George Armitage Miller

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George Armitage Miller né à Charleston, en Virginie-Occidentale, le 3 février 1920 et mort à Plainsboro, dans le New Jersey, le 22 juillet 2012, est un psychologue américain, qui fut professeur de psychologie à l'université de Princeton à partir de 1979.

Ses travaux de recherche ont contribué à fonder la psychologie cognitive. Il est ainsi connu pour avoir mis en évidence que les capacités cognitives humaines de traitement de l'information sont limités à « sept plus ou moins deux » éléments. George Miller a aussi travaillé sur le langage, et notamment la modélisation de la sémantique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence en linguistique de l'université de l'Alabama, il se forme à la psychologie sous l'impulsion d'un professeur qui lui demande d'assurer les cours de premiers cycles. Pendant la guerre, il mena à Harvard des recherches secrètes pour l'armée.

Au cours de sa carrière, il a enseigné à l'université Rockefeller, au Massachusetts Institute of Technology et à l'université Harvard où il dirigeait le département de psychologie. Il a été chargé de recherche à l'université d'Oxford et président de l'Association américaine de psychologie.

Recherche[modifier | modifier le code]

Les travaux de George A. Miller les plus connus sont ses recherches portant sur les limites de la cognition humaine. Ces résultats publiés dès 1956 dans un article scientifique resté célèbre, The Magical Number Seven, Plus or Minus Two[1] (Sept, le nombre magique plus ou moins deux), qui établit que le nombre sept correspond approximativement au nombre maximal d'éléments qu'est capable de traiter l'esprit humain. Les expériences rapportées par Miller concernent par exemple le nombre de stimuli (sons, objets visuels) qu'on est capable de percevoir simultanément, ou encore le nombre d'éléments qu'on est capable de mémoriser à court-terme (aussi appelé empan mnésique) qui semble relativement indépendant de la nature des éléments à mémoriser, qu'il s'agisse d'une série de mots, de lettres, de nombres, ou de n'importe quel type d'items familiers. Dans cette publication, Miller ne se prononce pas sur l'origine de cette limitation et pourquoi elle est égale à 7 unités soit 2.5 bits pour de nombreux processus psychologiques, d'après lui cela pourrait n'être qu'une « coïncidence Pythagoricienne ».

En 1960, Miller fonde le Centre des études cognitives à Harvard avec Jerome Bruner, dont les recherches portent sur l'apprentissage. Il rejoint ensuite l'université Rockefeller en 1968.

Miller a posé les bases et supervise le développement de Wordnet, un réseau sémantique de l'anglais, largement utilisé en traitement automatique des langues.

En 1991, Miller a reçu la médaille nationale américaine de la science.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Langage et communication (Language and Communication), traduit de l'anglais par Colette Thomas, Presses universitaires de France, 1956 ; réédition Centre d'étude et de promotion de la lecture, 1973
  • Avec Noam Chomsky, L'Analyse formelle des langues naturelles, Paris, Gauthier-Villars, 1968 ; Paris, La Haye : Mouton, 1971. [lire en ligne] [PDF]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. George A. Miller. The Magical Number Seven, Plus or Minus Two: Some Limits on our Capacity for Processing Information. The Psychological Review, 1956, vol. 63, Issue 2, pp. 81-97. PMID: 13310704