John Broadus Watson

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John Broadus Watson

Description de l'image  John Broadus Watson.JPG.
Biographie
Naissance
Greenville
Décès (à 80 ans)
New York
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Vie universitaire
Formation Doctorat (université de Chicago)
Auteurs associés
Détracteurs Chomsky
Partisans Burrhus F. Skinner

Principaux travaux

Le Conditionnement (psychologie)
Behaviorisme

John Broadus Watson (1878-1958) est un psychologue américain, fondateur du béhaviorisme. Voulant faire de la psychologie une science objective, il défend l'idée que celle-ci doit se cantonner à l'étude rigoureuse des comportements (behavior en anglais américain) observables tels qu'ils se produisent en réponse à un stimulus défini en excluant tout recours à l'introspection. Watson accorde ainsi une place centrale aux phénomènes d'apprentissage et notamment d'association stimulus-réponse, dans le droit fil des travaux de Pavlov. Convaincu par l'intérêt de l'approche behavioriste pour les applications de la psychologie, les recherches de Watson se portent sur l'étude du comportement animal, la publicité et l'éducation des enfants, notamment à travers l'expérience très controversée dite « du petit Albert » (du nom donné à l'enfant sur lequel il testa les théories béhavioristes).

Influence de Thorndike[modifier | modifier le code]

John B. Watson fut également très intéressé par les travaux de Edward Thorndike, notamment les deux lois de l’apprentissage par essai-erreur : la loi de l’exercice, et la loi de l’effet. La loi de l’exercice suppose que le comportement devient de plus en plus automatique si la réponse est stable. La loi de l’effet suppose que si l’effet du comportement apporte du plaisir, celui-ci sera renforcé. Watson ne gardait que l'aspect technique, et a supprimé tout aspect humanisant ou émotionnel, tel que « le chat ressent du plaisir à faire ceci ». Rejeter l'aspect humanisant a son importance, puisque le courant comportementaliste (béhaviorisme) qu'il aura lancé suppose que tous les comportements peuvent être expliqués sans impliquer la conscience. Il disait par ailleurs de la pensée, dans son célèbre livre, La psychologie telle qu'un behavioriste la voit, qu'elle n'est « qu’un langage silencieux, et ce langage silencieux n’est qu’un mouvement des langues et de la corde vocale ».

L'expérience du petit Albert[modifier | modifier le code]

Son expérience la plus célèbre et la plus controversée fut l'expérience dite « du petit Albert » qu'il mit au point avec son assistante Rosalie Rayner (laquelle deviendra sa femme). L'expérience avait pour but de conditionner (c'est-à-dire apprendre à) un bébé de sorte qu'il ait peur d'un rat blanc, qu'il ne craignait pas du tout au préalable. Pour ce faire, il a repris la théorie du conditionnement simple de Ivan Pavlov, issue d'études sur les animaux. La méthode était la suivante : Watson présentait le rat au petit Albert, et à chaque fois qu'il le touche, l'expert produit un son violent, effrayant l'enfant en frappant une barre métallique avec un marteau. Au bout de quelques répétitions, le petit Albert finit par avoir peur du rat, rien qu'en le voyant. Il a associé le rat au bruit effrayant. Les expérimentateurs auront constaté également que le conditionnement s'est généralisé à d'autres objets (lapin, chien…). Albert avait développé une peur de ce qui se rapprochait du rat (fourrure, autre animal…). Watson a ainsi pu prouver que le conditionnement simple, qui n'était observé que chez les animaux, pouvait également s'appliquer aux humains. Watson n'a pas déconditionné le petit Albert car celui-ci fut retiré par sa mère avant la fin de l'expérience.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]