John Broadus Watson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Watson.

John Broadus Watson

Description de l'image  John Broadus Watson.JPG.
Biographie
Naissance 9 janvier 1878
à Greenville
Décès 25 septembre 1958 (à 80 ans)
à New York
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Vie universitaire
Formation Doctorat (université de Chicago)
Auteurs associés
Détracteurs Chomsky
Partisans Burrhus F. Skinner

Principaux travaux

Le Conditionnement (psychologie)
Behaviorisme

John Broadus Watson (1878-1958) est un psychologue américain, fondateur du béhaviorisme.

Il veut faire de la psychologie une science objective. Pour lui, l'objet de la psychologie est l'étude rigoureuse des comportements observables, la réponse à un stimulus défini où l'introspection est exclue. Il considère les objets de cette science comme l'étude du couple stimulus-réponse et l'adaptation à une situation déterminée. Selon lui, tous les comportements sont le fruit de l'apprentissage (conditionnement). Il sera tombé sur les travaux du russe Ivan Pavlov sur le conditionnement. Il a cherché à appliquer ses découvertes, qui étaient effectués sur des animaux, sur les humains, ce qui l'a entraîné à effectuer des recherches sur le comportement des enfants.

Sommaire

Influence de Thorndike [modifier]

Il a également été très intéressé par les travaux de Edward Thorndike. Ce qui intéressait Watson dans ses travaux, c’étaient les deux lois de l’apprentissage par essai-erreur : la loi de l’exercice, et la loi de l’effet. La loi de l’exercice suppose que le comportement devient de plus en plus automatique si la réponse est stable. La loi de l’effet suppose que si l’effet du comportement apporte du plaisir, celui-ci sera renforcé. Watson ne gardait que l'aspect technique, et a supprimé tout aspect humanisant ou émotionnel, tel que « le chat ressent du plaisir à faire ceci ». Rejeter l'aspect humanisant a son importance, puisque le courant comportementaliste (béhaviorisme) qu'il aura lancé suppose que tous les comportements peuvent être expliqués sans impliquer la conscience. Il disait par ailleurs de la pensée, dans son célèbre livre, La psychologie telle qu'un behavioriste la voit, qu'elle n'est « qu’un langage silencieux, et ce langage silencieux n’est qu’un mouvement des langues et de la corde vocale ».

L'expérience du petit Albert [modifier]

Son expérience la plus célèbre fut l'expérience du petit Albert (qu'il a mise au point avec son assistante Rosalie Rayner qui deviendra par la suite sa femme). L'expérience avait pour but de conditionner (c'est-à-dire apprendre à) un bébé de sorte qu'il ait peur d'un rat blanc, qu'il ne craignait pas du tout au préalable. Pour ce faire, il a repris la théorie du conditionnement simple de Ivan Pavlov, issue d'études sur les animaux. La méthode était la suivante : Watson présentait le rat au petit Albert, et à chaque fois qu'il le touche, l'expert produit un son violent, effrayant l'enfant en frappant une barre métallique avec un marteau. Au bout de quelques répétitions, le petit Albert finit par avoir peur du rat, rien qu'en le voyant. Il a associé le rat au bruit effrayant. Les expérimentateurs auront constaté également que le conditionnement s'est généralisé à d'autres objets (lapin, chien…). Albert avait développé une peur de ce qui se rapprochait du rat (fourrure, autre animal…). Watson a ainsi pu prouver que le conditionnement simple, qui n'était observé que chez les animaux, pouvait également s'appliquer aux humains. Watson n'a pas déconditionné le petit Albert car celui-ci fut retiré par sa mère avant la fin de l'expérience.

Liens externes [modifier]

Voir aussi [modifier]