il était à Istres).

Il est aujourd'hui général de brigade aérienne.

Activités de spationaute[modifier | modifier le code]

En 1990, Léopold Eyharts est choisi en tant que spationaute par le CNES et assigné pour soutenir le programme d'avion spatial Hermès à Toulouse.

Il devient l'un des pilotes d'essai responsable du programme de vols paraboliques du CNES, un avion expérimental (Caravelle) parvenu par le centre d'essai de vol de Brétigny-sur-Orge pour fournir un laboratoire de microgravité à la communauté scientifique. En 1994, il devient responsable des essais en vol parabolique du remplaçant de la Caravelle, un Airbus A300 ZERO-G qui devient opérationnel en 1995.

En 1992, Eyharts participe au deuxième choix d'astronaute de l'Agence spatiale européenne. Puis, la même année, il participe à une évaluation de l'ESA de la formation russe sur la navette spatiale Bourane à Moscou, où il vole dans le simulateur en vol de Buran du Tupolev 154.

Il participe également à deux cours de formation additionnels de vol spatial de court-durée au centre de formation des cosmonautes russes « Youri Gagarine » à Moscou : le premier durant six semaines en 1991 et le second, deux semaines en 1993.

Eyharts est assigné à la pleine formation de vol spatial en janvier 1995. Il est désigné en 1994 spationaute-suppléant pour la mission spatiale franco-russe Cassiopée, qui a eu lieu en août 1996.

Premier vol vers la station MIR[modifier | modifier le code]

Il participe à un premier vol à bord de Soyouz TM-27, le . Il est le cosmonaute principal pour la mission d'espace scientifique de la suite CNES appelée Pégase. Il rejoint la station spatiale Mir en février 1998. Pendant sa mission de trois semaines, il réalise diverses expériences françaises dans les secteurs de la recherche médicale, de la neurologie, de la biologie, de la physique liquide et de la technologie. Cette première mission dure 20 jours, 18 heures et 20 minutes.

Second vol vers la station internationale[modifier | modifier le code]

Équipage de la mission STS-122.
Illustration de la station ISS après la mission STS-122, après la mise en place du module Colombus.

En août 1998, Eyharts est assigné par l'Agence spatiale européenne à l'entraînement au centre spatial Johnson de la NASA à Houston, au Texas. Il travaille sur des projets concernant l'ISS.

Il part le , à bord de la navette Atlantis, lors de la mission STS-122 (initialement prévue le 6 décembre 2007 ), vers la station spatiale internationale, où il rejoint l'expédition 16 de l'ISS. Sa mission est essentiellement l'installation du laboratoire européen Columbus, dans lequel il est le premier à pénétrer, après avoir prononcé ces mots :

« Nous avons une pensée spéciale, à ce moment, pour toutes les personnes en Europe et aux États-Unis qui ont contribué à la réalisation de Columbus. Je veux parler des agences spatiales, de l'industrie mais aussi de tous les citoyens qui soutiennent le vol spatial. Je suis très fier d'être ici et d'entrer pour la première fois dans Columbus[1]. »

Il revient sur Terre avec la mission STS-123 dans la navette Endeavour. Son vol a duré 48 jours 4 heures et 54 secondes[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Léopold Eyharts donne une conférence dans une école de Vincennes le 12 décembre 2009

Léopold Eyharts est décoré de la Légion d'honneur[3], de l'Ordre national du Mérite et de la Médaille d’Outre-Mer. Il a également reçu la médaille russe de l'Amitié et du Courage.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Blog de Colombus sur le site de l'ESA
  2. NASA
  3. Journal officiel du 8 juillet 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]

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