RoboCop (film, 2014)

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RoboCop

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Logo original du film.

Réalisation José Padilha
Scénario Joshua Zetumer
Acteurs principaux
Sociétés de production Strike Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Sortie 2014
Durée 117 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

RoboCop est un film de science-fiction américain réalisé par José Padilha, sorti en 2014. C'est un remake du film RoboCop de Paul Verhoeven, sorti en 1987.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 2028, la technologie robotique de l'OmniCorp, conglomérat militaro-industriel, est à la pointe du progrès. Non content de vendre des drones et autres robots militaires, comme le « ED 209 », lors de conflits, la société désire rentrer dans le marché de la sécurité publique mais les dirigeants sont hésitants à vouloir tester cette technologie sur le sol américain pour protéger les citoyens. La loi Dreyfuss interdit l'usage de robots sur le sol des États-Unis.

Alex Murphy est un père de famille aimant et un bon policier qui fait son possible pour éliminer le crime à Détroit, dans l'État du Michigan. Suite à l'explosion de son véhicule piégé, son corps est gravement mutilé et brûlé à 80 %. Murphy est cependant sauvé par OmniCorp et le docteur Dennett Norton, qui utilise son savoir scientifique pour le remettre sur pied : il est transformé en machine, un cyborg du nom de RoboCop spécialement programmé pour rétablir la justice grâce à des méthodes expéditives. L'usage de cyborgs n'étant pas couvert la loi Dreyfuss, RoboCop peut être utilisé. L'intérêt pour OmniCorp est de faire évoluer l'opinion des citoyens sur l'usage des robots, ce qui permet ensuite de pousser l'abrogation de la loi Dreyfuss.

Avant de mettre RoboCop dans la rue, il subit divers tests. Son efficacité est inférieure à celle des robots préexistants, à cause de la partie organique : peur, l'instinct, le préjugé, compassion retardent les prises de décisions. Dennett opère alors le cerveau pour qu'en situation de combat, ce soit l'ordinateur plutôt que la partie organique qui prennent les décisions. Dennett fait en sorte que la partie organique ait l'illusion de prendre elle même les décisions. Cette intervention rend RoboCop aussi efficace qu'une machine.

Lorsque les concepteurs sont satisfaits des résultats de RoboCop, ils préparent une conférence de presse. Peu avant le début, Dennett transfert toutes les données de la police de Detroit dans RoboCop, ce qui inclue l'historique vidéo des cameras de surveillance. Lorsque RoboCop reçoit la vidéo de l'explosion de son véhicule, il se met à dysfonctionner. Pressé par la conférence de presse qui doit débuter, Dennett évacue la dopamine et la noradrénaline de RoboCop. Ses émotions disparaissent, RoboCop reste sous contrôle.

Dans la rue, RoboCop fait rapidement baisser le taux de crime de 80 %. L'opinion publique, précédemment très favorable à la loi Dreyfuss, devient plus mitigée. Le taux de dopamine et de noradrénaline de RoboCop revient à la normal, et il se met à enquêter sur son agression. Il tue le responsable, et prouve que deux policiers sont corrompus. Un des deux policiers dénonce alors la chef de la police. RoboCop tente alors d'obtenir des aveux de la chef sous la menace d'une arme. Il est désactivé avant de les obtenir, de peur qu'il la tue et de provoquer ainsi un tollé général.

RoboCop devient un héros, mais les dirigeants de OmniCorp commencent à redouter qu'il s'intéresse à leur propres agissements. La décision de le tuer est prise. Dennett découvre cette décision, et s'y oppose en informant RoboCop, et en lui retirant le transmetteur qui permet de le contrôler. RoboCop va alors arrêter le dirigeant d'OmniCorp pour tentative de meurtre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'Internet Movie Database[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : version française (VF) sur RS Doublage[5] et AlloDoublage[6] version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[7]

Production[modifier | modifier le code]

« Faire ce film est une grande responsabilité. Surtout dans un monde où il y a beaucoup de remakes tournés pour des raisons économiques cyniques. Mais le fait d'avoir José Padilha comme réalisateur a évacué ces craintes. Le plus grand hommage que l'on puisse rendre au Robocop de Paul Verhoeven est de reconnaître que c'est un film très intelligent, et d'essayer de faire quelque chose d'intelligent derrière ça, pas seulement de reproduire de vieilles formules. On a donc gardé deux ou trois choses de l'original en guise de clins d’œil pour les fans, mais nous avons essayé de ne pas faire de remake[8]. »

Joel Kinnaman, SFX Magazine

Développement[modifier | modifier le code]

En 2005, Sony Pictures Entertainment parle d'un nouveau projet RoboCop en développement. En 2008, la Metro-Goldwyn-Mayer souhaite produire un remake de RoboCop, film phare de Paul Verhoeven sorti en 1987. Le réalisateur Darren Aronofsky est annoncé à la réalisation, avec un scénario de David Self, un budget de 100 000 000 de dollars et une sortie prévue pour 2010[9]. Le projet est cependant maintes fois repoussé. Début 2010, Aronofsky s'oppose à la MGM car le studio souhaite faire un film en 3D[10]. Cette même année, alors que le studio connait une grave crise financière, le projet RoboCop est finalement abandonné[11].

En 2012, le projet est finalement relancé sous la direction du réalisateur brésilien José Padilha.

Casting[modifier | modifier le code]

De nombreuses rumeurs concernant l'acteur qui endosserait à nouveau l'armure de RoboCop se sont succédé. Chris Pine ou encore Michael Fassbender ont été envisagés[12]. En mars 2012, c'est finalement l'acteur suédo-américain Joel Kinnaman est choisi pour succéder à Peter Weller dans le rôle d'Alex Murphy[13]. Gary Oldman est ensuite engagé pour le rôle de Norton, le scientifique ayant créé RoboCop[14]. Samuel L. Jackson tient le rôle du magnat de la presse Pat Novak[15].

En juin 2012, Hugh Laurie était en négociation pour jouer l'un des méchants principaux du film, celui du directeur général d'une multinationale ; un rôle similaire à celui de Ronny Cox dans le film de 1987[16],[17]. Il quitte finalement le projet en août 2012, peu de temps avant le début du tournage[18]. Alors que Clive Owen a été envisagé[19], c'est finalement Michael Keaton qui est engagé[20]. Abbie Cornish incarne la femme d'Alex Murphy[21].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a lieu à partir d'août 2012 au Pinewood Toronto Studios à Toronto au Canada. L'équipe se rend également dans d'autres villes de province de l'Ontario comme Hamilton, Scarborough, Mississauga, etc. Quelques scènes sont également tournées au Convention and Exhibition Centre de Vancouver[22].

Lors de la pré-production, le réalisateur a déclaré vivre un véritable enfer, selon un témoignage de son ami Fernando Meirelles : « Robocop est la pire expérience de sa vie. Sur dix idées qu’il a, neuf sont refusées. Quelle que soit sa volonté, il doit se battre pour l’obtenir ». Padilha lui aurait également confié qu'il ne voudra plus jamais revivre l'expérience de travailler avec un grand studio[23].

Bande originale[modifier | modifier le code]

La bande originale du film, composée par Pedro Bromfman, contient un CD de 25 titres parus le 3 février 2014[24].

RoboCop (Original Motion Picture Soundtrack)

Bande originale de Pedro Bromfman
Sortie 3 février 2014
Durée 54:29
Genre Musique de film
Format CD
Compositeur Pedro Bromfman
Label Sony Classical Records

Albums de Pedro Bromfman

No Titre Durée
1. Mattox and Reporters 1:35
2. First Day 3:23
3. Title Card 0:49
4. Restaurant Shootout 2:47
5. Omnicorp 1:40
6. Calling Home 2:45
7. Made in China 2:28
8. Fixing RoboCop 1:56
9. Uploading Data 1:35
10. Reputation on the Line 1:31
11. Explosion 1:06
12. RoboCop Presentation 1:43
13. If I Had a Pulse 2:41
14. Going After Jerry 3:12
15. Vallon's Warehouse 2:21
16. Murphy's Case is Filed 1:19
17. They're Going to Kill Him 3:16
18. Rooftop 2:56
19. Mattox is Down 1:40
20. Clara and David 2:56
21. Sellars Lies 2:28
22. Code Red 2:00
23. 2.6 Billion 1:23
24. Iran Inspection 2:12
25. Battling Robots 2:47
54 min 29 s

Promotion[modifier | modifier le code]

En juillet 2012, soit plus d'un an avant la sortie américaine, la Metro-Goldwyn-Mayer lance un site internet viral autour de l'entreprise fictive du film, OmniCorp (lien)[25]. En septembre 2013, une première bande-annonce est révélée[26].

Sortie[modifier | modifier le code]

À l'origine, le film est prévu pour le 9 août 2013 aux États-Unis ; le 14 août 2013 en Belgique et en France[27]. En octobre 2012, la date américaine est finalement repoussée au 7 février 2014.

Le film est diffusé en France depuis le 5 février 2014. Par contre, le film a disparu des cinémas belges sans aucune explication[28] ; néanmoins, le film est sorti en Belgique le 7 mai 2014[28].

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

RoboCop reçoit un accueil mitigé. Le site d'agrégation de critiques Rotten Tomatoes donne une note de 5,6/10, basée sur 191 avis ; le consensus du site conclut : « bien qu'il soit beaucoup mieux que cela aurait pu être, le remake de RoboCop de José Padilha ne parvient pas à offrir une amélioration importante par rapport à l'original »[29]. Sur Metacritic, qui assigne une moyenne pondérée en fonction des commentaires de critiques sélectionnées, le film obtient une note de 52 sur 100, sur la base de 41 critiques, indiquant des avis mixtes ou moyens[30]. Les sondages de CinemaScore menés pendant le week-end d'ouverture ont révélés que les spectateurs ont donnés au film B +, sur une échelle de A + à F[31].

RoboCop reçoit plusieurs comparaisons avec le film de 1987. Guy Lodge de Variety déclare que « c'est une société [OmniCorp] moins ludique que l'original, mais qui répond aux nouvelles attentes de l'époque, l'action démarre avec une machine efficace et un soupçon d’âme »[32]. Leslie Felperin de The Hollywood Reporter écrit que le remake « a un meilleur casting, un scénario plus minutieux et, naturellement, des effets plus voyants, mais il manque l'esprit de l'original »[33]. Brian Viner du Daily Mail dit que tandis qu'il n'était « pas prédisposé à aimer ce brillant nouveau RoboCop, il me faire sentir ancien, mais il possède une vitalité séduisante »[34]. Andrew Osmond de SFX déclare : « il ne s'agit pas d'un classique comme le film original de 1987 de Paul Verhoeven, mais il est excellent, un intelligent film dramatique de science-fiction », estimant qu'il est « un des remake les plus réussis »[35].

Chris Hewitt du magazine Empire déclare : « on a l'impression que Padilha n'obtient pas vraiment ce qui a fait de l'original un film si spécial »[36]. Nigel Andrews du quotidien Financial Times estime que le film est « un plomb, un remake inutile »[37].

En France, le film reçoit également un accueil mitigé, notamment sur le site Allociné, avec une note de 2,6 sur 5 par la presse et de 3,2 étoiles sur 5 par les spectateurs[38].

Box-office[modifier | modifier le code]

Lors de son premier jour d'exploitation (un mercredi) aux États-Unis et au Canada, le film rapporte 2 808 698 $ dans 3372 cinémas, devançant La Grande Aventure Lego, Monuments Men et Mise à l'épreuve[39]. Il occupe la troisième place pour son week-end d'ouverture, gagnant 21 681 430 $, derrière La Grande Aventure Lego et About Last Night[40].

Pays Box-office
Box-office Monde Monde 242 688 965 $[41]
Box-office International 184 081 958 $[41]
Box-office Drapeau des États-Unis États-Unis 58 607 007 $[41]
Box-office Drapeau de la France France 681 869 entrées[42] (5 662 696 $)

Suite[modifier | modifier le code]

Lors d'une interview avec le magazine Première, Joel Kinnaman révèle qu'une suite « dépend de la réception du public », « qu'il adorerait que le film débouche sur une trilogie » et « qu'il serait heureux de continuer »[43]. Également lors d'une interview avec Première, Gary Oldman annonce qu'une trilogie pourrait voir le jour, mais que « c'est surtout une question d'argent », « si ça ne marche pas niveau box office, ça n'arrivera pas »[44].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Équipe complète du film », sur IMDb.com (consulté le 18 septembre 2014)
  2. a et b (en) Sociétés de production et distribution sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Budget du film, sur Box Office Mojo.com
  4. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  5. « Fiche du doublage français du film », sur RS Doublage, consulté le 6 janvier 2014
  6. « Deuxième fiche du doublage français du film », sur AlloDoublage, consulté le 5 février 2014
  7. « Fiche du doublage québécois du film », sur Doublage Québec, consulté le 12 octobre 2014
  8. « Robocop : pas vraiment un remake selon Joel Kinnaman », sur Allociné.fr
  9. « Aronofsky réalisera un nouveau Robocop ! », sur Allociné.fr, 25 juillet 2008
  10. « Le remake de Robocop en danger ? », sur Allociné.fr
  11. « Robocop : Le remake à la casse ! », sur Allociné.fr
  12. « Michael Fassbender + José Padilha = RoboCop ? », sur Commeaucinema.com
  13. « Le nouveau RoboCop, c'est lui... (MISE A JOUR) », sur Allociné.fr
  14. (en) « Gary Oldman joins the RoboCop Remake! », sur Ain't It Cool.com
  15. « Samuel L. Jackson en magnat de la presse dans RoboCop », sur Commeaucinema.com
  16. (en) « Hugh Laurie in talks to play villain in RoboCop remake », sur The Guardian
  17. « Hugh Laurie méchant du prochain RoboCop », sur Allociné.fr
  18. « Hugh Laurie abandonne RoboCop », sur Allociné.fr
  19. « Clive Owen remplace Hugh Laurie dans RoboCop ? », sur Allociné.fr
  20. « Michael Keaton remplace Hugh Laurie dans RoboCop ! », sur Allociné.fr
  21. « Abbie Cornish, femme de RoboCop ? », sur Allociné.fr
  22. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  23. « Robocop : la « pire expérience » de son réalisateur ! », sur Allociné.fr
  24. RoboCop, sur Amazon.fr
  25. « RoboCop : le site viral ! », sur Allociné
  26. « Un premier trailer pour RoboCop », sur Le Journal du geek.com
  27. « Une date de sortie française pour le remake de Robocop », sur Allociné
  28. a et b « SCREEN : Robocop absent en Belgique ! », sur Comicsprime.be
  29. (en) RoboCop, sur Rotten Tomatoes.com, consulté le 22 septembre 2014
  30. (en) RoboCop, sur Metacritic.com, consulté le 22 septembre 2014
  31. (en) « RoboCop: Will you like it more if you don't know the original? », sur Los Angeles Times.com, consulté le 22 septembre 2014
  32. (en) « Film Review: RoboCop », sur Variety.com, consulté le 22 septembre 2014
  33. (en) « RoboCop: Film Review », sur The Hollywood Reporter.com, consulté le 22 septembre 2014
  34. (en) « Robocop Return isn't too rusty... but crowd-pleasing action flick lacks satirical wit of Verhoeven's Eighties original », sur Dailymail.co.uk, consulté le 22 septembre 2014
  35. (en) « RoboCop Review », sur SFX.com, consulté le 22 septembre 2014
  36. (en) « Empire's Robocop Movie Review », sur Empire.com, consulté le 29 septembre 2014
  37. (en) « RoboCop – film review », sur Financial Times.com, consulté le 29 septembre 2014
  38. « RoboCop critiques presse et spectateurs », sur Allociné.fr, consulté le 22 septembre 2014
  39. (en) « Daily Box Office for Wednesday, February 12, 2014 », sur Box Office Mojo.com, consulté le 21 septembre 2014
  40. (en) « Weekend Box Office Results for February 14-16, 2014 », sur Box Office Mojo.com, consulté le 21 septembre 2014
  41. a, b et c (en) « RoboCop », sur Box Office Mojo (consulté le 21 mai 2014)
  42. Page du film, sur Jpbox-office.com, consulté le 23 mars 2014
  43. « Joel Kinnaman : J'adorerais que le nouveau Robocop débouche sur une trilogie », sur Premiere.fr, consulté le 26 février 2014
  44. « Gary Oldman : La réalité a rattrapé le premier Robocop, qui était de la pure science-fiction », sur Premiere.fr, consulté le 26 février 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]