Harry Winston

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Harry Winston

Alias
The King of Diamonds
Naissance 1er mars 1896
Ukraine
Décès 28 décembre 1978 (à 82 ans)
New York
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Pays de résidence Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Joaillier

Harry Winston, né le 1er mars 1896 en Ukraine, décédé le 28 décembre 1978 à New York, est un joaillier américain. Il est parfois surnommé The King of Diamonds, « le roi des diamants ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès son enfance, Harry Winston travaille dans la petite bijouterie ouverte à New York par son père, Jacob, un émigrant ukrainien arrivé aux États-Unis au début du XXe siècle avec sa famille. Une légende tenace raconte qu'à 12 ans, le jeune Harry reconnaît une émeraude de deux carats dans la boutique d'un prêteur sur gage, l'achète 25 cents et la revend 800 dollars dans la boutique de son père[1]. Toute sa vie, il éprouvera un attrait profond pour les pierres précieuses, au point de garder ses acquisitions dans les poches pour les toucher. De nombreux diamants célèbres sont passés entre ses mains, ce qui lui a valu le surnom de The King of Diamonds, « le roi des diamants ».

Il crée son entreprise Harry Winston Inc. en 1932. Son premier achat important est la collection de bijoux de Arabella Huntington, décédée en 1929 et veuve du magnat des chemins de fer Henry Huntington. Ces bijoux sont démodés mais proviennent de la haute joaillerie parisienne, notamment Cartier, et leurs pierres sont de grande qualité. Harry Winston les remonte de façon moins rigide, tout à fait nouvelle à New York pour l'époque. Il présente en particulier des colliers souples sur mailles de platine, ondulant avec les mouvements de la personne qui les porte. Sa réputation est établie.

Durant toute la période de la Grande Dépression, Harry Winston tient à lui seul à flot l'industrie du diamant à New York. À compter des années cinquante, son pouvoir d'achat sur le marché du diamant est considérable : il rivalise avec le géant du diamant qu'est la De Beers[2].

Harry Winston fournit la plupart des membres de la haute société internationale, de la duchesse de Windsor à la maharanée de Jaipur, en passant par de nombreux milliardaires américains tels les Rockefeller. Aujourd'hui fort connu du grand public américain, il apparaît comme le joaillier des stars hollywoodiennes lors de cérémonies comme la remise des Oscars : Gwyneth Paltrow, Halle Berry, Glenn Close, Juliette Binoche, Sharon Stone et bien d'autres ont été photographiées portant des bijoux Harry Winston. Cependant, les pièces présentées à ces occasions sont en général prêtées aux vedettes[3]. La clientèle actuelle de Harry Winston se compose plutôt de personnalités du Golfe et du Moyen-Orient.

Symbolique du nom[modifier | modifier le code]

La façade de la boutique Harry Winston, 5e avenue, New York.

Aux États-Unis beaucoup plus qu'en France, la marque Harry Winston est devenue une expression courante pour désigner une ambiance de luxe et d'argent. Au point que le pouvoir évocateur de ce nom est souvent utilisé dans des œuvres de fiction.

En 1953, dans le film Gentlemen Prefer Blondes (Les hommes préfèrent les blondes), la chanson « Diamonds are a Girl's Best Friend » chantée par Marilyn Monroe, inclut la phrase suivante : « Talk to me, Harry Winston, tell me all about it[4] ».

Plus récemment, la romancière américaine Lauren Weisberger a publié en 2008 Chasing Harry Winston (en français, « à la poursuite de Harry Winston ») où, dans l'intrigue de ce roman consacré au luxe, la maison de joaillerie tient cependant une place tout à fait mineure. Le public français étant moins réceptif, le titre français n'a pas conservé cette allusion au joaillier[5].

Diamants importants[modifier | modifier le code]

Nombre de diamants historiques sont passés entre les mains de Harry Winston. Il en a offert deux à la Smithsonian Institution de Washington : le Hope[6] et l'Oppenheimer. Outre ces deux pièces, on peut citer parmi les plus connues :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fashion Influential, 100 Most Influential People in Fashion
  2. New York Magazine
  3. The Ultimate Guide to Celebrities & Hollywood
  4. « Parle-moi, Harry Winston, dis-moi tout là-dessus. »
  5. Lauren Weisberger, Sexe, diamants et plus si affinités, Pocket 13888, Paris 2008 - ISBN 2266189662.
  6. Notice du Hope au Smithsonian Institute

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]