Fighter (film, 2010)

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Fighter

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Titre québécois Le coup de grâce
Titre original The Fighter
Réalisation David O. Russell
Scénario Scott Silver
Paul Tamasy
Eric Johnson
Histoire
Paul Tamasy
Eric Johnson
Keith Dorrington
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandeville Films
Relativity Media
The Weinstein Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 2010
Durée 115 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Fighter[1] ou Le coup de grâce au Québec (The Fighter) est un film dramatique américain réalisé par David O. Russell sorti en salles le 10 décembre 2010 de façon limitée puis le 17 décembre 2010 sur l'ensemble du territoire aux États-Unis et le 9 mars 2011 en France.

Le film est basé sur une histoire vraie, celle du boxeur américain Micky Ward.

Synopsis[modifier | modifier le code]

1993, Lowell, dans le Massachusetts. Micky Ward est un boxeur poids mi-moyen d'origine irlandaise issu d'une famille d'ouvriers composée de ses sœurs et de son demi-frère, Dickie. Sa mère Alice gère maladroitement sa carrière, tandis que Dickie est son entraineur. Mais la carrière de Micky stagne, enchainant les défaites. De plus, Dickie, qui fut un boxeur ayant connu son moment de gloire en 1978 lors d'un combat contre Sugar Ray Leonard, a sombré dans la drogue.

La nuit d'un combat à Atlantic City, Micky apprend que son adversaire, malade, est remplacé par un autre boxeur, mais qui n'est pas de même catégorie. Malgré sa réserve, sa mère et son demi-frère acceptent le combat. Battu à plate couture, le jeune boxeur se sent frustré et décide de mettre un terme à sa carrière. Il entame une relation amoureuse avec Charlène Fleming, ancienne athlète universitaire qui a abandonné avant de devenir barmaid. Cette jeune femme au caractère bien trempé va l'aider à s'affranchir de l'influence négative de sa mère et de ses sœurs envahissantes, mais également de son demi-frère, qui va faire un séjour en prison…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, la fiche technique est établie à partir d'IMDb[2].

Distribution[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, la liste de la distribution est établie à partir d'IMDb[2]

Sources et légende : version française (VF) sur RS Doublage[4] et AlloDoublage[5], version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[6]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du film[modifier | modifier le code]

Mark Wahlberg, interprète de Micky Ward et producteur du film.

En 2003, Scout Productions a obtenu les droits pour faire un film sur Micky Ward et Dicky Eklund. Eric Johnson et Paul Tamasy furent engagés pour écrire le scénario[7], qui sera réécrit par Lewis Colick (en)[8]. En 2005, Mark Wahlberg rejoint le projet, avec comme intention de faire un récit équitable de la vie du boxeur[9]. Paramount Pictures, distributeur du film aux États-Unis engage Paul Attanasio afin de réécrire le script de Colick dans une tentative de mettre l'accent sur les thèmes de la fraternité et de la rédemption. Dans l'espoir de commencer le tournage dans le Massachusetts en juin 2007, Wahlberg a fait lire le scénario à Martin Scorsese, espérant que le réalisateur le mettrait en scène, mais celui-ci déclina l'offre, bien que le comédien ait cité Raging Bull comme référence pour Fighter. Scorsese ne souhaitait pas réaliser un autre film sur la boxe[10].

Darren Aronofsky est embauché en mars 2007 pour réaliser le long-métrage[11], avec une réécriture du script par Scott Silver six mois plus tard.

La production pour le tournage doit débuter en octobre 2008[12], Christian Bale est engagé pour remplacer Brad Pitt[12]. À cette époque, Aronfosky a délaissé la réalisation du projet au profit d'un remake de RoboCop pour la Metro Goldwyn Mayer aujourd'hui abandonné[13], puis pour Black Swan[14].

Wahlberg et Bale choisissent David O. Russell pour réaliser le film en remplacement d'Aronofsky. Wahlberg avait déjà tourné sous la direction de Russell pour Les Rois du désert et J'adore Huckabees[12]. Cependant, Aronofsky reste attaché au projet comme producteur exécutif pour ses contributions et est très enthousiaste que David O. Russell soit le réalisateur[14].

En avril 2009, Relativity Media finance entièrement Fighter[15], la vente des droits internationaux de distribution allant à The Weinstein Company un mois plus tard[16] .

Casting[modifier | modifier le code]

Christian Bale, interprète de Dickie Eklund.

Mark Wahlberg, également producteur du film et attaché au projet de film concernant Micky Ward, est désigné pour interpréter le rôle du boxeur surnommé le Tonnerre irlandais, pour son amitié avec le boxeur, mais aussi sur la similarité de leur éducation dans la classe ouvrière du Massachusetts[17]. Bien avant que le tournage du film ne débute, l'acteur a emmené son entraineur sportif avec lui sur ses autres films et a travaillé sans relâche[18].

« Je me levais très souvent à quatre heures du matin pour transpirer deux heures à la salle de gym, prendre une douche, et ensuite jouer dans un film tout en renfilant les gants dans ma caravane entre les prises. […] Chaque jour, je m’entrainais pour devenir Micky Ward. Je savais quel genre d’attentes avait Micky, et les miennes étaient aussi élevées. Je voulais être crédible dans tous les aspects du rôle, y compris sur le ring. Je ne voulais pas compter sur le montage ou la chorégraphie. Je voulais jouer le rôle pour de vrai. »

— Mark Wahlberg, interprète de Micky Ward[18].

L'acteur britannique Christian Bale, choisi pour incarner le demi-frère de Micky, Dickie Eklund, un ancien boxeur devenu accro à la drogue.

« Dicky est un sacré personnage. Il avait un talent extraordinaire dont il n’a pas pris toute la mesure, mais il était aussi attiré par les extrêmes. Il a connu des hauts spectaculaires et des bas dramatiques. Dicky était naturellement doué, à tel point qu’il était capable de boire toute la nuit puis de sauter sur le ring au petit matin. Avec le temps, cela a fini par le rattraper, et exprimer tout son potentiel est devenu pour lui de plus en plus difficile. Il aurait pu devenir un très grand champion, mais malgré tous ses déboires il a toujours gardé un cœur grand comme ça. »

— Christian Bale, interprète de Dickie Eklund[19].

Pour préparer son rôle, Bale a réduit son régime alimentaire et a perdu vingt kilos[20], ce qu'il avait déjà fait auparavant pour The Machinist, dans lequel il avait perdu jusqu'à vingt-huit kilos[21]. Il a également pris un accent de Boston pour pouvoir incarner Dickie[12].

Amy Adams, interprète de Charlene Fleming.

Le personnage de Charlene Fleming, barmaid et petite amie de Micky Ward, le rôle fut attribué à Amy Adams. Connue pour avoir joué des rôles de femmes candides et optimistes (Junebug et Doute, pour lesquels elle fut nommé à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 2006 et 2009, mais également Il était une fois), elle a accepté de jouer dans le film pour pouvoir travailler avec Russell[22].

« J’ai rencontré David sur un autre film et je lui avais dit que je voulais absolument travailler avec lui. Quand il m’a téléphoné et m’a offert ce rôle, il m’a suffi de lire une scène pour savoir que je devais jouer Charlene. »

— Amy Adams, interprète de Charlene Fleming[22]

De plus, l'actrice était ravie de se voir proposer un rôle très différent, une barmaid culottée, dure et déterminée qui sait qui elle est, disant ce qu’elle pense et n’a pas peur de donner quelques coups de poing, de ce qu'elle jouait auparavant[22]. Elle a également, selon Russell, « changé le ton de sa voix » et que lorsqu'elle a joué Charlene, l'actrice, qui en temps normal est une personne chaleureuse, « elle a arrêté de sourire et elle est devenue plus froide[22]. »

« Un jour, je lui ai demandé ce qui n’allait pas, et elle m’a répondu : « Rien. Je suis juste dans mon personnage. » Elle était constamment dans la peau de Charlene. Elle était incroyable. Son personnage est devenu très fort et intimidant – une fille pleine d’assurance qui a gâché pas mal d’occasions dans sa vie, mais qui a appris de ses erreurs »

— David O. Russell, réalisateur du film[22]

« Le personnage d’Amy est une femme qui peut vous balancer une bonne droite. C’est une coriace, et c’est ce qu’il fallait pour aider Micky. Il fallait une personne aussi forte qu’elle pour l’aider à s’éloigner de cette famille aimante, mais complètement folle, qui a été pour lui aussi destructive que constructive. »

— David O. Russell, réalisateur du film

Melissa Leo, interprète d'Alice Ward.

Pour incarner Alice, la mère des deux personnages principaux masculins, le rôle fut donnée à Melissa Leo, actrice connue grâce à la série Homicide et à des films indépendants (Frozen River), qui était le premier choix de Mark Wahlberg[23].

Le réalisateur David O. Russell parle du personnage d'Alice :

« Alice est un personnage haut en couleur et fantastique à jouer. Elle aime ses fils et pense qu’elle doit être dure pour les aider dans le monde très brutal de la boxe. Elle gère leurs carrières et veille à ce qu’ils ne se fassent pas exploiter. Alice pense sincèrement que seule la famille peut vous protéger et vous empêcher de vous faire arnaquer. Elle est têtue et autoritaire, et elle a peur que Charlene ne lui arrache Micky, mais elle ne veut que le bien de ses fils. »

— David O. Russell, réalisateur du film[23].

.

Leo, fascinée par son personnage et après avoir rencontré la vraie Alice Ward, raconte :

« En rencontrant Alice, j’ai compris que ce rôle était une grande responsabilité. Nous sommes vraiment très différentes. Nous n’avons pas le même âge, nous venons de milieux sociaux différents, et nous n’avons ni la même façon de parler, ni la même vision de la vie. J’ai donc fait le grand saut pour la jouer, mais d’autres personnes ont aussi participé à la création d’Alice. »

— Melissa Leo, interprète d'Alice Ward[23].

À noter que la vraie Alice Ward est décédée en avril 2011, quelques mois après le triomphe du film en salles et les deux récompenses aux Oscars[24],[25].

Concernant les autres personnages, notamment le père de Micky, il est incarné par Jack McGee, acteur expérimenté connu notamment pour avoir joué dans la série Rescue Me : Les Héros du 11 septembre et de plus, Mickey O'Keefe, le policier qui avait entrainé Micky, interprète son propre rôle, d'après une idée de Wahlberg, alors qu'il n'a aucune expérience de tournage et bien qu'hésitant au départ[26].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage de Fighter débute le 13 juillet 2009 pour une durée de trente-trois jours[12] et s'est tourné à Lowell, dans le Massachusetts, qui est la ville natale de Micky Ward, les scènes de combats ont été tournées au Tsongas Center (en) et les scènes de gym ont été filmées au Arthur Ramalho's West End Gym, là où Ward fut formé[27].

Réception[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Fighter a reçu les éloges de la critique, positif dans l'ensemble, dans la presse anglophone, qui salue les performances de Wahlberg, Bale, Adams et Leo. Sur le site Rotten Tomatoes, le film obtient 90 % d'avis favorables au film, dans la catégorie all critics, basé sur 219 commentaires collectés et une note moyenne de 7.8/10[28] et 84 % d'avis favorables, dans la catégorie top critics, basé sur 37 commentaires et une note moyenne de 8.2/10[28]. Le site Metacritic lui attribue une moyenne de 79/100, basé sur 41 commentaires collectés[29]. Le magazine Sport Illustrated a qualifié le film de meilleur film de sport de la décennie et l'un des meilleurs depuis Raging Bull, de Martin Scorsese (1980), avec Robert De Niro dans le rôle du boxeur Jake La Motta[30].

En France, l'accueil de la presse reste dans l'ensemble positif, recueillant une note moyenne de 3.9/5 sur Allociné, basé sur 25 « titres de presse »[31].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Alt=Image de la Terre Mondial[3] 129 190 869 USD 31 mars 2011 16
Drapeau des États-Unis États-Unis[3] 93 617 009 USD 31 mars 2011 16
Drapeau de la France France[32] 287 041 entrées 4 mai 2011 9

Fighter a bénéficié de deux sorties aux États-Unis : l'une limitée et l'autre sur tout le territoire. Lors de sa première semaine d'exploitation, il se classe à la vingtième place du box-office avec 433 935 $[33]. Dès sa deuxième semaine, le film, sorti dans plus de salles que la semaine précédente, se classe à la quatrième place avec 19 079 598 $ de recettes[33] et reste dans le top 10 du box-office américain durant sept semaines, avec 79 562 565 $[33]. À partir de la neuvième semaine, le film chute de places mais reste stable, engrangeant 88 793 360 $ à la 11e semaine[33].

En France, Fighter ne connait pas le même succès qu'aux États-Unis, se contenant d'une onzième place au box-office lors de sa première semaine d'exploitation avec 137 534 entrées[34], puis chute de deux places avec 60 628 entrées de plus, faisant un cumul de 232 291 entrées[34].

Au box-office mondial, le film a rapporté plus de 129 millions de dollars de recettes, dont 25 millions de dollars à l'international.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le Tsongas Center, à Lowell, dans le Massachusetts, un des lieux ou fut tourné le long-métrage.

Voici la liste des distinctions principales de Fighter obtenues depuis 2010[35].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Fighter : Deux bandes annonces françaises pour le prix d'une », sur Lyricis,‎ 2 mars 2011.
  2. a et b (fr+en) « The Fighter - Casting et équipe technique », sur IMDb,‎ 2 mars 2011.
  3. a, b et c (en) « The Fighter », sur Box office Mojo,‎ 2 mars 2011.
  4. (fr) « Fighter : Doublage français », sur RS Doublage,‎ 2 mars 2011.
  5. http://allodoublage.com/glossaire/definition.php?val=41_fighter
  6. (fr) « Le Coup de grâce : Doublage québécois », sur Doublage qc.ca,‎ 2 mars 2011.
  7. (en) Staff, « Scout Wins Boxing Tale », Variety,‎ 2003-07-31 (lire en ligne)
  8. (en) Michael Fleming, « Wahlberg, Damon step into ring », Variety,‎ 2007-02-13 (lire en ligne)
  9. (en) Brian Jacks, « Wahlberg Ready To Rumble For Aronofsky's 'Fighter' », MTV News,‎ 2007-07-09 (lire en ligne)
  10. (en) "Stax" (pseudonym), « Wahlberg Talks The Fighter », IGN,‎ 2007-02-22 (lire en ligne).
  11. (en) Fleming, Michael, and Pamela McClintock, « Aronofsky in talks to direct 'Fighter' », Variety,‎ 2007-03-26 (lire en ligne)
  12. a, b, c, d et e (en) Shawn Adler, « Mark Wahlberg Reveals 'The Fighter' Will Take The Ring This Fall », MTV News,‎ 2008-06-2008 (lire en ligne)
  13. Pedersen, Nicole. "It's Official! Darren Aronofsky Will Build A Better ROBOCOP", Collider.com, July 25, 2008
  14. a et b (en) Drew Taylor, « Exclusive: Darren Aronofsky Talks Natalie Portman's Terrors & Metamorphosis' in 'Black Swan' », indieWire,‎ 2010-12-02 (lire en ligne)
  15. (en) Fleming, Michael, and Tatiana Siegel, « Bale in ring with Wahlberg for 'Fighter' », Vareity,‎ 2009-04-20 (lire en ligne)
  16. (en) Sharon Swart, « TWC steps in ring with 'Fighter' », Variety,‎ 2009-05-20 (lire en ligne)
  17. (en) Mark Wahlberg Discusses We Own the Night
  18. a et b (fr) « Fighter: Le tonnerre irlandais - Notes de production ». Consulté le 3 mars 2011.
  19. (fr) Fighter: un champion au tapis - Notes de production. Consulté le 3 mars 2011.
  20. (en) John H. Richardson, « Christian Bale May Kill Someone Yet », Esquire,‎ 2010-11-15 (lire en ligne)
  21. Christian Bale maigre à faire peur sur le tournage de The Fighter sur LeBuzz.com. Consulté le 3 mars 2011.
  22. a, b, c, d et e (fr) Fighter : Une poigne de fer dans un gant de velours - Notes de production.
  23. a, b et c (fr) Fighter : La mère courage - Notes de production
  24. http://latimesblogs.latimes.com/awards/2011/04/alice-ward-melissa-leo-micky-ward-.html?cid=6a00d8341c630a53ef01543202c9eb970c
  25. http://www.hollywoodreporter.com/news/alice-ward-portrayed-by-melissa-182696
  26. (fr) Notes de casting.
  27. Sackowitz, Karen. "Blood, Sweat, Cheers: Lowell gym helps youths learn boxing, confidence, and it stars in a new movie", The Boston Globe, June 10, 2010. WebCitation archive.
  28. a et b (en) « The Fighter », sur Rotten Tomatoes. Consulté le 3 mars 2011.
  29. (en) « Fighter », sur Metacritic,‎ 3 mars 2011.
  30. (en) Pablo S. Torre, « And New Champion ... », Sports Illustrated (consulté le 20 décembre 2010)
  31. (fr) section Critiques presse sur Allociné.
  32. http://www.allocine.fr/film/fichefilm-126386/technique/
  33. a, b, c et d (en) Box-office Mojo - Weekly
  34. a et b (fr) Fighter - Jp's Box-office. Consulté le 2 mars 2011.
  35. « The Fighter - Awards », sur IMDb,‎ 3 mars 2011.
  36. http://www.dvdactive.com/news/releases/the-fighter.html
  37. (fr) « DVD « Fighter » », sur DVDFr.com (consulté le 4 mai 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]